‹ Les psaumes de David; traduits en prose. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 158 sur 167 · DAVID PRIE DANS LA CAVERNE D'ODOLLA · texte numérisé non relu

DAVID PRIE DANS LA CAVERNE D'ODOLLA

Seigneur, ma voix s'élève vers vous; c'est à vous, mon Dieu, que j'adresse mes prières.

C'est devant vous que se répandent les plaintes de mon cœur; c'est à vos yeux que j'explique mes afflictions.

Mon esprit abattu de tristesse et de douleur est prêt à m'abandonner; et vous savez seul par quelle route je puis échapper.

' Et des fourbes de ces hommes qui ne cherchent qu'à me faire du mal. * Par les secours singuliers...

Quelque chemin que je prenne, j'y trouve des embû- ■ches que mes ennemis m'ont tendues.

Je porte mes yeux de tous les côtés, et je ne vois personne qui veuille ni me connaître ni me secourir.

Où fuir? Je ne vois point de route qui ne me soit fermée, et qui que ce soit ne se met en peine de me sauver la vie.

Dans cet état, ô mon Dieu, c'est vous que j'invoque; vous êtes seul toute mon espérance, et l'unique appui que j'aie dans le monde.

Ecoutez ma prière, parce que je suis réduit à la dernière extrémité.

Délivrez-moi de ceux qui me persécutent, parce que leurs forces sont beaucoup au-dessus des miennes.

Tirez mon âme affligée de cette prison, afin que je puisse vous glorifier; les justes se déclareront pour moi sitôt qu'ils verront que vous m'appuyez.

PSAUME GXLII.

Page 1