DAVID IMPLORE LE SECOURS DE DIEU CONTRE LES PHILISTINS
Que le Seigneur mon Dieu soit béni, qui a donné à mes mains les instructions nécessaires pour la guerre, et à mes doigts l'adresse pour le combat.
J'éprouve sa miséricorde dans mes besoins; il est mon refuge, il est mon asile et mon libérateur.
C'est lui qui me protège; c'est en lui que j'ai mis toute mon espérance; c'est lui qui tient mes peuples dans l'obéissance qui m'est due.
Seigneur, qui suis-je donc pour être comblé de vos bienfaits? Qu'est-ce qu'un homme pétri de faiblesse, pour en prendre autant de soin que vous en prenez de moi ?
L'homme est comme une vaine chimère qui s'évanouit dans un instant, et ses jours passent comme l'ombre qui se confond dans la nuit.
Seigneur, faites plier les cieux, et descendez; lancez vos foudres sur mes ennemis qui s'élèvent comme des montagnes, et vous réduirez en fumée leur orgueil.
Faites briller vos éclairs étincelants, et vous les dissiperez; faites partir vos flèches, et vous les mettrez en déroute.
Tendez-moi du haut du ciel votre main; tirez-moi, sauvez-moi de ce déluge d'ennemis, et défendez-moi contre la puissance de ces étrangers.
Leur bouche ne s'ouvre que pour le blasphème ou pour le mensonge, et l'injustice conduit leurs mains dans toutes leurs actions.
Mon Dieu, je vous chanterai un nouveau cantique, et je joindrai ma voix à l'harmonie de mes instruments.
Vous qui donnez comme il vous plaît le salut et la victoire aux rois, vous qui avez autrefois délivré David de l'épée du Philistin, sauvez-moi du péril où je me trouve.
Délivrez-moi des mains d'un peuple infidèle, dont là bouche est remplie de blasphèmes et les mains d'iniquités.
Leurs fils sont comme de jeunes plantes cultivées avec soin et toujours vertes.
Leurs filles, vêtues pompeusement, brillent dans leurs ornements somptueux comme les temples les mieux parés.
Leurs greniers et leurs magasins sont tellement remplis de toutes sortes de marchandises qu'ils en regorgent.
Leurs brebis sont fécondes; elles sortent par troupeaux nombreux pour aller paître, et leurs vaches sont grasses ^
Leurs murs n'ont point de brèches par lesquelles on puisse entrer pour les surprendre, et l'on n'entend aucune plainte ni aucun murmure dans leurs villes.
Qu'un peuple est heureux, disent-ils, avec tous ces avantages ! Mais disons avec plus de justice : Qu'un peuple est heureux lorsqu'il connaît Dieu pour son Seigneur !
' Et leurs bœufs sont si gras qu'ils ont de la peine à se porter.