‹ Les psaumes de David; traduits en prose. [Edité] par l'abbé Joseph BonnetChapitre 39 sur 167 · DAVID REND GRACES A DIEU DE SA SANTÉ QU'IL A RECOUVRÉE · texte numérisé non relu

DAVID REND GRACES A DIEU DE SA SANTÉ QU'IL A RECOUVRÉE

Je vous louerai, mon Dieu, parce que vous m'avez assisté, et que vous n'avez point permis que mes ennemis eussent avantage sur moi.

Seigneur, mon Dieu, je vous ai invoqué dans ma maladie, et vous m'avez guéri.

Vous avez retiré mon âme des portes du tombeau, et vous avez sauvé mon corps du sépulcre où j'allais descendre.

Justes, joignez-vous à moi pour rendre grâces au Seigneur; et rendons gloire à la sainteté de son nom.

Parce que dans son indignation il nous punit avec sévérité; mais son amour nous donne la vie ^.

J'étais le soir dans les pleurs, et je me suis éveillé le matin dans la joie.

Dans le temps de ma prospérité, je disais ^ que rien ne pouvait ébranler l'état heureux où je me voyais.

^ Parce que de son trône, où il est assis, il gouverne l'univers par la sagesse de sa providence.

* Le Seigneur prend soin de son peuple, et lui donne les choses qui lui sont nécessaires; le Seigneur comble son peuple de bénédictions et le met en repos.

* 11 m'a traité avec colère lorsqu'il était indigné contre moi; mais il a conservé ma vie par un pur effet de son amour.

* Je me flattais et je disais...

DE DAVID. 5l

Seigneur, tant que je vous ai plu, votre tendresse m'a comblé de gloire et de puissance ^

Mais sitôt que vous eûtes détourné vos yeux de dessus moi, en même temps je me suis trouvé confondu ^.

C'est alors, mon Dieu, que, reconnaissant ma faiblesse, j'ai imploré votre secours et que je vous ai adressé mes prières.

Quelle utilité retireriez-vous ^ de la perte de ma vie ? Quel avantage auriez-vous"* quand je serais descendu dans la corruption du tombeau ?

Un homme réduit en poudre dans le sépulcre vous louera-t-il ? Y publiera-t-il la vérité de vos paroles ?

Seigneur, vous m'avez écouté; vous avez pris pitié de moi et vous vous êtes rendu mon appui ',

Vous avez changé mes pleurs en allégresse; vous avez brisé le sac de ma tristesse et vous m'avez comblé de joie.

Et vous l'avez fait, mon Dieu, afin que ma langue ne se lasse point de publier vos louanges; Seigneur, mon Dieu, je vous louerai éternellement.

' Parce que l'amour que vous aviez pour moi m'avait comblé de gloire et de puissance.

* Mais vous n'eûtes pas plutôt détourné de dessus moi vos regards, qu'en même temps je me suis trouvé confondu.

* Quelle utilité auriez-vous reçue...

* Auriez-vous tiré...

* "Vous m'avez écouté, et vous avez pris pitié de moi; vous vous êtes rendu mon défenseur et mon appui.

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