PSAUME LXXXIII
DAVID, FUYANT SON FILS ABSALOM, BORNE SES DÉSIRS A REVOIR LE TEMPLE DE DIEU.
Dieu des armées, que vos tabernacles sont aimables ! Mon âme languit du désir de revoir votre maison.
Mon cœur et ma chair tressaillent de joie dans la seule pensée que je reverrai dans son temple le Dieu vivant.
Car si le passereau^ trouve un trou pour se reposer; si la tourterelle trouve un nid pour y mettre ses petits.
Dieu tout-puissant, vous qui êtes mon Roi et mon Dieu, vous me ferez retrouver vos autels^.
Seigneur, que ceux qui habitent votre maison sont heureux ! Ils n'ont point d'autre occupation que celle de chanter continuellement vos louanges.
Heureux celui qui met sa confiance dans votre secours, et qui, dans cette vallée de larmes, n'applique son cœur qu'à ce qui le dispose à monter dans le lieu que vous avez choisi pour votre demeure.
C'est là que l'explication de la loi est la source des bénédictions de ceux qui l'écoutent; c'est là qu'on monte de vertus en vertus; c'est là que le Dieu des dieux se fait voir sur la montagne de Sion.
Seigneur, Dieu des armées, exaucez-moi; Dieu de Jacob, prêtez l'oreille à mes prières.
Mon Dieu, mon protecteur, jetez vos regards sur moi, et prenez pitié d'un roi à qui vous avez vous-même fait donner l'onction.
^ Si le passereau...
* Faites que je puisse retrouver vos autels.
l58 LES PSAUMES
Car un jour passé dans votre maison vaut mieux que des jours innombrables passés en tout autre lieu.
Oui, mon Dieu, j'aime mieux le moindre emploi dans votre temple que d'habiter les palais les plus superbes des pécheurs.
Et parce que vous aimez la miséricorde et la vérité, vous aurez pitié de moi, et par votre grâce vous me rendrez glorieux.
Vous ne priverez point des biens de la terre ceux qui marchent dans l'innocence; Dieu tout-puissant, qu'un homme est heureux lorsqu'il espère en vous !