‹ Les psaumes, étudiés en vue de la prédication (volume 2)Chapitre 22 sur 30 · RÉ.'L'MÉ · texte numérisé non relu

RÉ.'L'MÉ

« Qu'il ne viendra du secours ni du levant, ni du couchant, ni du désert des montagnes ;

« Car c'est Dieu qui juy,e, c'est lui qui abaisse et qui élève.

Jéhovah tient dans sa main une coupe pleine jusqu'au bord d'un vin fermenté : il le répandra, et tous les méchants de la terre en boiront, et l'avaleront jusqu'à la lie.

Pour moi, je célébrerai sans cesse par mes chants le Dieu de Jacob, qui a dit :

« J'abattrai la tète des impies, et j'exalterai celle des justes. »

XV. — Dieu est connu dans Juda ; son nom est grand dans Israël '.

Son tabernacle est dans Salem, et sa demeure dans Sion.

C'est là qu'il brise les flèches volantes, le bouclier, le glaive et les instruments de guerre.

Tu es plus redoutable et plus illustre que les plus f.ers conquérants :

Ceux-ci deviennent la proie des autres; les plus intrépides dorment leur sommeil, les plus braves ne retrouvent point leurs bras.

A ta menace, Dieu de Jacob, les chars et les coursiers s'assoupissent.

Tu es terrible , et qui subsistera en ta présence, quand ta colère éclate?

Tu prononces ton arrêt du haut des cieux; la ter'' tremble et fait silence,

i Psaume T;XXV

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Du moment que Dieu se lève pour ju^^cr, pour sauver tous les humbles de la terre.

La fureur de l'homme rehausse ta louange, lorsque tu t'armes seulement des restes de la tienne.

Faites et rendez vos vœux à Jéhovah, notre souverain Maître; que tous ceux qui l'environnent apportent des présents à ce Dieu redoutable,

Qui moissonne la vie des princes, et qui insp'rc la crainte aux rois de l'univers.

XVI. — Ma voix s'élève vers Dieu, et je rappelle par mes cris ; ma voix s'élève vers Dieu, et il me prête l'oreille ^

Au jour de mon angoisse je cherche le Seigneur ; durant la nuit mes mains sont étendues : et mon âme ne veut point de consolation.

A la pensée de Dieu je me trouble ; je médite, et mon esprit succombe.

Tu tiens mes yeux toujours ouverts; la crainte me saisit et je ne puisi)arlcr.

Je repasse les jours anciens, les années d'autrefois ;

Je me rappelle mes cantiques ; la nuit je recueille mes pensées, et mon esprit se demande :

<< Adonaï sera-t-il toujours irrité? ne fcra-t-il plus grâce ?

« Sa miséricorde est-elle suspendue à jamais ? sa parole est-elle éteinte pour la suite des gêné rations ?

" Dieu a-t-il oublié son amour ? dans sa colère a-t-ii tari la source de ses bienfaits ? »

1 Psaume LXXVI.

îua blessure, ai-je dit, ne peut être guérie que par la main du Tout-Puissant :

C'est pourquoi je me suis ressouvenu des œuvres du Seigneur, je me suis rappelé tes anciennes merveilles.

J'ai scruté toutes tes œuvres; j'ai médité tes prodiges.

0 Dieu ! tes voies sont saintes : quel Dieu est grand comme le Seigneur?

C'est toi , Jéhovah , qui opères des miracles , qui signales ta .puissance parmi les nations :

C'est par la vertu de ton bras que tu rachetas ton peuple, les enfants de Jacob et de Joseph.

Les eaux te virent, Seigneur, les eaux te virent : elles s'agitèrent, l'abîme môme se souleva.

Les nuées versèrent des torrents ; les cieux grondèrent, les foudres partirent.

La voix de ton tonnerre fit entendre son roulement ; tes éclairs éblouirent le'monde, et la terre émue trembla.

Ta route était dans la mer, et tes sentiers parmi les flots ; on n'apercevait point tes traces :

Mais tu Conduisais ton peuple comme un troupeau, parles mains de Moïse et d'Aaron.

XvIL — -ODieu! ne garde pas le silence ; ne sois point muet, ne demeure pas oisif :

Car tes ennemis s'agitent, ceux qui te haïssent lèvent la tète.

Ils conspirent en secret contre ton peuple ; ils tiennent conseil contre ceux que tu protèges ;

Ils disent : « Venez , exterminons-les d'entre le£ nations ;

I fbil. LX.\XII.

« Que le nom d'Israël soit désormais dans l'oubli. »

Ils se c'onccrlcnl tous ensemble avec ardeur; ils se liguent contre toi.

Ce sont les tentes d'Kdom et d'Ismaël, celles de Moab it d'Acrar ;

Gébal et Ammon, Amulec, la Palestine, et les habitants de ïyr ;

Assur même s'est joint à eux; ils ont prêté le secours ùc leurs bras aux enfants de Loth.

Traite-les comme Madian, comme Sisara, comme Jabin au torrent de Cisson,

Qui furent exterminés à Endor, et qui engraissèrent la terre.

Assimile leurs généraux à Oreb et à Zeb, tous leurs chefs à Zébée et à Salmana,

Parce qu'ils ont dit : « Usurpons le domaine du Seigneur. »

0 mon Dieu ! rends-les semblables à la roue (lui tourne avec vitesse, et à la paille devant l'autan.

Comme le feu embrase les forêts, comme la tlammc dévore les montagnes,

Poursuis-les de même par tes tourbillons, terrasse-les par tes tempêtes.

Couvre leur face de honte, Soigneur, et qu'ils implorent ton nom.

Qu'ils rougissent, qu'ils soient à jamais épouvantes : que la confusion les accable, et qu'ils périssent;

Qu'ils sachent que seul tu t'appelles Jéhovah., et que tu es le Très-Haut par toute la terre.

XVIII. — Louez le Seigneur, parce qu'il est bon parce que sa miséricorde est éternelle,

Doivent dire ceux que Dieu a rachetés, qu'il a délivrés de l'angoisse,

Qu'il a rassemblés des diverses régions de l'orient et de l'occident, du septentrion et du raidi.

Ils erraient dans la solitude , dans des déserts inconnus, sans trouver une ville habitée.

I-Jpuisés de faim et de soif, ils sentaient leur âme défaillir ;

jîais dans leur détresse ils ont invoqué le Seigneur, qui les a retirés de l'angoisse,

Et qui les a fait marcher dans la voie droite qui conduit à une ville habitée.

Qu'ils glorifient Dieu touchant sa miséricorde et ses l^rodiges en faveur des enfants des hommes,

Parce qu'il a rassasié l'ânie en proie aux désirs, et qu'il a comblé de biens l'âme aiïamée.

Ceux qui étaient assis dans les ténèbres et dans l'oinbre de la mort, sous le poids de la tribulation et de? fors,

Pour s'être révoltés contre les ordonnances de Dieu, et avoir méprisé le conseil du Très-Haut,

i.e cœur oppressé de tristesse : ils étaient renversés, et nul ne les secourait ;

Mais dans leur affliction ils ont invoqué le Seigneur, qui les a délivrés de l'angoisse.

En les retirant des ténèbres et des ombres de la mort, et en brisant leurs chaînes.

Qu'ils glorifient Dieu touchant sa miiséricorde et ses prodiges en faveur des enfants des hommes.

Parce qu'il a brisé les portes d'airain, et rompu les verrous de fer.

Des insensés étaient châtiés à cause de leur voie perverse et de leurs crimes :

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Leur âme refusait toute nourriture, et ils touchaient aux portes de la mort ;

Mais dans leur détresse ils ont invoqué le Seigneur, qui les a délivrés de l'angoisse :

Il a envoyé sa parole, et il les a guéris, en lesaiïranchissant du tombeau.

Qu'ils glorifient Dieu toucliant sa miséricorde et ses prodiges en faveur dos hommes;

Qu'ils offrent des sacrifices de louanges, et qu'ils pul)lient ses œuvres dans leurs hj-mnes.

Plusieurs se sont mis en mer sur des vaisseaux, voguant sur sa vaste étendue.

Ils ont vu les œuvres du Seigneur, et ses merveilles sur l'abîme :

D'une parole il a suscité l'ouragan, qui a soulevé ses vagues ;

Elles sont montées jusques aux cieux, elles sont descendues au fond du gouiïre, et leur âme était glacée d'épouvante.

Ils couraient çà et là comme des gens ivres, et toute leur sagesse était absorbée ;

Mais dans leur détresse ils ont invoqué le Seigneur, qui les a délivrés de l'angoisse.

Il a imposé silence à la tempête, et ses flots se sont tus ;

Et ils se sont réjouis d'avoir retrouvé le calme, et de ce que Dieu les avait conduits au port désiré.

Qu'ils glorifient Dieu touchant sa miséricorde et ses prodiges en faveur des enfants des hommes ;

Qu'ils l'exaltent dans l'assemblée du peuple, qu'ils le louent dans la réunion des vieillards.

Il avait changé les fleuves en déserts, les sources abondantes en un sol aride

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I':t les contrées fertiles en terres salées, à cause de la méchanceté de leurs habitants ;

Mais ensuite il a converti la solitude en étangs, et les lieux arides en sources d'eaux :

Puis il y a établi ceux qui avaient faim, et ils ont fondé une ville habitée.

Ils ont ensemencé des champs et planté des vignes, qui ont porté des fruits en grande abondance.

Il les a bénis, et ils se sont multipliés sans mesure, et leurs bestiaux n'ont point diminué.

Us étaient peu nombreux, accablés de douleurs et de peines ;

Dieu avait répandu Topprobre sur leurs princes, et les avait dispersés dans des déserts inconnus.

A la fin il a retiré les affligés de l'angoisse, et multiplie leurs familles comme des troupeaux :

A cette vue les justes se sont réjouis, et l'iniquité a fermé la bouche.

Que celui qui est sage médite ces choses, et qu'il comprenne les miséricordes du Seigneur.

XIX. — 0 mon âme ! béais le Seigneur; que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom '.

0 mon âme ! bénis le Seigneur, et n'oublie aucun de ses bienfaits.

11 a pardonné toutes tes fautes ; il a guéri toutes tes blessures.

11 a racheté ta vie du tombeau; il t'a couronnée de miséricorde et de grâce.

11 a comblé ton existence de biens, et il a renouvelé ta jeunesse comme celle de l'aigle.

' Psaume Cil.

Dieu fait justice ; il se déclare en faveur de tous les opprimés.

Il a découvert ses voies à Moïse, et ses œuvres aux oiifauts d'Israël.

11 ne gourmande pas sans cesse, il ne conserve par un étei'iiel ressentiment.

Jl ne nous traite pas selon nos crimes, il ne nous rend pas selon nos iniquités :

jNIais autant les cicux sont élevés au-dessus de 1 a terre, autant sa miséricorde suroasse nos infractions ;

Autant l'oi'ient est éloigné de l'occident, autant il a Lcartéde nous nos olfenses.

Comme un père a pitié de ses enfants, ainsi le Seigneur a pitié de ceux qui le craignent.

11 connaît notre natui'e ; il se souvient que nous rommes poussière.

Les jours de l'homme sont comme l'herbe; il s'épanouit comme la tleur des champs.

Ton soufde passe à peine sur elle, qu'elle cesse d'être, et le lieu qu'elle occupait ne la connaît plus.

La miséricorde de Dieu s'étend de siècle en siècle sur ceux qui le craignent, et sa justice sur les enfants des enfants,

Sur ceux qui gardent son alliance, et qui se rappellent ses préceptes pour les observer.

Le Seigneur a fondé son trône sur les cieux; son domaine s'étend sur toutes choses.

Bénissez Dieu, vous qui êtes ses anges, pleins de fcrce pour accomplir sa parole, dès que sa \'oix se fait entendre.

Bénissez Dieu, vous rpii êtes ses ar.uées, les ministres et les cxéî'utcurs de ses ordro:^-

Bénissez Dieu dans toute rétcndno de son empire, vous qui êtes son ouvrage.

0 mon âme, bénis Je Seigneur !

XX. — J'ai élevé mes yeux vers les montagnes, d'où il me viendra du secours ^.

Mon secours viendra du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre.

Il ne permettra pas que ton pied chancelle; celai qui te garde ne dormira pas.

Il ne s'assoupira pas, il ne dormira point, celui qui garde Israël.

Dieu sera ton protecteur ; il couvrira ta droite de son ombre.

Durant le jour le soleil ne t'incommodera pas, ni la lune durant la nuit.

Dieu te préservera de tout mal, et gardera ton âme.

Dieu protégera ta sortie et ta rentrée, maintenant et toujours.

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