‹ Les Psaumes traduits de l'hébreu d'après de nouvelles recherches sur le texte originalChapitre 105 sur 180 · XC-CVI · texte numérisé non relu

XC-CVI

Prière selon Moïse, homme de Dieu.

Seigneur! tu fus pour nous une retraite d’âge en âge.

Avant que les montagnes fussent nées, et que tu eusses enfanté la terre et l’univers, d’éternité jusqu’en éternité, tu existes, ô Dieu!

Tu fais rentrer les mortels dans la poudre, et tu dis : « Retournez, fils de l’homme! »

Car mille ans à tes yeux

sont comme le jour d’hier, quand il disparaît,

ou comme une veille dans la nuit.

Comme un torrent tu les emportes, ils sont un songe,

au matin comme une herbe qui passe :

Au matin elle fleurit et passe,

vers le soir elle se flétrit et se dessèche*.

Oui ! ta colère nous consume,

et ton courroux nous remplit d’épouvante;

Tu as mis nos iniquités devant toi, nos fautes cachées à la lumière de ta face.

Oui ! ton indignation fait décliner nos jours, nous voyons nos années

s’évanouir comme un murmure.

Le nombre de nos années s’élève à soixante-dix ans, ou à grand’peine, à quatre-vingts ans,

Et leur agitation est pénible et vaine,

car elle passe rapidement, et nous nous envolons.

Qui apprécie la force de ta colère, et ton indignation,

à la mesure de la crainte qui t’est due ?

Apprends-nous à bien compter nos jours, afin d’en acquérir un cœur sage.

Reviens, Jéhovah! jusques à quand...?

prends pitié de tes serviteurs.

Rassasie-nous chaque matin de ton amour,

1 Ou : Comme un torrent tu les emportes, ils sont un songe au matin ; il s’épanouit comme l’herbe :

Au matin elle fleurit et s'épanouit, vers le soir elle se flétrit et se dessèche.

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