LIVRE V
Bien que j’aie été comme une outre.dans la fumée ' , je n’ai pas oublié tes décrets.
Qu’ils sont courts les jours de ton serviteur! quand exerceras-tu le jugement sur mes persécuteurs ?
Des orgueilleux m’ont creusé des pièges, ce qui n’est pas conforme à ta loi.
Quand tous tes commandements ordonnent la loyauté, ils me persécutent traîtreusement :
viens à mon aide !
Ils m’ont presque achevé en me foulant aux pieds; mais je n’ai pas abandonné tes statuts.
Selon ta grâce rends-moi la vie, et j’observerai la législation de ta bouche.
L. Ta parole, ô Jéhovah ! est éternelle ; elle est établie dans les deux.
Ta fidélité dure d’âge en âge:
tu as restauré la patrie, elle est puissante.
Ils sont aujourd’hui attachés â tes jugements, oui ! ils sont tous tes serviteurs !
Si ta loi n’eût fait mes délices, j’aurais alors péri dans ma misère.
1 Les anciens suspendaient les outres dans la fumée pour faire ■vieillir le vin plus rapidement.
Je n’oublierai jamais tes statuts,
car c’est par eux que tu m’as conservé la vie.
Je suis à toi : sauve-moi, car j’ai recherché tes statuts.
Quand les méchants m’attendaient pour me faire périr, je contemplais tes ordonnances.
J’ai vu des bornes à toute perfection :
ta loi est immense.
M. Que j’aime ta loi !
elle est sans cesse l’objet de ma méditation.
Ta législation m’a rendu plus sage que mes ennemis,
car elle est toujours présente à ma pensée.
J’ai plus de prudence que ceux qui m’instruisent, car tes ordonnances
sont l’objet de ma méditation.
J’ai plus d’intelligence que les vieillards, car j’ai gardé tes statuts.
Ecarte mes pieds de toute voie mauvaise, pour que j’observe ta parole.
Je n’ai pas dévié de tes jugements, car c’est toi qui m’as enseigné.
Que tes paroles sont douces à mon palais !
plus que le miel à la bouche !