A MES SŒURS ET A MON BEAU-FRÈRE
A M. LE Proresseur CARNOT
qui nous a fait l'honneur d'accepter la
présidence de celte thèse.
À M. LE Docreur BAUFLE
Ancien interne des hôpitaux
qui nous a inspiré dans la rédaction de ce travail.
POSTE x Sup FE
La guerre européenne, grâce au grand nombre d’obser- ‘ vations qu'elle à permis de recueillié, à établi d'une manière indiscutable la fréquence dés tuberculoses latentes, susceptibles de s’extérioriser sous l'influence de causes débilitantes. Trop souvent, des sujets considérés comme des emphysémateux, des cardiaques (les tachycardiques en particulier), des neurasthéniques, sont apparus, à un exarhen méthodique et prolongé, comme des tuberculeux.
» L Eee Il en est de même d’un certain nombre de malades iraités comme dyspeptiques ou entéritiques dans des services spéciaux et qui sont en réalité des tuberculeux latents.
C'est ainsi que nous avons eu l'occasion de suivre, dans un service spécial de gastro-entérologie, un grand nombre de malades, hospitalisés avec le diagnostic d’entérite, présentant des troubles intestinaux incontestables, avec retentissement marqué Sur l’état général, troubles
qui.ne répondaient pas cependant aux types classiques
d'altérations organiques ou fonctionnelles de l'intestin ct qui, comme nous le verrons ultérieurement, doivent
être rattachés à à des lésions de Fe tuberce uleuse dis-
Se
Crète.
Pour donner une idée exacte des malades auxquels. L ‘nous faisons allusion ici, nous résumons d' abord quel- ; : ques observations parmi les plus typiques, recueillies sous la direction et avec le concours de MM. Joldrain et Baufle, dans le service de médecine du III secteur médical de la VIF région. Nous ferons d'ailleurs de nom- % breux emprunts à un mémoire publié par ces deux auteurs dans le Bulletin de la Société médicale des Hôpitaux : (Bul..et Mém. de la Soc. méd. Hôp., séance du 23 octobre 1918).
L'histoire de ces adhérences péritonéales et’ des troubles qu'elles déterminent est déjà ancienne. Virchow (cité par Mathieu : Leçons de Path. intestinale, 4. HE, p. 396) les a décrites en 1853, Lane les a étudiées et en a donné une théorie pathogénique originale ; d’autre < part, l'Ecole IVonnaise, avec Tripier et Paviot, a consacré
: des Lravaux à la péritonite sous-hépatique. Dans un oùvrage important (La Chirurgie de la Constipalion : Stase intestinale chronique), Lefebvre (1919) passe en revue le mécanisme pathogénique de la stase intestinale, mais n'accorde que des mentions très sommaires aux cas de stase intestinale résultant de brides de péritonite tuberculense ; il cite cependant un mémoire de Labbé (Les Constipés dans l'Armée : Presse médicale, 25 juillet 1918) ’après- lequel l’origine de certaines formes de constipation doit être recherchée « dans l'infection spécifique,
— 9 — - la tuberculose en l'espèce, qui pourrait bien être capable de créer des péricolites localisées comme elle fait des pleurites sèches avec adhérences ». Lane, dans une de ses publications (The Practitionner, mai 1910, n°5, dit que « Ta tuberculose trouve chez ces malades (les constipés chroniques) un terrain particulièrement favorable », et, plus loin, « les infections chroniques, et en particulier la tuberculose, trouve dans la constipation un élément qui non seulement complique leur évolution, mais pourrait, pour certains auteurs, être une cause provocatrice importante ». | Mais tous ces auteurs n'accordent pas aux brides de péritonite bacillaire localisée l’importance qu'elles nous
paraissent mériter au point de vue clinique.