‹ Les Pseudo-spondylites Hystéro-traumatiquesChapitre 5 sur 14 · I. — La névralgie spinale de Brodie · texte numérisé non relu

I. — La névralgie spinale de Brodie

. C’est l’exagération de la rachialgie banale.

L'apparition de la douleur coïncide en général avec le traumatisme ou lui succède immédiatement.

Spontanée la douleur peut être constante ou plus souvent survenir par crise, avoir des paroxysmes provoqués par le mouvement {fou le contact dés vêtements. On a prétendu qu’elle était parfois sourde, profonde, ténébrante. Presque toujours au contraire elle nous est apparue superficielle, à fleur de peau, comparée par le malade à une brülure, très variable et en général fort capricieuse dans ses manifestations, son intensité et son siège. Elle n’est que très rarement limitée à une vertèbre, elle s'étend en général à plusieurs vertèbres et elle peut disparaître un jour d’un endroit pour apparaître en un autre et revenir le lendemain au premier.

Provoquée, la douleur sera plus importante par la simple palpation que les autres modes d'exploration. Le simple frôlement de la peau avec un pinceau suflira souvent pour réveiller la douleur. Ces douleurs provoquées ne siègent pas en général sur la ligne des apophyses épineuses ; les gouttières vertébrales et les régions avoisinantes sont également hyperesthésiées. |

À moins que le malade n’évolue sur un terrain déjà net-

tement hystérique, l'examen du rachis ne provoque ni aura, ni crise vraie. La pression forte sur la tête ou les épaules de façon à heurter les corps vertébraux n'amènent pas de douleurs.

FE ML attitude

L’attitude est commandée par la douleur. D'ordinaire, l'attitude du malade traduit simplement le besoin d'éviter, la douleur par une immobilisation presque complète de son rachis, soit en rectitude, soit en flexion. Cette seconde attitude avec cyphose vertébrale comprend les « prosternés » et dans cette catégorie le malade manifeste souvent son état surtout pendant la marche.

L’attitude peut même changer car le rachis conserve une certaine souplesse, que l’on met en évidence en faisant courber le malade ou en le faisant coucher sur un plan résistant, celui-ci ne sera pas obligé de s’accroupir en fléchissant les genoux comme un pottique.

IIT — La déformation rachidienne

Elle est due à l'habitude qu'a contracté le malade de conserver son attitude antalgique. Il se produit une contracture qui ne cède que pendant le sommeil profond ou le sommeil anesthésique.

La contracture du psoas provoque une cyphose, celle des masses lombaires d’un seul côté, une scoliose.

Ces déformations portent presque toujours sur la région lombaire, quelquefois sur la région dorsale. Elles peuvent se ramener à trois types :

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