TRAITEMENT
Le traitement de la psychose addisonienne est évidemment celui de l'insuïfisance surrénale. Représentée autrefois par la glande fraîche, ou la poudre de glande desséchée, (1 à 3 cachets de 0 gr. 30 par jour) et l'adrénaline, la thérapeutique de la maladie d'Addison s'est entièrement transformée depuis cinq ans environ par la découverte de plusieurs agents thérapeutique conformes à la pathogénie ;la cortine, le régime hyperchloruré, la cystéine, le carbonate de Na, et derniers venus le régime restrictif en potassium, la médication vitaminique.
La Cortine. — L'extrait cortico-surrénal concentré, préparé suivant la méthode de HARTMANN contient l'hormone corticosurrénale essentielle. Il représente la médicaiion héroïque des accidents graves de l'insuffisance surrénale, en permettant de sortir le malade des crises aigues, des états subcomateux, ou comateux.
Dans ces cas, il faut injecter d'emblée par la voie intraveineuse 10 à 20 cmc d'une préparation physiologiquement titrée (Cortine «de Hartmann, Eschiantin, de Swingle, Surrécortine de Byla », répéter la dose plusieurs fois, puis la crise conjurée, continuer pendant quelques jours, à des doses moindres et par voie hypodermique. En l'absence de préparation physiologiquement titrée, il faut utiliser de hautes doses d'extraits ordinaires, mais l'on est vite limité par l'adrénaline que contiennent ces exiraits.
Deux facteurs s'opposent à la conservation des améliorations ainsi obtenues. Le premier est la cortico-résistance qui apparait plus ou moins têt, quand ce traitement est prolongé. Le deuxième est l'excessive cherté du produit.
HARTMANN «a rapporté quelques observations d'Addisonniens graves, traités depuis trois ans; il leur administre des
ra us
doses quotidiennes de cortine équivalent à 200 gr. 400 ou 600 grs. de glande fraîche.
Dans un cas grave, malgré des doses quotidiennes correspondant à 1.200 grs., le malade meurt au bout de six mois.
La cortine agit sur tous les symptômes et en particulier rapidement sur les symptômes nerveux ce qui s'explique aisément par l'absence de lésions anatomiques sérieuses de l'encéphale.
Cette médication remarquable des états graves ne saurait donc constituer une médication de fond représentée par les facteurs thérapeutiques suivants qu'on utilisera simultanément :
Le Chlorure de Sodium, s administre par la voie buccale outre une alimentation très salée, on prescrira 5 à 6 cacheis de 1 gr. de Nacl. |
Si l'ingestion apparaît insuffisante, on injectera 20 cc de sérum salé à 10 %, tous les deux jours.
Seule, une insuffisance rénale, rare au cours de la malacie d'Addison, serait une contre indication,
Nous avons cité les résultats très nets obtenus dans une observation personnelle, résultats malheureusement temporaires.
La Cysteine. On injectera 0,20 grs. de chrorhydrate de cysteine par voie veineuse tous les deux jours comme traitement de fond. En cas de crise, on fera une ou plusieurs injections par jour.
Le Carbonate de Na, ne doit pas être négligé pour permettre à l'organisme de reconstituer sa réserve alcaline et de rétablir l'équilibre acido-basique (WILDER).
Le Régime restrictif en Potassium apparaît essentiel à l'école de la clinique Mayo (WILDER et ses Collaborateurs). Ils
VA
ont montré notamment qu'on débarrasse les légumes dé 75 à 80 % de leurs sels minéraux en les faisant bouillir 2 à 3 fois
en changeant d'eau chaque fois.
Voici le régime auquel ils se sont arrêtés.
Potassium : 1 gr. 6 ; albumine : 57. ; calories : 2.350.
Petit déjeuner :
Jus” d'orange be NP AR RE ES NO CNRS locons : d'avoine ns ut DNS TR ENS Cu DE DE OR EL à A Re qe re Pr tem cop PA EEE NE SERRE L'ERRT FNRERREROD PEULRE SAP RENE ED SES RE ER RE D Crème 2540 /pout#i00 e.LCL ON NN ESRTS Café à volonté.
Déjeuner :
Bœuf (poids “non CUT) RS RENE Re 0 Pommes de terre (3fois cuites) "100 Carottes TS RES TE PS ME Re D SE TRE 20 CÉSAR NCIS Pamplemoussé (dtranches)m me 00) Pan EE NE EE ee ee DT RO 0 BEUTTE 20 ri Ce nn A TR ET SE ES Creme "à "M0 Soir 400 MERE CRT 0) Thé ou café à volonté.
Dîner :
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Riz A (poids net) EE EN 2 HOMATESS LEURS RER ES 0 POMMES TE EAN OS CN EN RP ES 0 PAL EE er EU ei FE ee ES ONCE 1) IBÉULTE SEE RE EE ER C0 Crèmes 40BDOUur GLODIERE TR REER
Vitamines. Un cas d'insuffisance surrénale cortico-résistence a été traitée avec succès par la vitamine À. Ce cas encore unique demande des confirmations ultérieures.
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(Rappelons à propos que la cortico-surrénale est l'organe le plus riche en caroténe).
De même pour divérs expérimentateurs, la vitamine C. serait un adjuvont utile du traitement surrénalien. Ces faits sont encore à l'étude.
Ce traitement surrénalien permet généralement aux Addisonniens dejà avancés des survies de plusieurs années (HART- MANN) mais jamais une guérison définitive, c'est qu'il ne constitue pas un traitement réellement curatif, mais plutôt subtitutif qui finit par se heurter à des phénomènes de « résistance » ou plus simplement à sa cherté.
Par contre, lorsque «l'insuffisance est fonctionnelle, ce traitement permet au malade de traverser la période dangereuse jusqu'au moment où les surrénales récupèrent des fonctions normales, c'est ainsi que certains états aigus ou chroniques (cas cités de NAUDASCHER et LEVT) bénéficient grandement de cette thérapeutique.
pps CONCLUSIONS L —— Au cours de l'insuffisance surrénale et de la maladie
d'Addison on peut voir apparaître des états psychopathiques variés à la fois dans leur aspect clinique et dans leur forme évolutive.
Outre l'état d'asthénie psychique banale qui évolue parallèlement à l'asthénie physique on peut rencontrer toute une gamme d'états mentaux pathologiques.
1° Dans les formes chroniques des états mélancoliques simples lucides, des états mélancoliques délirants, des états confuso-mélancoliques.
2° Sur ce fond psychopathique trainant peuvent exploser des épisodes aigus délirants hallucinatoires ou confusionnels aaités.
Parfois la psychopathie prend d'emblée une allure subaique. Re
3° Enfin, il existe des cas de psychoses aiguës et subaïiauëês qui constituent la forme psychopathique de l'encépharlopathie aiqué surrénalienne connue depuis les travaux de
Sercent et qui se place à côté des formes méningitiques convulsives, abdominales.
Nous rapportons quelques observations de chacune de ces formes cliniques.
Il. — Leur diagnostic, est parfois malaisé. Si l'état psychopathique survient chez un addisonnien avéré, on le rattachera à l'insuffisance surrénale, quand l'allure évolutive des troubles mentaux paraît bien conditionnée par la marche de la maladie causale et si surtout comme dans une observation per sonnelle, ses variations sont en rapport étroit avec les amé- Lorations thérapeutiques obtenues par un traitement électit,
te,
— Si les troubles mentaux sont d'apparence primitive, leur allure confuso-mélancolique devra inciter à la recherche d'une cause dépressive et'en particulier à la découverte des sicnes cliniques de la maladie d'Addison.
De toutes façons, les recherches biologiques devront étayer les données cliniques malheureusement, elles sont encore d'une pratique journalière difficile à assurer.
— Dans les formes délirantes suraiguës, il faudra penser à l'encéphalopathie addisonienne suraiguë et l'apparition de troubles mentaux aura une signification pronostique grave.
III. — Toutes les recherches nouvelles sur les désordres humoraux et métaboliques de l'insuffisance surréndle ont soulevé des hypothèses intéressantes « hypoglycémie, acidose, hyperkaliemie, trouble métabolique des chlorures..) mais on ne saurait encore doner une pathogénie univoque des désordres.
La cortico surrénale, glande aux activités multiples, bouleverse par son insuffisance, la composition humorale et cellulaire; l'encéphale particulièrement fragile est appelé à en souffrir.
IV. — L'histoire des psychoses par insuffisance surrénale élargit les fondements de la psychiatrie qui après avoir tiré des toxi-infections, des enseignements utiles maïs limités pour la connaissance des psychoses confusionnelles et d'épuisement cherche maintenant du côté des troubles glandulaires et métaboliques généraux de nouvelles bases pathogéniques.