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C. bruit de borborygme. Peut être reproduit par le médecin

a. spontané = l’estomac renferme des gaz et pas de liquides.

b. provoqué par le médecin l’estomac renferme peu de

gaz, peu ou pas de liquides (la recherclie du bruit hydroaérique tranchera la question).

D. Absence de bruit.

1° en faisant faire une profonde inspiration, si Ton applique le procédé du glissement, on provoque le bruit de gargouillement = l’estomac renferme des gaz seulement ou un mélange de gaz et de liquides.

2° en faisant ingérer au malade un tiers de verre d’eau, on peut déceler le bruit de clapotement = l’estomac renfermait des gaz seulement.

3° après insufflation de gaz, on provoque le bruit hydroaérique (?) = l’estomac renfermait des liquides seulement (?)

4° aucun de ces procédés ne permet de provoquer de bruit = l’estomac est vide. = b) W s’y trouve un contenu pâteux (chyme).

Le seul fait de pouvoir constater, à l’aide d’un bruit, spontané ou provoqué par la palpation, que l’estomac contient quelque chose, et certainement des gaz, implique déjà un trouble de sa fonction. Rien n'autorise à admettre que la présence, et à fortiori le séjour prolongé de gaz dans l’estomac, ne soient déjà un phénomène anormal. En aucun cas, à l’état normal, la présence des gaz ne peut donner lieu à la constatation d’un bruit provoqué, à moins, nous l’avons vu, que l’estomac ne soit flasque ou qu’il ne renfernie en même temps des liquides, or la flaccidité, c’est-à-dire le défaut de tension, est un phénomène anormal. Egalement anormale est la présence de liquides, ou tout au moins la possibihté de produire un bruit traliissant la présence de ce liquide. Le bruit de clapotement est toujours un phénomène anormal, non seulement parce qu’il trahit la présence de gaz, mais parce que les liquides ne doivent pas séjourner dans l’estomac. Faites ingérer 100 grammes d’eau à un homme bien portant, son estomac ne clapotera pas ; avec la même quantité ou même une cpiantité moindre, on fera clapoter un estomac flasque, non tendu (Boas).

SIGNES OBJECTIFS

On ne doit pas admettre, je ne le crois pas du moins, ni la physiologie ni la clinique ne l’autorisent, que le bruit de clapotage, et en général un bruit quelconque, puisse être physiologique pendant un intervalle donné après l’ingestion d'aliments ou de liquides et devenir pathologique une fois cet intervalle franchi. Ce qu’on doit seulement admettre c’est que l’état pathologique, trahi par la possibilité de provoquer un bruit dans l’estomac, peut être considéré comme d’autant plus accentué que ce bruit sera constaté à une heure plus éloignée de l’ingestion. Mais il s’agit du même processus morbide. Ghomel l’a compris ainsi, en rangeant sous la désignation de « dyspepsie des hquides » tous les cas « où le médecin constate facilement et presque constamment le clapotement, à quelque distance du repas quü examine le sujet ». Pour M. Bouchard, ce hruit de clapotement devient signe de dilatation, quand on le constate à un intervalle éloigné du repas et en particulier le matin à jeun, et pour lui ce terme de dilatation implique la perte d’élasticité de la musculature de l’estomac (avec ou sans agrandissement absolu de la cavité gastrique), il implique par conséquent une lésion organique de ce viscère.

Nous reviendrons sur cette question si discutable. Bornons-nous, pour le moment, à constater par la seule esploration physique le phénomène anormal d’un bruit ayant pour origine la présence, c’est-à-dire la rétention de gaz dans Vestomac^ compliquée de rétention des liquides. Cette rétention peut être le fait de causes multiples que la simple constatation du clapotage ne doit, en aucun cas, suffire à déterminer, quelle que soit l’heure de l’examen. Les liquides, les gaz peuvent être, soit des résidus des substances ingérées, soif des produits de sécrétion de l’estomac ou d’excrétion par cet organe, comme Oppolzer, le premier, en 1863, et tout récemment, le dernier, von Mering( 1893) l’ont admis pour les liquides. La rétention des gaz et des liquides, constatée par le bruit de clapotement hydroaérique, ne suffit pas, même quand cette constatation est faite à jeun le matin, à prouver l’existence d'une lésion organique comme la dilatation. L’hypothèse d’une

dilatation étant admise, il resterait encore à démontrer si cette dilatation n’est pas, dans un cas donné, la conséquence plutôt que la cause de la rétention des gaz et des liquides.

Concluons donc :

Tout bruit gastrique provoqué par la palpation de ï estomac est pathologique, quelle que soit sa nature, quel que soit Vintervalle qui sépare du repas précédent le moment où ce bruit est provoqué. Il trahit la rétention, qui est toujours anormale, soit de gaz seuls, soit de gaz et de liquides.

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