‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune. Satires--canards--complaintes--chansons--placard s et pamphlets. Bibliographie pittoresqve et anecdotiqveChapitre 12 sur 85 · Biographie des 43 députés de · texte numérisé non relu

Biographie des 43 députés de

Paris. Placard in-fol.; imp Cusset — Ces biographies ne sont pas aussi mal faites que celles débitées ordinairement sur la voie publique; il n'y en a que seize et elles ne sont pas signées.

A la fin de ce placard, on lit : « La deuxième et dernière Série sera mise en vente le dimanche 19 mars. »

45. — Bismark. 3i mars 1871. 8 p. in-8; imp. Guérin. — Pièce de vers dédiée à Victor Hugo, par un garde du 100® bataillon.

— Réduire la France à l'e'tat d'anathème. . .

— Araignée à l'affût, clignant toujours sa proie...

— Et la France, au lointain, bouillonnait à l'injure. . .

Etc.

Locutions à éviter; à part cela... rien à dire.

46. — Bismark, donn'-moi l'pot. Placard avec dessin colorié, le recto seul est autographié; imp. Grognet. — « Guillaume, ayant la venette, demande le pot; Bismark apporte son casque. » Voilà la légende, inutile de décrire le dessin. Je demande bien pardon à M. de la Tramblais, mais sa chanson ne vaut pas mieux que son dessin... C'est naïvement vantard, voilà tout !

^^y. — Bismark le cuisinier. Placard dont le recto seul est autographié; imp. Dellery.

Bismark a dit: « Pour les réduire.

Tous ces Parisiens que j'eus En haine, il faut les laisser cuire Jusqu'au bon moment dans leur jus. »

La strophe suivante est préférable :

Il veut, — c'est le désir en somme Dont il fut toujours démangé, — Dire un jour de nous, le pauvre homme : '< Ils étaient bons, j'en ai mangé ! »

Le tout est signé : Mirhyl Moch.

48 — Le Bombardement de Gomorrhe.

Janvier 1871. 8 p. in-8: imp. Jouaust. —Strophes signées Abraham Dreyfus. '

11 faut brûler Paris, comme autrefois Gomorrhe ' Dieu nous l'ordonne ! Il faut que la liamme dévore Cet antre de débauche et de perdition.

Après avoir lancé le feu qui purifie, Nous pourrons exercer dans cette vi'lle impie La Sainte Réquisition.

Etc.

Ces strophes ont été dites par M. Saint-Germain.

49 — La Bonne année au comte de Bismark. 3 p. in-8; imp. Chaix. — Chanson pour ses étrennes, par Messire Jean.

3o. — La Borne maudite. Histoire infernale DE l'empire; projet de monuments dexpl\tion

A ÉRIGER A LA HONTE DES MALFAITEURS DE l'hUM.\NITÉ.

Immense placard dont le recto seul est imprimé; avec plan, coupe et élévation d'un modèle de borne maudite, i5 avril 1S71; imp. Berthélemy. —Pièce très-curieuse et accompagnée d'une lettre imprimée, adressée aux Citoyens membres de la Commime de Paris; l'auteur, MA. Barnout, ancien architecte, propose à la Commune d'élever dans les coins de la place ^'endôme, — qui sera alors la place de la Paix, — une borne maudite destinée à rappeler les ignominies du second empire. Des bornes maudites (sortes de piloris) seraient dressées sur le coté des places publiques, dont le milieu ap partiendra toujours aux gloires et aux illustrations. Suit une liste — avec preuves à l'appui — des Individus voués à la malédiction et au mépris des

citoyens à la h.mne et à lexécration des peuples, /e WCBRE .( à LiNE.«uE da.u Us .cueraV.ons futures d-L'AmMmERSJon universelle...

■^connais beaucoup d'architectes (ou n est pa nattait) l'en connais de toutes les écoles mais Ta voue ne jamais en avoir rencontré d auss, leroces 'et e ne pu s réellement r.en citer de ce placard v.otèt't, i^st^ cependant d'une haine après tout fort legttime.

5i -LesBouchesinutiles.ibb-ÉvRiERiSyi.

7 p. in-i6-, inip. Laine. - Poésie, par A. L.

5o — Le Bouillon de Paris, i p. i^-S ^ ;"^P- Poitevin. - 5 couplets, signés Auguste LAllour.

53 - Bouquet de fête au bon roi Guillaume, le iôTanvieu 1871.- Placard dont le recto se^l^st imprimé; imp. Dubuisson. - Le citoyen Jean-Paul a une manière toute particulieie de souhaiter la fête au roi Guillaume :

•ru t'appelles Lion ! - je t'appelle Vermine ! Un rof qui - comme toi - pille, yole assassine, D ns lelngage humain n'a pas -^me ^e ^.om, Qu'il s'appelle GH;7/^!""e ou bien hapokon.^

Attention' Guillaume, on pourrait bien te pendre !

On pend la bête fauve au moyeii d un Icou

On pend aussi les rois quelquefois par le cou. . .

Ft ta tête ô mon roi, ta tête que ] adore,

Poui- qS'cDÏÏu m'est témoin) je fais des vœux encore,

Pourrait aller rouler dans un sale panier. . .

Et sus' à tous ces rois, tous ces faiseurs d'empires! sis à tous ces brigands ! ! sus à tous ces vampire. ! ! .

Telles sont le plus souvent les fleurs qui poussent

sur les terres de ces gros fermiers... grâce à l'engrais spécial dont ils se servent.

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