Les Chefs révolutionnaires, g
FLOURENS. 8 p. in-8: imp. Berthélemv. — Premier et unique numéro d'une publication du citoven Vindex Cette biographie se termine ainsi : a Au moment où il franchissait sans escorte la petite porte conduisant à la berge de la Seine, il fallut passer devant le capitaine Desmarets, qui attendait à cette même porte. Le capitaine avait à la main son sabre nu et en asséna un coup furieux sur la tête du prisonnier. Flourens tomba ; alors un gendarme lui tira un coup de fusil à bout portant. — Depuis, le héros, tombé pour la cause de la France et de l'humanité, a été déposé furtivemenc dans le tombeau de sa famille, en attendant que le peuple lui fasse des funérailles solennelles. );
80. — Les Cinq milliards payés par la Commune. 2 p. in-fol.: imp. G. Masquin. — L'auteur anonyme vient offrir un moyen qu'il sait n'être un secret pour personne : d'autres l'ont trouvé avant moi, dit-il, ce n'est ni une conception purement théorique , ni une excentricité du domaine de l'imagination, c'est, au contraire, une idée pratique, simple, claire, limpide, à la portée de la plus simple intelligence , mais qui . cependant , pour être bien comprise, ne peut l'être que par des personnes ayant de la bonne foi. de la sincérité et du sens commun...
Vous le voyez venir: c'est tout simplement la mise en vente immédiate de tous les biens quel-
conques mobiliers ou immobiliers, provenant des gouvernements passés, ainsi que la vente des biens dits du clergé : « Versailles, Saint-Cloud, Compiègne. Fontainebleau et autres demeures prindères, divisées en petits lots, augmenteront a population de nos environs. La charrue, la bedie effaceront de ces lieux les souillures de leurs royaux
habitants. « , . .
Il pense qu'en six mois l'affaire peut être liquidée ; mais, comme il n'espère pas que la i^epw- MiQue versaillaise se prête à cette équitable restitution, il engage le peuple à la demander simplement à la Commune : Ton salut, celui de la République en dépendent!
8[ —Code du vrai républicain. Préceptes ET MAXIMES. 8 p. iu-S ; imp. G. Masquin. - Des vers' Il y a des moments où les meilleures natures s'aigrissent, on devient dur et presque cruel; ainsi, quand je suis arrivé à la hn de cette pièce et en voyant cette signature : Une victime du deux décembre, je me suis écrié : C est bien fait, tu ne devais pas l'avoir volé! . ,
De suite, j'ai rougi de ce sentiment... mais )e ne l'en ai pas moins eu; et dussé-je rougir encore... après cela, j'aime mieux prendre le lecteur à temom : Quel est le sort qui nous attend après la mort? Des prix pour la vertu, des peines pour le crime; C'est le frein du méchant, l'espoir du malheureux, I a consolation du juste qu'on opprime. Espérons dans le doute et soyons vertueux.
Comment faut-il honorer Dieu?
L'ordre de l'univers atteste sa puissance ;
Tout est pour les humains ou merveille ou bienfait,
Son culte est le respect et la reconnaissance, L'hommage qu'il préfère est le bien que Ton fait. ■
Etc.
N'est-ce pas qu'il est des victimes du deux Dc-
nhre plus intéressantes?
82. — La Colonne. Placard dont le recto seul imprimé; imp. du Tribun du peuple. — La corne devait avoir sa complainte, elle l'eut :
Des orchestres très-conv'nables Et qui jouaient en mém' temps, Mais sur des airs différents.
Rendaient la fête agréable.
On s' s'rait cru à l'Opéra, Qui d'ailleurs n'est pas loin d' là.
^uant à la moralité, elle est des plus simples :
Peuple, apprends par cette histoire
A n' plus porter sur ton dos
Ces Jean-Foutres de héros
Qui t' causent tant de déboires. . .
Et vo'.là comme en tirant
On abat tous les t}Tans.
i3. — Le Combat entre la Prusse et la ance, en l'an 1870. Placard: imp, Moquet. Mort aux Prussiens! c'est le cri de Paris, chant iveau et patriotique par Achille Blondelle.
JI4. - Combattre! 7 décembre 1870. 4p. in-8; 0. J. Claye. — Hommage aux membres du Gou- \nement de la Défense nationale par J. Poisle- |5granges. Président de la Société des travaux éraires, artistiques et scientijiques.
Que l'hei'he refleurisse au-dessus du cercueil Qui plonge en ce moment toute la France en deuil! f^t que d'un même élan notre cœur sache battre Quand l'honneur nous redit: Soldats, il faut combatti
Le 7 Décembre! 11 y avait déjà longtemps q ces Messieurs de la Défense nationale n'entendaie plus de cette oreille-là.