‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune. Satires--canards--complaintes--chansons--placard s et pamphlets. Bibliographie pittoresqve et anecdotiqveChapitre 26 sur 85 · Défense de Paris, complainte et · texte numérisé non relu

Défense de Paris, complainte et

RÉCIT VÉRIDIQUE DES MAUX SOUFFERTS PAR LA POPUL.A.- TION PARISIENNE PENDANT LE SIEGE. Placard dont le

recto seul est imprimé; imp. E, Vert. — Air de FUALDÈs ! Vingt-deux couplets.

Lors du fameux plébiscite.

Sans tous ceux qu' ont voté oui On n'aurait pas aujourd'hui Cette guerre tant maudite :

Paris qui n'y est pour rien A cette heure en souffre bien.

L'auteur anonyme fait le récit des souffrances qu'endure le peuple: il ne désespère cependant pas et termine par ces mots :

On ne vaincra pas Paris Tant que nous serons unis !

12 3. — La Défense de Paris. i8 février 1871. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Vert. — Complainte et récit véridique des maux soufferts par la population parisienne pendant le siège. 22 couplets. — Une autre édition, du 24 février 1871, est suivie du Testament de Badinguet, 18 couplets.

124. — La Défense de Paris. 2 p. in-4; imp. Berthélemy. — Chant national, signé Marius Turrel.

12 5. — Défense nationale . intérieur et extérieur. PROTESTATION AU GÉNÉRAL VINOY, COMMANDANT EN CHEF DE l'aRMÉE DE PARIS. 27 JANVIER 187I. 4 p.

in-fol.: imp. Alcan-Lévy. — Le signataire de cette protestation, M. Alexandre Laya, avocat à la cour d'appel, lieutenant-colonel de la légion des vétérans parisiens (voir mon Histoire des Journaux publiés à Paris pendant le siège et sous la Commune, p. 57), n'est pas content, mais pas content du tout, de ce qu'on a fait pendant le siège; il demande au général Vmoy la démission des membres du Gouvernement de la défense nationale, à l'exception de Jules Favre, de Pelletan, de Dorian et d'Ernest Picard; la destitution immédiate de Clément Thomas, incapable et impopulaire, et de son état-major tout entier. Puis il parle de l'incurie et de l'impuissance d'Emmanuel Arago, àel' inintelligence de Charles Ferry qu'il appelle ce monsieur, de la crédulité, des rêveries el de V inaction de Trochu...; bref, il y en a pour tout le monde, pour M. Montagut, un colonel d'état-major qui ne voulut pas comprendre la portée immense dQÏ'msmuûon àts vétérans pari-

sîens et qui répondit gracieusement : Nous n'avons pas besoin de vous! et pour le général d arîillene Guiod, qui ne cessait de dire : J'ai trop d artilleurs! etc., etc. . ^ ..

Il termine : « Hélas ! on nous dit que tout est fini " I Allons, le mot du premier empereur se réalise : Dans cinquante ans l'Europe sera républicaine ou cosaque : elle devient définitivement COSAQUE. » Cependant il n y peut croire et pousse ce dernier cri :

PAS d'armistice! PAS de paix!

«' Et c'est au moment où Ton vous a confié, général le commandement de l'armée, qu'on capitulerail' Est-ce une lâcheté? est-ce une trahison? est-ce

un piège tendu à votre loyauté? Non, vous ne

tolérerez pas une pareille escobarderie!... Non, mon général, vous ne laisseriez pas supposer que 1 on veuille vous assimiler à Bazaine. «

126. — Le Défilé prussien. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Schiller.— Poésie, signée Léon Charly.

Pour traverser Paris, ils ont des droits de peste : Restons cois, de dédain souffletons le bourreau; Q.ue le vide absolu des boulevards proteste Contre le défilé-fléau !

Coule à longs flots,' armée invaincue — et sans gloire; Tu seras l'Océan qui se jette à l'égout : C'est par le crime seul que tu tiens à l'histoire. .. Notre haine n'est qu'un dégoût 1

Cela sort heureusement des poésies que nous avons trop souvent l'occasion de citer.

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