La France ne meurt pas. 8 p
in-8; imp. Morris. — Ode patriotique de Paul Defer, dite pour la première fois par M. Maigneux, le samedi 12 novembre 1870, au théâtre de Belleville.
Le même auteur a encore pubhé : une garde
DE LA 5« C^ DU 30' BATAILLON A LA PORTE DE ROMAIN- VILLE, 8 p. in-8.
^ Je me demande si les Prussiens, qui étaient de l'autre côté de la porte, se livraient à la poésie?
181. — La France unie. Placard dont le recto seul est imprimé: imp. E. Vert. — Ce chant, signé
E. Bardou, ne ménage pas les membres du Gouvernement de la défense nationale :
Chaque matin, fraîches affiches Chantaient au peuple : « Tout va bien, Nous allons chasser le Prussien. »
Nous les crûmes en vrais godiches.
Le couplet suivant indique les tendances de l'auteur :
Pour pouvoir bien lutter d'astuce Avec les chefs de l'Aigle noir, Il faudrait imiter la Prusse, Choisir des gens d'un grand savoir.
Les faubourgs sont la pépinière Où l'on récolte des héros :
Il y pousse des généraux Qui reprendront notre frontière.
182. — La Fraternité populaire. 8 p. in-8; imp. Vert. — Par Liénard.
i83 — La Fuite triomphale des Prussiens. 5 MARS 1871. Placard dont le recto seul est imprimé. (Sans nom d'imprimeur.)
Partis !. . . Semons du chlore et rions de ces drôles. ..
Pitres inconscients de farces d'hippodrome !
Devant l'obélisque : « FoUa, - Disaient-ils dans les rangs - la golonne tentome. . .
Tiens! leur embeveur n'est Mis la?...
Mais ils nous ont laissé des traces de panique, Qui sont — je crains d'être trop clair . —
Des preuves que la peur leur donnait la colique ; \ussi, sur le sol et dans l'air,
Ils semaient derrière eux ces parfums de leurs âmes. Jusque sur les tombeaux. . . c est fort :
Eux qui tuaient de loin les enfants et les femmes, Ils osaient. . . canonner la Mort !
Etc.
M. Léon Charly a fait souvent de meilleurs vers
le ceux-là.
184. — Funérailles de l'archevêque de aris. Placard avec dessins , le recto seul est imimé: imp. E. Vert. — Le tout accompagné de grande complainte sur la mort de Mgr l'arche- •qiie de Paris.
Ecoutez peuple fidèle Les lamentables récits, Tous les malheurs de Paris Et les souffrances cruelles, Chacun pleure avec cUVoi La mort de Monseigneur Darboy.
1 8 5 . — Gambetta. Siège de Paris. 1 870-7 1 . iacard avec vignette, dont le recto seul est imimé ; imp. Noizette. — C'est le pendant du dorian ;vÉLÉ du citoyen Pagot, qui désormais signe ainsi : n rappelé sur sa demande en i8']0-'ji.
«Français, mes frères ! que lui donnerons-nous li lui rappellera sa gloire :
Une couronne du chêne de nos ancêtres du Gui, Sa franchise à la Poste.
Nous apprendrons à nos enfants à saluer son )m :
Il voulait être le sauveur de la France !... Et plus tard, ô bien tard, lorsque la terre se sera ifermée sur lui, nous graverons sur sa tombe : t
ARRÊTE, PASSANT, Tl^ FOULES UN HEROS !... »
i86. — Un garde national au roi d< Prusse. 2 p. in-4; imp. Estorgues. — vaincre oij MOURIR, cri d'alarme poussé par un garde na^ tional. (B. Estorgues. Voir n" 358.)
187. — Garde nationale de Paris. Listt, officielle de tous les gardes blessés dan
LES COMBATS QUI ONT EU LIEU CONTRE LES VERSAILLAISj
Placard dont le recto seul est imprimé ; imp. Berthé lemy. — Ceci était publié pendant la Commune la deuxième liste, qui fut la dernière, malgré 1 suite annoncée, donne en plus le nom des garde^ nationaux prisonniers, partis pour l'île d'Aix, 1 17 avril 1871.
188. — • La Garde nationale et le plan d^ général d'Aurelles. réorganisation de l'arméi' Imp. A. Vallée. — Cette page signée G. d'H... e; une critique en termes fort mesurés du fameu plan de M. d'Aurelle pour la réorganisation de 1 garde nationale. M. G. d'H., qui est bien bon, r! doute pas de la parole du général d'Aurelle, lequl affirme n'être dirigé par aucune idée de défiance < assure que son projet n'est nullement une œuv]| politique, mais bien une œuvre toute militaire. 1
G. d'H. esquisse à grands traits ce qui pouri| arriver de ce désarmement inopportun — et ma heureusement ce qui est arrivé. L'éventualité d'ur répression malheureuse, qui laisserait le pouvoj victorieux « mais à jamais compromis, impopulaij et odieux à la population », lui donne à réfléchi sur le sort de la République : « Maintenant, voi me direz que le but de M. Thiers n'est peut-êtj pas de consolider et d'éterniser la République.
Mais il s'arrête là, — et nous aussi, — ne vouit pas raisonner sur une hypothèse aussi mal-
nnete.
189. — Garibaldi et la légion garibalenne. 8 p. in-8; imp. Moquet. — Lettres de ribaldi et de Pierre Bonaparte au citoyen Ro-
190.— Gar' ta tête . . . Prussien ! ! ! i p. ; imp. teau. —Encore une chanson! C'était gare'à nos es, qu'aurait dû dire l'auteur.
t9r. — Le général d'Aurelle de Palaties. 8 p. in-8; imp. Kugelmann. ~ Sa vie sa graphie, sa proclamation (sic). C est la bioc^rae de cet intelligent général. ^
92. — Le Général Escobar. 8 Mars 1871. card; mip. Moronval. — 7 couplets par Léon ipierres sur un particulier trop connu.
?3. — Les Gouvernants de 1852 à 1870.
:ard ; imp. Rigal. — Chanson nouvelle du trou- 3ur Chéri Barroussel.
)4- — Le Gouvernement du 4 septem-
;. 2 MA11871. In-8. — Documents, papiers 'es et dépêches publiés par la Commission d'en- :e, nommée par la Commune.
e citoyen Casimir Bonis, président de cette 'mission d'enquête, déclare qu'il y a nécessité • 1 honneur de la nation, pour le respect de la
vérité et de la morale publique, de montrer aj peuple et à la France tout entière que le gouveriid ment de la Défense nationale a manqué à la mis sion qu'il avait usurpée, et qu'il a sacrihé la gloii et lelalut de la nation à des considérations mes quines et inavouables.
Il n'y eut que trois livraisons de publiées.
Peu de documents intéressants ; la plupart si l'affaire du 22 janvier. Les autres concernent
sieur Bazaine. , , . , , r- u^^
Dans les premiers une dépêche de Cambon
Jules Ferry, le 22 janvier 1871 à 2 h. 5o m. f
soir, se termine par ces mots :
uChaudey consent à rester là; mais prene^ à
mesures le plus tôt possible pour bahp^erla plac
Je vous transmets, du reste, l'avis de Chaudey
iq5 — Grâce! Grâce! pour la Fran<^
Placard dont le recto seul est imprimé; imp.j Vallée — Cet appel à la conciliation est signe L[ rue (V le n° 58); il s'adresse au Gouvernemé^ puis au Comité central, et termine en répondî à ceux qui pourraient lui dire qu'il est une indi dualité sans mandat, qu'il suffit d avoir tait !| devoir devant l'ennemi pour avoir le droit de p 1er et d'écrire pour servir son pays, surtout qui, rhonneur et le salut de la patrie sont coi
promis, \\ \ a
Malheureusement les moyens de M. i.a étaient à peu près ceux que proposaient a 1 Ass^ blée MM. Lockroy et Clemenceau, moyens qui, coûtent rien à proposer et qui rapportent de la pularité — mais quon est certain d avance de 1 reluser.
igô. — Le Grrrand déménagement de iessieurs de l'Hôtel-de-Ville. Placard avec ssin, le recto seul est imprimé; imp. E. Blot. — i dessin, signé Louis Gabillaud, 26 février iSji, présente les membres du Gouvernement de la fense entassés dans une charrette que Jules Favre lîne en pleurant, et à laquelle pousse Ferrv, ibillé en mitron.
Ils étaient tellement honnêtes Qu'ils traitaient les autr"s de tilous ;
Oui, de filous.
Bref, ils fabriquèr'nt des boulettes A rendr' les pâtissiers jaloux,
Oui, jaloux.
Mais r jour de la dégringolade D'vait arriver (pas assez tôt; ,
Assez tôt.
Paris, d'une bonne ruade, Vient d' les envoyer à Chaillot, Tous à Chaillot.
Etc.
Cela se chante sur l'air du Sire de Fisch-tonn.