MORALITÉ
Peuple, gardez souvenance De l'année soixante-dix.
Chantez un de profundis Sur les souverains de France.
Jurez-vous fidélité, Liberté, fraternité.
200. — Grande manifestation des Corj pagnons du Devoir pour arrêter l'effusion
SANG, publication AUTORISEE PAR LA COMMUNE DE PAR
Comité de sûreté générale. 2 p. in-fol.; imp. J. i naventure. — Encore un canard signe J.-P. i^; trand; canard qui, de lui-même, est une protestât) en faveur de l'instruction obhgatoire. Nous ne s£ rions trop recommander à ce citoyen, quiparaiti par de bons sentiments, de soigner un peu plus !
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« pour reconquérir les droits de Pans, pen
par les seigneurs féodaux du moyen âge et que traîtres du xix'' siècle voudraient encore contin ces coupables manœuvres de l'oppression mor
chique... » ,xr • „ c! \
Ah! la règle du que retranché! (Voir n° io3.)
ooi. — Grande nouvelle. Moyen payer les cinq milliards des Prussic
NS qu'il en COUTE UN CENTIME AUX BONS PATRIOTES. JI CASSE LES VERRES LES PAYE ! 2 p. ill-fol.; imp.
Bonaventure. — Ce canard, signé J.-P. Bertrand, est que la reproduction du canard intitulé : Les rrestations des roiissins, etc. (Voir le n" 2 5.) Bien certainement, ce J. P. Bertrand n'a pas une ée très-nette de l'honnêteté en matière de comlerce. (Voir n° io3.)
202. — La Grande et véridique comlainte des Prussiens autour de Paris.
lacard dont le recto seul est imprimé; imp. Duaisson. ~ L'auteur anonyme de cette ineptie en 4. couplets sur l'air de Fiialdès (Oh 1 cet air ! qui DUS en déhvrera?) parle de tout, de tout...; des mtinières :
On aurait dit des Vénus
Sauf qu'elles n'étaient pas nus.
;s gens de lettres, pendant la famine :
On n' voit plus d' gras comme un moine Que Louis Ulbach et Janin
Qu' écrit 1' français et 1' latin.
Certains verbes l'agacent :
Je souscris pour l'ambulance, Tu souscris pour les canons, Il souscrit pour les ballons, Nous souscrivons pour la France ; Voilà comme on conjuguait Un verbe qui subjuguait.
Un aut' verbe me taquine :
Je fais la queue au boucher, Tu fais queue au boulanger.
Il fait queue à la cantine.
Ah ! si Groatschen, nom d'un chien !
F'sait la queue à son Prussien !
Il finit par engager les Prussiens à se métier :
Y n' faut pas forcer dans l'antre Le lion par trop blessé.
et les engage à lever le siège et à regagner Berfin. Une autre édition porte la date du 22 février cette signature : Grossfourth de Kissingen.
2o3.— La Grrrande et véridique coir plainte des membres de la Commune d Paris. Placard dont le recto seul est imprimé imp. E. Blot. — Le citoyen L. G., qui jadis éta pour la Commune, aujourd'hui lui tombe dessus bras raccourcis :
Ils tenaient dans les églises (O les satans ! les damnés!) Des clubs d'hommes avinés Et de femmes publiques grises, Profanant dans le saint lieu Le nom sacré du bon Dieu.
Etc.
204. — Les Grandes prophéties de No£ tradamus sur la délivrance de Parii
In-fol. Imp. Dubuisson.
20 5. — Grandes révélations prophél ques sur l'avenir de la République et s
LES ÉVÉNEMENTS QUI DEVRONT s'aCCOMPLIR KN FRAN
ET EN EUROPE EN 1870. 4 p. in-8 ; imp. Morris. C'est une consultation de somnambule, dont lucidité est des plus remarquables, dit l'auteur.
Un capitaine de la Germanie, jaloux d'un grand peuple, viendra à la tête d'une armée formidable, devant les murs d'une grande capitale où il sera vaincu. Une autre armée repoussera l'armée prussienne au delà du Rhin, et le grand capitaine de la Germanie jettera ses armes aux pieds du roi des rois.
Hein? comme c'est cela !
10(5. — Les Gros bonnets du provisoire.
Mars 1 871. Placard avec dessin, le recto seul est imprimé; imp. E. Blot. — C'est une revue critique et charivarique des quatre-septembriseurs... de République: les paroles sont de M. Jules Choux (voir mon Histoire des jovrnavx publiés à Paris pendant le siège et sous la Commune, p. 210), et le dessin de M. Louis Cabillaud.
Le boulanger Ferry, A peuplé nos hospices, Grâce à du pain d'épices Mieux gâché que pétri ; S'il nous a mal nourris, C'est qu'on ne peut tout faire :
Etre à la fois le père Et maire de Paris!
Et ce malheureux Choux qui en riait... en est mort tout de même à l'hôpital.
207. — La Guerre, paroles d'une citoyenne DE PARIS, AMIE DE L\ COMMUNE. Placard dout le recto seul est autographié; sans nom d'imprimeur. — C'est une pièce de vers dont la reproduction est inter-
dite... Aussi, je me le tiens pour dit; mais je crois, sans danger, pouvoir signaler à la citoyenne E. Cléreaux quelques rimes dont elle ferait bien de se défaire. Victor Hugo, qui est son frère en politique, le lui dirait comme moi. Indigné ne rime pas avec groupés (sic), Cathelineau avec pontificaux, souiller avec commander, exécuté avec tombé, époux avec nous, capitulards avec mouchards...
Lors même que, pour cette dernière, la citoyenne Cléreaux me dirait qu'elle n'a pas voulu sacrifier la raison à la rime.
208. — La Guerre. 4 p. in-8 ; imp. Morris. — C'est une allocution prononcée à l'Alhambra, le
27 novembre 1870, par Thessalus Boittier.
209. — La Guerre à outrance. 2 p. in-fol.; imp. G. Masquin. — Canard J.-P. Bertrand.
Par la civilisation des peuples, par le progrès de l'organisation sociale et la régénération de la France.... voilà la guerre à outrance que nous devons faire à l'anarchie.
210. — La Guerre et la paix. Broch. de 8 p. in-8- imp. A Riant. — Trois chansons avec musique gravée : la Guerre et la paix, Mon serin ne chante plus, le Misérable.
Des chevaux dans le sang secouant leur crinière, Les plaintes des blessés se perdant dans la nuit, Et des femmes pleurant devant leur toit détruit. Voilà la guerre.
Toutes les nations souriant au progrès; Ni vaincus ni proscrits, ni vengeances ni haines^ Partout la Liberté brisant nos vieilles chaînes, \'oilà la paix !
2 11. — Le Guet-apens. 7 Mars 1871. 8 p. in-8; imp. Chaix. — Poésie, par Manfred.
212. — Guillaume à Joséphine. Placard avec dessin colorié, le recto seul est imprimé: imp. Grognet. — Guillaume essaie de séduire Joséphine. Guillaume, une guitare à la main, et Bismark, armé d'un trombone, soupirent un nocturne 'car c'est un nocturne !) aux pieds des murailles, du haut desquelles Paris, l'écouvillon en main, leur fait la nique.
L'auteur, M. T. de la Tramblais. fait répondre à Joséphine :
Selon la prudence,
Je n' donn' pas mon cœur
Sans avoir d'avance
L'avis du Secteur.
Ot' toi d' là ou j' crache,
Vieux roi moustachu.
Ou crains la cravache
De Monsieur Trochu.
La cravache de Trochu !
21 3. — Gustave Flourens, martyr de la
.iberté. Placard avec portrait, le recto seul est mprimé: imp. Grognet. — C'est une petite biogra- )hie de ce malheureux garçon, qui méritait mieux lue la hn qu'il a eue.