Paris meurt et ne se rend pas
Placard; imp. Masquin. — Ce chant des remparts est signé Névo.
Hélas! Paris ne se rend pas... ^ mais on le rend.
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2go. — Paris n'est pas perdu. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Morris.
Mais sans en avoir l'air, Paris dit au coquin : Tu vas avoir alïaire à moi, mon vieux gredin ! Puis sortant tout à coup vite il le déconfit, Puis avec politesse, il le reconduisit.
Guillaume voyant ça n'en fut pas bien content, Il dit : J' voulais Paris, mais c'était pas 1' moment, Badingue, battu, content, dit: Nous sommes deux vieux fous, J' te fais cadeau d' mon aigle, fais le voir pour deux sous.
L'auteur, qui a eu au moins la pudeur de ne pas signer, appelle cela un chant patriotique et républicain!
291. — Paris pour un beefsteak. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Berthélemy. — Cette chanson de M, Emile Dereux fut d'abord publiée dans la Patrie en danger; elle se chante sur l'air : Dis-moi, Trochu, dis-moi, t'en souviens-tu?
Vive la paix ! la France est aux enchères; Demain, Bourgeois, vous pourrez regoinfrer. Bismark attend au château de Ferrières Que dans Paris, Thiers lui dise d'entrer. Favre griffonne un dernier protocole, Trochu renonce à son plan incompris.
Allons, Bréhant, tourne la casserole : ) , n- r
Pour un beefsteak, on va rendre Paris. \ ^
Etc.
292. — Paris prussien. lo février 1871. 8 p. in-8; imp. Claye. — Hommage à l'amiral Saisset, par J. Poisle Desgranges. (Voir les n"" iSy, ib8, 3i5 et 423.)
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On sortit. . . Mais, hélas ! on fit peu de chemin, Quand on pouvait tout droit s'en aller à Versaîlle, Et chez soi l'on rentra le jour de la bataille. . . Qui donc nous a trahis? Est-ce toi qui cédas," Peuple? Non, tu disais : « Restons toujours soldats! , Tes chefs ont-ils tremblé ?.
293. — Paris sera toujours Paris. Placard avec dessin, le recto seul est imprimé; imp. Chaumont.
Le peuple, mais le vrai, le peuple qui travaille Aura vite effacé l'œuvre de la canaille, '
1 1 nos braves soldats, gardez-vous d'en douter, Désormais sauront bien le faire respecter.
Etc.
294. — Paris vengé. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Noizette. — En tête, une petite vignette : la Vérité sortant de son puits; autour de cette vignette, encadrées dans des branches de laurier, les trois dates : 14 juillet 1789. 24 février 1848. 4 SEPTEMBRE 187O.
Sublime Trinité de dates immortelles!
Phares éblouissants, auréoles nouvelles,
Allez porter au monde un moment agité.
Ces mots remplis d'amour : Paix, Travail, Liberté.
L'Enfant de Paris, qui signe ce petit placard, continue en une prose non moins dithyrambique :'
« O PARIS! noble et vaillante cité, tu viens de remporter la plus belle des victoires!... Tu t'es trouvé contraint de recevoir dans tes murs un ennemi justement abhorré... Ici le Monde entier s'in-
cline devant toi... Quelle plus belle manifestation de ta force ? N'as-tu pas su réprimer ta colère i 1 u as fait taire le ressentiment de ton orgueil patriotique et tu as laisse libre un coin de ton sol à celui qui a voulu te contempler de plus près dans la majesté suprême de ta stoïque résignation. Ta victoire n'éclate-t-elie pas tout entière dans ce calme grandiose que tu t'es imposé?... »
Ah! ils sont heureux ceux qui savent se contenter ainsi... à bon marché.
2g5. — La Parisienne. Placard avec dessin, le recto seul est lithographie; imp. Talons.
Vous n'aurez pas notre grande cite !
L'art y ravive sa lumière ^
Pour féconder l'humanité!
Ame de la nature entière,
Paris, c'est le soleil. . . soufflez doncsa clarté. . .
Vous n'aurez pas notre grande cité.
Ce chant, composé sur le rhythme du Rhin allemand, est signé : Léon Charly.
2q6 - La Parisienne de 1870. Placard; 6 couplets signés Olivier Souvestre, 6« compagnie, 59® bataillon.
297. — Les Parricides. 4 p. in-i6; imp. Cordier. — Poésie, par Eugène Moreau.
oq8 - La Patrie en danger. Placard avec dessin colorié, le recto seul est imprimé; imp. Crognet - Cela est signé : AB. B. et se chante sur
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l'air de : la Clef des champs, un air de circonstance, comme on voit.
Les Prussiens ont l'audace De menacer nos murs; Qu'il ne reste pas trace De leurs désirs impurs ; Qu'un efïbrt volontaire, En fasse des engrais.
Etc.
299. — La Patrie en danger, guerre a outrance. Placard dont le recto seul est imprimé ; imp. Vert.
Au canon la parole. Sa voix formidable A réveillé nos cœurs intrépides, indomptables : Le glaive est tiré, le sang coule à grands flots, Demain peut-être nous dira le dernier mot.
Il serait cependant si facile de ne point faire de vers, bien qu'on ait encore la modestie de les signer seulement des initiales X. B.
3oo. — La Patrie en danger. Placard avec filets noirs, le recto seul est lithographie; imp. Grognet.
Sur la Lorraine et sur l'Alsace Vous voudriez mettre la main.
En vérité c'est trop d'audace Vous outragez le genre humain.
Tout l'univers qui nous regarde Applaudit à notre réveil ; Il maudit la Prusse blafarde La France est toujours le soleil !
Malheureusement, il y a des moments où le soleil ne se montre pas.
Ce chant de M. Alfred Vollard se chantait sur l'air du Chant du soldat, de Pierre Dupont.
3oi. — Le Patriote, almanach pour 1871. 2 p. in-foL, sans nom d'imprimeur. — Le verso de ce feuillet a pour titre : HISTOIRE DES TRA- HISONS ET CONSPIRATIONS des républicains BONAPARTE CONTRE LA REPUBLIQUE et CSt signé :
Renauld.
Il y a un peu de tout dans ce petit pamphlet légitimiste, une chanson de Lacenaire : Pétition d'un voleur a Louis-Philippe; une autre chanson intitulée ; le Dieu des voleurs (contre Napoléon 1")... L'auteur conclut que si la France est envahie, dévastée, rançonnée, la faute en est aux bonapartistes et philippistes : « Nous avons la République!... oui; mais la République n'est pas le dernier mot de l'humanité, elle n'est que la proclamation éclatante de ses droits imprescriptibles... L'honneur me crie qu'en France il n'y a qu'un seul principe légitime : la République et la Monarchie héréditaire, à laquelle la France doit toutes ses libertés, toutes ses gloires, son prestige, sa prépondérance, son homogénéité. »