‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 10 sur 113 · Au travailleur des campagnes · texte numérisé non relu

Au travailleur des campagnes

AVRIL 1871, 4 p. in-4.; imp. nationale. — C'est la pièce fort connue qui commence par ces mots ; Frère, on te trompe. Nos intérêts sont les mêmes^ et qui finit par ceux-ci : La terre au paysan^ l'outil à l'ouvrier, le travail pour tous.

La Commune de Paris en fit tirer un grand nombre d'exemplaires qui furent envoyés dans les départements^ à la suite des uns, 5e trouve une

adresse de la Commission executive : Cournet, Delescluze, Pyat, Tridon, Vaillant et Vermorel, aux départements . t Paris n'aspire qu'à fonder la République et à conquérir ses franchises communales, heureux de fournir un exemple aux autres communes de France. Si la Commune de Paris est sortie du cercle de ses attributions normales, c'est à son grand regret; c'est pour répondre à l'état de guerre provoqué par le gouvernement de Versailles. Paris n'aspire qu'à se renfermer dans son autonomie, plein de respect pour les droits égaux des autres communes de France. Quant aux membres de la Commune, ils n'ont d'autre ambition que de voir arriver le jouroU Paris, délivré des royalistes qui le menacent, pourra procéder à de nouvelles élections. »

D'autres exemplaires de cette pièce sont suivis de fragments d'une lettre remarquable adressée, à la date du 18 avril, par Delescluze à ses anciens collaborateurs du Réveil du Peuple^ et dont la réimpression a été ordonnée par le délégué aux relations extérieures.

28. — Aux daines infirmières de T ambulance de l'église de la Trinité. 3 p. in-8, imp. Renou. — Poésie, par Auguste Parmentier.

29. — Aux défenseurs de Paris et de la patrie. Placard dont le recto seul est imprimé ; imp. J. Rigal. — C'est une cantate patriotique du colonel E. Grégoire, qui ne me semble pas avoir une 'Je idée bien nette de ce qui s'est passé, témoin cette ^*^ strophe : '^•^

Chanzy, Charette . et le sage Faidherbe, Marchaient d'accord pour délivrer Paris;

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Ils transformaient des mobiles imberbes, De marche en marche, en troupiers aguerris, p . c\

Quand tout-à-coup un borgne Don Quichotte u^^^Jj^ ^ •* Qu i se do nn ait le rang Jernarlcha l. «^»-^ W*W^ J^ Xf Vint ruiner ce plan si patriote, .^.^ )>'m4- vx^a wwy,

Et se sauva sur son meilleur cheval ) ^ \^4,'»JjL uJ^yû

Je ne comprends pas ! . . . C^v^^nA^xi. • .

3o. — Alix jeunes gens armés pour la défense de la patrie, i p. in-fol.; imp. Donnaud. — Par Sarah d'Orviédo.

3i. —Aux murailles I 3 pages in-8; imp.

Claye. — Pièce de vers, signée Placide Couly.

32. — L'Avenir. 4 p. in-8; imp. Claye. — Poésie d'Auguste Roussel, de Méry. Du même auteur rÉPÎTRE AU ROI GUILLAUME. 4 p. in-8; imp. Rochette. — Une édition de la pièce ï Avenir est suivie de ï Opinion du hasard sur Napoléon III.

33. — L'Avocat larmoyant. Placard dont le recto seul est imprimé ; imp. E. Blot. — C'est une complainte signée L. G.

Pour terminer la complainte

De l'avocat larmoyant,

Qu' vous écoutez en bâillant,

Mais sans proférer un' plainte.

Je dois vous dire vraiment,

Qu' c'était bien l'homm' du moment.

Car d'puis l'avèn'ment d' l'empire Le peuple pourri, gâté.

Frustré, berné, garrotté, Abruti, n'osant rien dire.

Devait nécessairement S' laisser rouler carrément.

Jul's se chargea de le faire.

34. — Badin guet I®**. Placard aarec dessin colorié, le recto seul est imprimé; imp. Grognet. — Le dessin représente Napoléon III — passé au bleu de Prusse — , assis dans une cuve comme s'il prenait un bain de siège; sur la cuve on lit : Un général passé au bleu de Prusse, A droite, un melon, une épée brisée ; à gauche, une tête d'âne, etc. Le tout, signé A.-B. B., est accompagné d'une chanson dont voici le refrain mélancolique :

Console-toi, car pour la France Tu restes Badinguet I^r.

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