‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 102 sur 113 · La Statue de Straeboiu^g. Placard · texte numérisé non relu

La Statue de Straeboiu^g. Placard

ivec dessin cclorié, le recto seul est imprimé; imp. Grognet, — Au bas de la statue de Strasbourg, un médaillon représentant le général Uhrich ; sur les côtés^, trois couplets d'un chant patriotique signé AB.-B.

Bientôt, bientôt, ville chérie

Vers toi nous volerons vainqueurs !

Hélas I

Aux armes, citoyens, Jurons tous en ce jour,

Jurons! jurons!

De vous venger Brave Uhrich et Strasbourg.

Nous avons vu plus haut (n° 257) que|ioi|s pouvions en rabattre au moins la moitié,

401. r- Sti^asbourg. 3 p. in-8; imp. A. Chaix. — Poésie, par Léon Despierres, ouvrier imprimeur.

402. — Les Succès du jour. In-12; imp* V;:rt» — Choix de romances et chansonnettes

chantées dans tous les concerts de Paris et débitées sur la voie publique par petits cahiers.

MM. Sénéchal, A. Rémy, Thuillier, Pacra sont ceux qui alimentent le plus souvent ce recueil.

Les questions du jour y sont traitées légèrement, mais sous une forme assez vive; ainsi, dans la chanson intitulée le Plan de saint Trochu^ je lis :

Ton plan, très-illustre Rodin, N'était que le plan d*un gredin :

Il nous a conduits à la ruine.

Au rationnement, à la famine.

Il nous livra, les poings liés, Aux Prussiens, tes dignes alliés.

Quant à la grosse questign des loyers, Tauteur la vide sans grand effort d'imagination :

Quand les puissants s* batt'nt, qu'est-ce qui r'çoit les horions,

C'est toujours la classe ouvrière, Si on vous payait, mais alors nous serions

Doublement victim's de la guerre.

Et il propose cet article unique :

Considérant que les citoyens,

D' payer leurs termes n'en n'ont pas les moyens,

Chaqu' propriétaire peut s' fouiller,

Personn' ne payera son loyer.

4o3. — Suppression des loyers pendant le siège par l'assemblée nationale. 2 p. infol.; imp. Berthélemy. — Toute mesure qui ne supprimerait pas les loyers pendant le siège, purement et simplement, sans restrictions ni réserves serait aussi injuste qu'anti-sociale.

Nous avons fait le sacrifice de six mois de notre existence à la patrie, ce n'est pas trop ; mais les propriétaires n'en doivent pas moins faire le sacrifice de neuf mois de leurs revenus; c'est encore moins.

Et l'auteur anonyme, devenant de plus en plus vif, dit aux commerçants : Le 3 1 Octobre vous avez pris les armes contre des républicains plus sincères, plus clairvoyants et plus intelligents que vous; que vos turpitudes présentes vous rappellent vos faiblesses passées et nous garantissent de vos fautes futures.

Citoyens, c'est l'heure de liquider le passé et de régler notre avenir. Les propriétaires ne savent pas ce qu'ils font! Ils remettent tout en question et ils préparent la solution de la question sociale! Mieux que les écrits et les discours de nos plus zélés socialistes, ils nous font toucher la plaie du doigt. C'est en nous condamnant, les malheureux, qu'ils prononcent leur arrêt de mort.

A la suite de ce factum, se trouve une note assez amusante que je ne puis qu'indiquer :

Doit M. X***, bonapartiste et propriétaire^ au citoyen F..., son locataire^ savoir :

Dommages-intérêts pour avoir voté oui au 8 Mai 1870, etc.; avoir ainsi mis en péril la part de souveraineté du demandeur, souveraineté qu'il ne peut estimer moins que le prix qui est coté à la direction des chemins de fer du Midi (2,100 fr., traitement fixe annuel) ;

N'avoir fait aucun service et s'être tout le temps caché derrière ses persicnnes, etc., soit le capital du traitement du demandeur, à 5 p. 100. 2,100 mul-

iipliépar2, multiplié par 10 égal . . . 42,000 fr.

Frais de dépenses de la femme et des deux enfants du citoyen V. qui, prenant la défense au sérieux, les avait envoyés en province 1,000 fr.

Cinq plastrons de tôles d'acier yS fr.

Secours donnés par cet excellent locataire aux autres habitants de la maison^ malheureux qui seraient morts de faim s'ils n'avaient eu que le propriétaire pour les secourir, etc. . . . 36o fr.

Témoignage du citoyen L. prouvant que V. lui a vendu 3 fr. seulement un boisseau et demi de pommes de terre alors qu'on n'en trouvait plus pour 10 fr 40 fr.

Achat d'un fusil de précision 220 Ir.

En retranchant trois termes dus par le citoyen Y. sur son loyer qui est de 3 20 fr. par an, il reste dû net, par M. X.., au citoyen F..., membre de V Internationale : 43,455 francs.

404. — Suppression des loyers pendant le siège par l'assemblée nationale. 6 mars 1871. 2 p. in-fol.; imp; Berthélemy. — Suivi d'une poésie intitulée : Après Sedan, par Charles More.

405. — Système de défense de l9^ ville de Paris. 2 p. in-fol. ; imp. Berthélemy. — ^ C'est un projet présenté par M. Chauvier à MM, les membres qui Composent le comité de 1^ Défense nationale.

M. Adolphe Chauvier a présenté, en outre, un système d'approvisionnement de Paris.

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