‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 16 sur 113 · Ce que doivent considérer M · texte numérisé non relu

Ce que doivent considérer M

Thiers et l'Assemblée de Bordeaux, traitant AVEC Guillaume et Bismarck. 2 p. in-folio; imp. G. Masquin. — J.-P. Bertrand est vraiment infatigable; ses vues sont bonnes, mais....

Ainsi, il désirerait voir établir une véritable fraternité entre les hommes. Les hommes, enfants d'une même famille, doivent vivre en frères. Le fort doit au faible sa protection ; le faible a le droit de la réclamer. Supposez pénétrés de cette idée, habitués à se traiter en frères, tous ces rejetons..., etc.

C'est très-joli, tout cela, mais le malheur veut que J.-P. Bertrand se taise absolument sur les moyens pratiques pour arriver à ce résultat. (Voir n*» io3.)

64. — Ce que veut Paris, ce que veut la France, réponse a mm. thiers et jules favre. 2 p. in-folio; typ. Rouge. — Le signataire, A. L. G., s'adresse aux Membres de la Commune de Paris et les conjure de faire un suprême appel à la conciliation, « non pas à l'Assemblée de Versailles, non pas aux misérables qui l'ont fait élire et la soutiennent ; non pas à cette tourbe policière, à toute cette corruption militaire et admi-

nîstratîve de l'Empire, à cette magistrature turpide, à ce clergé sans charité , à cette noblesse sans honneur, à cet état-major sans instruction et sans

courage ; mais à ParisI mais à la France! mais

au monde! trompés par les agissements et les mensonges de tous ces parasites concussionnaires. »

Il leur dit de s'arrêter sur la pente fatale où ils glissent , de ne plus faire verser le sang de ces héroïques prolétaires « qui vous le donnent depuis huit Jours avec un dévouement si généreux, avec une si aveugle confiance » , que dans un but précis et accepté de tous. Il les supplie de s'adjoindre les députés de Paris « dont la présence à l'Assemblée de Versailles est en ce moment un non-sens, et presque une désertion, depuis que cette Assemblée criminelle fait assaillir et mitrailler les citoyens qui les ont élus » et les engage « à lancer par-dessus les murs » d'intrépides aéronautes qui emporteront dans leur nacelle, en guise de lest, trois décrets qu'il leur propose, plus un petit projet de constitution... pacte social sur lequel nous ne nous étendrons pas, attendu que le moment de s'en servir nous semble encore fort éloigné.

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