‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 21 sur 113 · Les Chefs révolutionnaires, g · texte numérisé non relu

Les Chefs révolutionnaires, g

FLOURENs. 8 p. in-8; imp. Berthélemy. — Premier et unique numéro d'une publication du citoyen Vindex. Cette biographie se termine ainsi : « Au moment oîi il franchissait sans escorte la petite porte conduisant à la berge de la Seine, il fallut passer devant le capitaine Desmarets, qui attendait à cette même porte. Le capitaine avait à la main son sabre nu et en asséna un coup furieux sur la tête du prisonnier. Flourens tomba; alors un gendarme lui tira un coup de fusil à bout portant. — Depuis, le héros, tombé pour la cause de la France et de rhumanité, a été déposé furtivement dans le tombeau de sa famille, en attendant que le peuple lui fasse des funérailles solennelles. »

80. — Les Cinq milliards payés par la Commune. 2 p. in-fol.; imp. G. Masquin. — L'auteur anonyme vient offrir un moyen qu'il sait n'être un secret pour personne ; d'autres l'ont trouvé avant moi, dit-il, ce n'est ni une conception purement théorique , ni une excentricité du domaine de l'imagination, c'est, au contraire, une idée pratique, simple, claire, limpide, à la portée de la plus simple intelligence , mais qui , cependant , pour être bien comprise, ne peut l'être que par des personnes ayant de la bonne foi, de la sincérité et du sens commun...

Vous le voyez venir; c'est tout simplement la mise en vente immédiate de tous les biens quel-

conques mobiliers ou immobiliers, provenant des gouvernements passés, ainsi que la vente des biens dits du clergé : « Versailles, Saint-Cloud, Compiègne, Fontainebleau et autres demeures princières , divisées en petits lots , augmenteront la population de nos environs. La charrue, la bêche effaceront de ces lieux les souillures de leurs royaux habitants. »

Il pense qu'en six mois l'affaire peut être liquidée ; mais, comme il n'espère pas que la Republique versaillàise se prête à cette équitable restitution, il eogage le peuple à la demander simplement à la Commune : Ton salut^ celui de la République en dépendent!

8 1 . — Code du vrai républicain. Préceptes ET MAXIMES. 8 p. in-8 ; imp. G. Masquin. — Des versl.... Il y a des moments oti les meilleures natures s'aigrissent, on devient dur et presque cruel; ainsi, quand je suis arrivé à la fin de cette pièce et en voyant cette signature : Une victime du deux décembre^ je me suis écrié : C'est bien fait, tu ne devais pas l'avoir volé I

De suite, j'ai rougi de ce sentiment... mais je ne l'en ai pas moins eu; et dussé-je rougir encore... après cela^ j'aime mieux prendre le lecteur à témoin :

Quel est le sort qui nous attend après la mort ?

Des prix pour la vertu, des peines pour le crime ; Cest le frein du méchant, l'espoir du malheureux, La consolation du juste qu'on opprime.

Espérons dans le doute et soyons vertueux.

Comment faut-il honorer Dieu ?

L'ordre de l'univers atteste sa puissance ;

Tout est pour les hun^ains ou n>erveille ou bienfait;

Son culte est le respect et la reconnaissance, L'hommage qu'il préfère est le bien que l'on fait.

N*est-ce pas qu'il est des victimes du deux Décembre plus intéressantes?

82. —La Colonne. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. du Tribun du peuple. — La colonne devait avoir sa complainte, elle l'eut :

Des orchestres très-conv*nables Et qui jouaient en mêm' temps, Mais sur des airs différents.

Rendaient la fête agréable.

On s' s'rait cru à l'Opéra, Qui d'ailleurs n'est pas loin d' là.

Quant à la moralité, elle est des plus simples :

Peuple, apprends par cette histoire

A n' plus porter sur ton dos

Ces Jean-Foutres de héros

Qui t' causent tant de déboires. . .

Et voilà comme en tirant

On abat tous les tyrans.

83. — Le Combat entre la Prusse et la France, en Tan 1870. Placard; imp. Moquet.

— Mort aux Prussiens! c'est le cri de Paris, chant nouveau et patriotique par Achille Blondelle.

84. - Combattre I 7 décembre 1870. 4 p. in-8; imp. J. Claye. — Hommage aux membres du Gouvernement de la Défense nationale par J. Poisle- Desgranges, Président de la Société des travaux littéraires, artistiques et scientifiques.

Que Pherbe refleurisse au-dessus du cercueil Qui plooge en ce moment toute la France en deuil ! Et que d*un même élan notre cœur sache battre Quand' l'honneur nous redit: SoldatSy il faut combattre!

Le 7 Décembre I II y avait déjà longtemps que ces Messieurs de la Défense nationale n'entendaient plus de cette oreille-là.

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