La Commune dévoilée par un ami des
TRAVAILLEURS. I p. iu-fol.; imp. Vallée. — Cette pièce, signée Charles Petit, adjoint au maire de la commune d'Asnières (SeineJ, et qui se termine par ces mots : a Vive la République française I Vive la Commune municipale I » porte en tête : n" i. Une note, placée à la fin, indiquait en effet que M. Petit, qui venait d'exposer ses idées en matière de Com-
tnune dans le n° i, donnerait, dans le n<» 2, Tapplication du système communal à tous les corps constitués de l'État, sous le régime gouvernemental de la République française, une et indivisible.
Mais l'application du système communal se fit à coups de fusil..., ei M. Petit, qui ne l'entendait pas ainsi, ne souffla plus mot. (Voir le n° 278.)
91. — La Complainte de Badinguet. Placard avec dessin colorié, le recto seul est imprimé; imp. Vallée. — 34 couplets sur l'air de Fualdès, Napoléon raconte son évasion de Ham :
Grâce à sa planche bénite, Je dissimulai mon nez; Et les soldats étonnés Disaient, protégeant ma fuite :
Nous l'avons tous vu déjà, Ce n'est qu'un simple goujat.
Le dessin est assez amusant; Napoléon, la cigarette aux lèvres, joue de l'orgue de Barbarie; devant lui, le prince impérial, les doigts dans le nez, tend aux Prussiens le képi de son père ; sur l'orgue, le petit chapeau de la légende et l'aigle de Boulogne...
92. — Complainte de la Commune. Placard avec vignettes 5 le recto seul est autographié; imp. Leclercq. — Voici la morale de cette ineptie en 22 couplets, signée G. O. Graphy.
De ce drame assez peu drôle On peut toujours concluer Qu'il ne faut jamais jouer Avec l'huile de pétrole, Car à de certains moments Ça caus' des désagréments.
93. — Le Complot découvert. Placard in-foL; imp. G. Masquin. — L'auteur de^ct factum prétend avoir trouvé dans les poches d'un zouave du pape, fait prisonnier dans les dernières affaires, une correspondance inédite des souverains de l'Europe, donnant la clef des principaux événements depuis le commencement de la guerre. Je lui préfère La Conspiration des jésuites contre la République (n° 104) qui, évidemment, est du même auteur. Cette pièce satirique est bien supérieure à celle-ci.
94. — Un Compte à régler entre Paris et la province. 18 mars 1871. 8 p. in-8; imp. Rouge.
95. — Conciliation sociale. 4 pages in-8; imp. Vallée. — Cet appel à la conciliation est signé : Frédéric Hubert M.*, véritable ami du Peuple et de Vhumanité, Il y a là un petit projet d'impôt social rémunérateur que je n'ai ni à louer ni à blâmer, mais que le citoyen Hubert aura bien de la peine à faire entrer dans la tête des bourgeois. Repoussant les doctrines des députés de la droite ultra et des députés de la gauche ultra, il demande des réformes en faveur du peuple, et, avant tout, il veut des garanties sociales : i°que le pain soit délivré gratuitement au riche comme au pauvre; 2° il y a de l'eau à la rivière ; 3° avec du pain et de Teau, personne ne meurt de faim. Il demande aussi que les vieillards de soixante ans, de cinquante-cinq ans même, hommes comme femmes, — vieux soldats de la civilisation, — reçoivent une pension de 600 ou 800 francs.
Etc.