‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 28 sur 113 · Le Cri du cœur, mars 1871. 2 p · texte numérisé non relu

Le Cri du cœur, mars 1871. 2 p

in-fol.; imp. Berthélemy. — Ce cri est poussé

par le citoyen Théophore Budaille, un particulier qui, en 1869, fit quelque bruit dans les réunions publiques. On se souvient que le commissaire de police ne trouvant chez ledit Théophore que des portraits de l'empereur, de la famille impériale, s'écria : « Au lieu de vous arrêter, à la place du préfet de police, je vous emploierais. »

Ami de l'empereur, mais ennemi de son gouvernement depuis que celui-ci lui avait refusé une capitainerie dans la garde mobile ( bien avant la guerre), le sieur Budaille, qui avait mis aux augustes pieds de leurs majestés l'Empereur, l'Impératrice et le Prince votre fils et notre espérance^ son sang vendéen ainsi que le dévouement désintéressé de toute sa famille, s'écria, en s'entendant condamner à un an de prison : « Si vos poursuites creusent entre vous et moi un abîme, c'est vous qui l'aurez voulu. »

Quant au cri du cœur^ c'est un cri d'indignation contre le général d'Aurelle de Paladines et contre les membres du Gouvernement de la défense nationale, préparant sciemment et tranquillement la guerre civile ; malheureusement, ce que j'ai dit plus haut du sieur Budaille enlève toute autorité à ses cris, sanglots et imprécations !

Page 1