‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 33 sur 113 · Défense de Paris, complainte et · texte numérisé non relu

Défense de Paris, complainte et

RÉCIT VÉRIDIQUE DES MAUX SOUFFERTS PAR LA POPULA- TION PARISIENNE PENDANT LE SIEGE. Placard doUt le

recto seul est imprimé; imp. E, Vert. — Air de FUALDÈs ! Vingt-deux couplets.

Lors du fameux plébiscite.

Sans tous ceux qu' ont voté oui On n'aurait pas aujourd'hui Cette guerre tant maudite :

Paris qui n'y est pour rien A cette heure en souffre bien.

L.'auteur anonyme fait le récit des souffrances qu'endure le peuple; il ne désespère cependant pas et termine par ces mots :

On ne vaincra pas Pa^is Tant que nous serons unis!

123. — La Défense de Paris. i8 février 1871. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Vert. — Complainte et récit véridique des maux soufferts par la population parisienne pendant le siège. 22 couplets. — Une autre édition, du 24 février 1871, est suivie du Testament de Badinguet^ 18 couplets.

124. — La Défense de Paris. 2 p. in-4; imp. Berthélemy. — Chant national, signé Marins Turrel.

12 5. — Défense nationale, intérieur et extérieur. PROTESTATION AU GÉNÉRAL VINOY, COMMANDANT EN CHEF DE l'aRMÉE DE PARIS. 27 JANVIER 187I. 4 p.

in-foL; imp. Alcan-Lévy. — Le signataire de cette protestation, M. Alexandre Laya, avocat à la cour d'appel, lieutenant-colonel de la légion des vétérans parisiens (voir mon Histoire des Journaux publiés à Paris pendant le siège et sous la Commune, p. 57), n'est pas content, mais pas content du tout, de ce qu'on a fait pendant le siège; il demande au général Vinoy la démission des membres du Gouvernement de la défense nationale, à l'exception de Jules Favre, de Pelletan, de Dorian et d'Ernest Picard; la destitution immédiate de Clément Thomas, incapable et impopulaire^ et de son état-major tout entier. Puis il parle de ïincurie et de l'impuissance d'Emmanuel Arago, de ï inintelligence de Charles Ferry qu'il appelle ce monsieur^ de la crédulité^ des rêveries et de ï inaction de Trochu...; bref, il y en a pour tout le monde, pour M. Montagut, un colonel d'état-major qui ne voulut pas comprendre la portée immense de l'institution des vétérans pari-

siens et qui répondit gracieusement : Nous n'avons pas besoin de vous! et pour le général d'artillerie Guiod, qui ne cessait de dire : J'ai trop d'artilleurs! etc., etc.

Il termine : « Hélas ! on nous dit que tout est fini 1 1 ! Allons, le mot du premier empereur se réalise : Dans cinquante ans l'Europe sera républicaine ou cosaque : elle devient définitivement COSAQUE. » Cependant il n'y peut croire et pousse ce dernier cri :

PAS d'armistice 1 PAS DE PAIXI

« Et c'est au moment où l'on vous a confié, général, le commandement de l'armée, qu'on capitulerail! Est-ce une lâcheté? est-ce une trahison? est-ce

un piège tendu à votre loyauté? Non, vous ne

tolérerez pas une pareille escobarderie I . . . Non, mon général, vous ne laisseriez pas supposer que Ton veuille vous assimiler à Bazaine. »

126. — Le Déûlé prussien. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Schiller. — Poésie, signée Léon Charly.

Pour traverser Paris, ils ont des droits de peste : Restons cois, de dédain souffletons le bourreau ; Que le vide absolu des boulevards proteste Contre le défilé-fléau !

Coule a longs flots, armée invaincue — et sans gloire; Tu seras l'Océan qui se jette à l'égout :

C'est par le crime seul que tu tiens à l'histoire. .• Notre haine n'est qu'un dégoût!

Cela sort heureusement des poésies que nous avons trop souvent l'occasion de citer.

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