LA JUSTICE POUR TOUS ET POUR CHACUN I
Pour copie conforme : Albert de Chateauneuf. »
129. — Démonstration des droits de la Commune de Paris. 2 p. in-foL; typ. Rouge.
— Canard P.-J. Bertrand. C'est toujours le même ; le titre seul change quelquefois. (Voir n* io3.)
1 3o. — Le Denier du travailleur. 4 p. in-8 ; imp. Rigal. — Appel poétique à une souscription fraternelle, par Eugène Tartaret.
i3i. — De Profundis pour la Patrie.
28 FÉVRIER 1871 . Placard avec filets noirs; le recto seul est imprimé; imp. Lefebvre.
De profundis! vers vous je crie.
Seigneur ! pour ma pauvre Patrie ! Demain, d'un insolent vainqueur, Paris, notre âme, notre cœur, Subit l'odieuse présence.
Demain, se meurt toute espérance !
Demain, la cendre sur le front, Courbé sous le sanglant affront, Du fond de l'abîme je crie :
Seigneur ! pour la pauvre Patrie, De profundis !
Etc.
Cette pièce est signée de l'initiale L. *
i32. — La Dernière heure du roi Guillaume. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. E. Vert. — La même pièce — seulement celle-ci est imprimée — que celle publiée sous ce titre : le Confesseur du roi Guillaume (voir le n° 97). — L'auteur, Amédée Bonnet, a fait quelques corrections ; au lieu de :
De tes lâches succès arrachés à un lâche,
on lit :
De tes lâches succès que t'a vendus un lâche ;
au lieu de :
Oh rois ! oh empereurs ! au nom de vos victimes, Expiez dans l'exil l'horreur de tous vos crimes, Votre règne a vécu.
— 5i — on lit :
Guillaume et toi Bismark ! le sang de vos victimes Évoque un châtiment à l'horreur de vos crimes; Contre vous guerre à mort !
Puis au lieu de :
Tyrans, vous n'êtes plus, — Forbans, vous n'êtes plus.
Une s majuscule à Sainte-République, une r minuscule au mot roi. ainsi que quelques autres légers changements, indiquent assez chez l'auteur quels progrès a fait l'instruction démocratique. Les gens qui ne sont jamais contents trouveront, je le parierais, que ce n'était pas la peine, pour si peu, de réimprimer cette pièce de vers.
i33. — Dernière lettre de Guillaume à Axzgusta. Placard autographié; imp. Vert. — Une pièce de vers et quels vers I Guillaume raconte à Augusta qu'il a bombardé Paris et que Paris vient de se rendre :
Minuit sonne et je me couche, l'âme ravie, Et Moltke est en caleçon, Bismark en . . . fantaisie, En soufflant ma bougie avec ma verve — adieux. Je baise ton front rose. — Ainsi baisent les dieux l
Cela est signé Léontius Guérinus.