Elégie. 14 mars 1871. 1 p. in-8; imp
Appert. — Poésie, par Ménard,
i55. — Les Elus de Paris. Placard avec portraits, le recto seul est autographié; lith. Ba-
rôusse. — MM. Bibi et Lolo (sic) ont jugé à propos de mettre sous chacun de ces portraits ^Ao^ochargés un quatrain, auquel je préfère encore le portrait, si mauvais qu'il soit :
A l'Assemblée discute-t-on, Toujours il place un mot malin, Et chacun admire le ton De Jupiter qu'a prit Tolain.
J'ai remarqué quelques vilaines têtes : MM. Vacherot, Littré, Quinet...
Je doute que les Grecs eussent tapissé leur ôaXafiioç avec de pareils magots.
i56. — L'Epée de Sedan. 2 p. in-8; împ.
Cordier. — Cette pièce de vers, dont l'auteur est M. Edouard Prével, de la 8® compagnie du 148® bataillon de la garde nationale, a été dite au théâtre de la Porte-Saint-Martin, à une représentation donnée par ce bataillon, le 14 novembre 1870.
iSy. — Epître à Bismark. Janvier 1871.
8 p. in-8 ; imp. Claye. — Aux mânes des victimes de la guerre et du bombardement de Paris.
(Voir les n<»* i58, 292, 3i5 et 423.) M. Poisle- Desgrange fait un singulier portrait du roi Guillaume :
Son regard était fauve; il avait la moustache Épaisse comme un bois qui n'a point vu la hache.
Quant à M. de Bismark, dame I il lui exprime vivement la façon dont il voudrait le voir :
Je veux par les deux pieds que le peuple te pende ! Si tu pousses des cris, qu'un vautour les entende !
Qu'il te crève chaque œil pour en chasseï* l'éclair î
Qu'il t'arrache le foie et s'en repaisse en l'air !
Qu'il revienne t'ôter les entrailles fumantes !
Que tout ton corps, Bisn^ark, soit de chairs palpitantes !
Et pour les consumer qu'un enfer dévorant
S'entr'ouvre avec fureur ! . . .
i58. — Epître au roi de Prusse. Décembre 1870. 4 p. in-8 ; imp. Claye. — Dans cette pièce dédiée à M'*° Agar, de la Comédie-Française, M. Poisle- Desgranges (voir les n<»* 157, 292, 3i5 et 423) fait une description terrible des malheurs de la guerre et dit à Guillaume :
Tu vis ^ela, Guillaume, et tu fus sans émoi ; Ah ! qu'on a le cœur dur sous le manteau de roi ! Si l'homme devient bronze en montant sur le trône, Peuple ! brise à tes pieds la dernière couronne.
On sent germer dans le cerveau dupoëtedes idées de régicide :
César en raccourci ! César de bas-empire !
Je m'étonne, en ce jour où la haine transpire. Qu'un Spartiate prussien, lassé des conquérants, Qu'un moderne Brutus n'ait point percé tes flancs !
1 59. — Epître patriotique. 28 janvier 1871 . I p. in-8; typ. Seringe. — Epître patriotique, mais peu poétique, signée Jules Dumont et vendue au profit des veuves et des orphelins.
A la curée ! allons, Allemands ! oh ! guerriers. Accourez dans ce sang ramasser vos lauriers : Gavez-vous sans remords à ce banquet horrible; Mais gare ! la revanche, un jour, sera terrible !
160. — Les Espions à Paris. 8 p. in-8; imp. Dubuisson. — Signée : J. Jacquet.