‹ Les publications de la rue pendant le siége et la Commune: Satires - canards - complaintesChapitre 81 sur 113 · Forçat, l'air de ta mansarde t'étouffe, respire · texte numérisé non relu

Forçat, l'air de ta mansarde t'étouffe, respire

1. — Or, j'ai publié ceci pour que celui qui veut savoir, sache.

2. — J'ai publié ceci dans les douleurs de l'esclavage, après vingt années d'iniquités et d'injustices.

3. — J'ai publié ceci pour pouvoir dire : A tous par tous, peuple, médite et souviens-toi :

a Que tu es force et nombre, mais que tant que tu seras force et nombre sans idée, tu ne seras qu'une béte de somme. »

4. — J'ai publié ceci pour te dire, peuple! que ton émancipation réside dans ta solidarité; pour te

dire que l'heure la plus sombre est celle qui précède Taurore I

Etc.

306. — Les Peuples seront souverains et frères avec la République socialiste.

Placard dont le recto seul est imprimé ; imp, A. Vallée. — Pièce de vers, signée Poirson père, ancien officier au i" corps franc de la Lorraine^ Campagne de France.

Eh bien là, vraiment, si Poirson père ou le père Poirson, comme vous voudrez, me croyait, il renoncerait à tout jamais à la poésie; — la rime surtout ne lui réussit pas.

Cependant, je ne dis pas qu'il n'a ni rime, ni raison :

Si les peuples, un jour, finissaient par s'entendre, Ils pourraient sans soldats s'aider à se défendre; Plus ne serait besoin de ces vieux sénateurs Si grassement payés de leurs minces labeurs.

L'on ferait travailler les moines et les nonnes Et de leurs biens vendus l'on ferait des aumônes.

Etc.

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