Projet de Constitution soumis a
l'examen DE LA NATION FRANÇAISE. 2 p. iu-foL; imp.
A. Vallée. — Ce travail, qui n'est pas signé, n'est pas plus mauvais que d'autres publiés avant et depuis : l'auteur anonyme déclare que cette Constitution, basée sur le principe absolu de la souveraineté nationale, ne peut être promulguée ni par l'Assemblée nationale, ni par l'Assemblée communale de Paris, et il leur dit leur fait à toutes deux : « L'Assemblée nationale existante est le produit maladif et estropié d'une situation anormale; élue à peu près au hasard, pour un objet spécial, au milieu d'une crise épouvantable, troublée par la responsabilité morale qu'elle sent peser sur elle, ellen'a ni la liberté d'esprit, ni l'autorité morale nécessaires pour élaborer une Constitution. Quant à l'Assemblée communale de Paris, elle s'est fatalement engagée dans une voie sans issue, à l'entrée de laquelle elle a dû abandonner tout sens moral et toute justice; elle a cru pouvoir faire triompher par la force brutale les principes républicains qui sont la négation absolue de cette force, etc. »
Suit le projet de Constitution.
Pendant ce temps-là, l'Assemblée nationale et l'Assemblée communale s'envoyaient force obus qui tombaient régulièrement sur le dos de Jacques Bon-
homme, au bonheur duquel travaillaient cependant ces deux pouvoirs.
329. — Proposition à la France pour la mise en accusation des complices de Napoléon III, CONFORMÉMENT A LA LOI. 2 p. in-fol.;
imp. Bonaventure. — Ce canard, naturellement signé Bertrand, n'est que la reproduction exacte du canard intitulé : grande nouvelle, moyen de payer LES 5 milliards des prussiens, lequel n'était luimême que le canard vendu sous le titre de : les arrestations des roussins sortant des égouts, etc. (Voirn° io3.)
330. — Propositions de paix entre l'Assemblée de Versailles et la Commune de Paris. 2 p. in-fol.; imp. Bonaventure. — Toujours et encore le citoyen Bertrand; il trouve si bien ce qu'il a écrit au recto de son canard qu'il le réimprime au verso en plus gros caractères, et, cela a beau être vendu bon marché, on n'en a jamais pour son argent.
Soyons juste toutefois; cà et là, quelques phrases impayables :
a La honte qui semble s'être abattue comme l'orage sur la capitale de la civilisation, du dévouement, de l'équité, de l'industrie, se changera bientôt en une pluie fécondante, rosée qui, après une grande sécheresse, promet une abondante récolte d'hommes de cœur et devrais républicains. »
Ainsi soit-ill ( Voir le n° io3.)
33 1. — Les Provinces de France à leurs
sœurs Alsace et Lorraine, mars 1871.4 p.
in- 8 ; imp. Lefebvre. — De pauvres petits vers, signés L.
Nobles sœurs ! sur votre disgrâce Ne pleurez pas, Lorraine ! Alsace !
De la paix qu'il faut à nos camps Afin d'ensemencer nos champs Soyez les sublimes otages.
Etc.