RABLE AU MEILLEUR PROCÈS
Je the souviens de la profession de foi républicaine qu'adressait aux électeurs de la Marne, le 12 rtiars 1848, l'avocat Obriot; elle se terminait ainsi : « Maintenant que vous me cônilaissez, pi^éfé* rez-moi un plus digne, c'est-à-dire, lin plus intelligent, un plus zélé, un plus probe, un plus dévoué de corps et d'âme aux intérêts de mon pays et un plus capable de les comprendre, de les servit et de les défendre* >
35d. — La Régénération isoclàle joiâr la iProphylactique. cëuvre nationale patriotique POUVANT commencer duns quatre ôû six àHspàr Vd^ bolition des douanes et des octrois de la ville de Paris et le dégrèvement de V impôt territorial pouflés cultivateurs qui donneront leur concoUrs à l'œuvre en adoptant pour futhure /'ENGRAIS FRANÇAIS. AVRIL 1871. 4 p. gr. iii-fôlij inip; V. Goupy. — L'auteur de ce projet, M; Rudolph TUrecki, chimiste, économiste ^ membre de la i'ociétè des sciences industrielles^ honoré de deux tné^ dailles d'or (1860 et 1S6S), a consacré (Quarante àtis à mûrir cette œuvre gigantesque qui doit faire le bonheur de la France^ sa patrie adoptîve, et^ par suite, dé tous les peuples. Il appelle cette œUVt'e prophylactique, c'est-â-dirë préÈervdtHcÉ^ palreè qu'il croit que jamais nom n'aura été itlieUx justifié. Dans tous les cas, si la France tté le cotnprétiâit pas, cette publication lui enlèverait, sinon les motifs, du moins le droit de se plaindre.
C'est net et précis.
Ce qui l'est moins, e'est là suite» mois, peu versé
dans ces matières : création d* engrais religieusement purs ^ je ne me prononcerai pas; j ai seulement remarqué que cela commençait par un emprunt d'un milliard : Emprunt national de l'engrais français^ et que cela finissait par une note importante qui invite les citoyens à souscrire aux Études prophylactiques de l'auteur.
35 1. — Remise gratuite par la Commune DE TOUS LES OBJETS ENGAGÉS AU MONT-DE-
PIÉTÉ. — FORMALITÉS A REMPLIR. (VcntC aUtOriséC
par le Comité de sûreté générale^ en date du 2g avril iSyi,) 2 p. in-fol.; imp. Vert. — Le signataire de la présente, F. Deschamps, tient surtout à établir que les engagements effectués depuis un an ont eu pour motif le manque de travail et de toutes ressources, qu'en somme, ce n'est pas pour aller au bal masqué qufe l'on s'est privé, pendant le cruel hiver de 1 870-1 871, de ce qu'on pouvait posséder ayant quelque valeur, mais bien pour ne pas mourir de faim.
Cela fait, il propose à la Commune un projet de décret qui est à près celui qu'a rendu la Commune dans les premiers jours de mai.
352. — Les Remparts de Paris. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Lefebvre. — Ce cri national du colonel Grégoire est arrivé, à ce qu'il dit, à sa 16* édition; on peu le déclamer; on peut aussi le chanter sur l'air de la Marseillaise.
Aux remparts ! citoyens, soldats et Parisiens ! Marchons ! marchons !
Exterminons Bismark et ses Prussiens !
Le colonel Grégoijje appelle Napoléon : crapu- LÉON trois; c'est ce qu'il y a de plus amusant dans son cri national.
353. — Les Remparts de Paris. Chanson avec dessin colorié, le recto seul est imprimé; imp. Grognet. — Deux gardes nationaux se donnent la main et chantent, sur Tair du Chant du départ, un hymne patriotique qui n'a rien de commun avec celui qui Ta inspiré.
Jurons sur les remparts armés pour sa défense
De sauver la grande cité De laver dans le sang un danger qui PofTence (sic)
De sauver la fraternité
Brisons sous le choc de nos armes
Les crimes de la trahison
Qu'à jamais les lâches alarmes
Disparaissent de l'horizon.
L'honneur du pays nous appelle Sur les remparts il faut courir Que la France soit éternelle C'est aux tyrans seuls à périr.
La ponctuation probablement ad libitum!
354. — Le Renégat. Placard avec dessin, le recto seul est imprimé; imp. Lemaire. — Vous l'avez deviné, malgré l'embarras du choix, c'est Emile OUivier, Emile Ollivier, renégat et traître à la^atrie, comme dit la pancarte attachée à la potence au bas de laquelle se balance en effigie le chef du Ministère des honnêtes gens, en attendant, comme lui insinue délicatement M. Eaylac:
L'instant heureux de le feir' pour de bon.
A MoHèfàbcon, bàhdît liberticidci Des noirs corbeaux tu seras le festin | Tel est l'arrêt que le peuple décide^ Gomme autrefois pour Ollivier-le-Daim.
355.— réorganisation dô l^àf tnée fràn- ^âiisë. 8 j5. ih-8 ; imp. Diibuissoh. — ; Pliis ci*ârmées prétoriennes I tel est le cri de M, Léon Grenier, — et l'on voit comme on travaille à cela.
356. — Réponse à M. Thiers par un parisien. 2 p. in-fol.; typ. Alcan-Lévy. Cette pièce, signée Levaltier, répond â là proclamation... Par/siens,pense7^-y mûrerneni : dans très-peù de jours ^ nous serons dans Paris^ etc., proclamation que le Gouvernement fit réparidre à Paris dans la première quinzaine de mai et cjiii parut àù Journal officiel de Versailles, à la date du 7 mai 1871 . J'y trouve cette phrase significative \ « § VII. M. Thiers est véritabletneht stupide. Lé jour oti une porte de Paris serait forcée^ beaucoup d'hommes, qui sont restés immobiles jusqu'à présent, se feront tuer sur les ruines de leurs maisons. Beaucoup s'enseveliront sous leurs décombres fumants; et si la force restait du côté de Versailles, sachant la pensée intime des patriotes de Pans, on peut dire que, ce jour-là, Paris aurait vécu. »
3571 -^ Réponse de la Bellanger au- Bonaparte^ POUR FAIRE SUITE A LA LETTRE DU BOflÀ- PARTE A LA BELLANGER, PAR MBÎ, VÉEL ET HAMBURGER.
2 p. in-4; imp. Berthélemy. — L*auteur de cette chanson est le citoyen Emile Dereux, rédacteur de la Patrie eh danger.
Etc.
il colirt encor de par la France Des canards et des bruits divers^ Sur Phéroïque résistance Que Paris offre à l'unirers»
Entre nous tout le monde en giose.
Beaucoup de fracas, peu d'effet !
Ainsi continuait là prose Dé Marguerite à Badingiiet.
358i — Réponse du domte Blsznarok à un garde national de Paris. Placard dont le recto seul est autographié; impi B. Estorgues.
Guillaume savoure la bière. Vous l'ignorez peut-être Comme un autre vandal que la Gerriiaiiie Vdit naître; La fumée du houblon dissipe celle de là pdiidre. . .
Et je m'aperçois à Tinstant qtie M. Estorgues interdit formellement la reproduction de sa pièce de vers.
Il était temps, j'allais tout citer.
359i — Reprise de la guerre^ NotiVELLt:
ORGANISATION DE L ARMÉE. Placard dont le recto seul est imprimé; imp. Poitevin* *— L'auteur anonyme ne veut pas poursuivre une lutte inégalfe} aller plus loin quand l'honneur est sauf, dit-il, c'est achever la ruine de la France et, par cela, compromettre l'existence de la République. Quant à l'avenir, il l'appelle régénération-revanche et ne demande^ pour y arriver, que ce merveilleux outil indiqué par M. Thiers : I'union.
a Que notre devise soit donc : continuation de la guerre, réorganisation de l'armée par Tahiotl, f>ar
le culte constant, par Télévation progressive, sous la forme républicaine, de 1 ame de la France, la plus grande âme du peuple qui ait jamais vécu. »
Des mots I des mots I