M. Ed. Hughes, lot 487, Côte Saint-Michel
Le puits a 75 pieds de profondeur, entièrement dans du calcaire. Le niveau de l’eau est à 20 pieds au-dessous de la surface. L'eau est légère et se débite en grande quantité.
47. MM. Laing & Sons, coin des rues Sainte-Catherine et Parthenais.
Le puits a une profondeur de 325 pieds, dont les 56 pieds supérieurs sont dans de l'argile à blocaux et les 269 pieds inférieurs dans
du calcaire.
L'eau monte à 30 pieds de la surface et le puits est muni d’une pompe avec 36 pouces de course qui fournit un débit régulier de
36,000 gallons par jour.
En 1891, quelques semaines après que le puits eut été achevé, l’eau a été examinée par le professeur J. T. Donald, et voici le résultat d’une analyse partielle, indiqué en grains par gallon impérial:
#Carbonate de calcium... .. .. .. .......... 14-32 Carbonates alcalins avec un peu de silice... .... 5-51 SN PUR Er RU Matières en suspensiou.. .. +. +. «. ..
Les matières en suspension signalées dans l'analyse ont causé une turbulence qui a persisté même après que le puits eût été pompé pendant plusieurs semaines. Plus tard, cependant, elle a disparu et on a obtenu de l’eau parfaitement claire. Voir, page 49, une comparaison de cette eau et de celle des Bains Laurentiens.
48. Bains Laurentiens, MM. Robert White et Compagnie, 208 rue Craig.
Le puits a 285 pieds de profondeur, dont les 60 pieds du haut sont dans du drift—argiles et graviers—et les 225 pieds inférieurs « sont
* Avec un peu de “carbonate de magnesiun.
dans du calcaire. L'eau a été atteinte à 270 pieds. L'eau est montée, dans un tuyau, à 20 pieds de hauteur au-dessus de la surface du sol et a jailli au taux de 10,000 gallons par 24 heures. A certaines époques, cependant, on a constaté des variations de pression. En une occasion, peu de temps avant l'achèvement du forage, le niveau de l’eau, à 6 heures du soir, atteignait à peine la surface, mais pendant la nuit, l’eau a débordé du tuyau de 20 pieds et a inondé le bâtiment. On pompe maintenant le puits, qui donne 40,000 gallons par jour.
Quatre analyses ont été faites qui indiquent la composition de l’eau à certains intervalles dans une période de douze années. Ces analyses, faites par le professeur J. T. Donald, sont indiquées ci-après, en grains par gallon impérial:
: Octobre 28, | Août 26, Mars 31, Janvier Eléments constituants. 1891. 1892. 1896. 1908.
Il est intéressant de noter, à l'égard de cette eau, qu’elle contient une très petite quantité de carbonates de chaux et de magnésie et une forte proportion de earbonates alcalins. Ceci est d'autant plus notable que, dans l’eau du puits voi‘in, appartenant à MM. Laing et Cie, la proportion de ces éléments constituants est absolument inverse.+ (Voir analyse, page 48.) On n’a pas conservé d’échantillon des forages sauf un petit fragment provenant du niveau auquel l’eau
* Carbonates alcalins avec us peu de silice.
taux de deux Le artésiens dans la partie est de Montréal.
t Les Par J. T, Donald. Can. of Science, Vol. V, n° 2, avril 1892.
a été atteinte. L'examen a montré que ce n’était pas du calcaire, mais une roche schisteuse noire tendre traversée par quelques veinules d’une dolomie impure, de couleur claire. Au chalumeau la roche et les veinules fondent en verre globuleux. Cette argile schisteuse fait évidemment partie de l’une des couches qui sont interstratifiées avec le calcaire de Trenton. Le passage de l’eau au travers de cette argile schisteuse, au lieu du calcaire, est la cause de lexistence de la chaux en si petite quantité.
Une autre analyse par M. Milton Hersey, M.A.Sc., a donné les résultats suivants, en grains par gallon impérial:
Chlorures de sodium et de potassium.. .. .. .. 6.17 Sulfates de magnésium, calcium et sodium... .. 45.37 ee a es +
Il est probable que la grande proportion de sulfates indiquée dans cette analyse provient de ce que le magnésium, le calcium et le sodium y sont comptés comme sulfates, bien qu’ils soient, partiellement au moins, sous une forme différente.
Le tremblement de terre survenu dans l’automne de 1893 a produit dans l’eau une turbulence notable qui a duré à peu près un jour et demi.
Une partie de l’eau pompée est employée immédiatement pour la fabrication de soda et de ginger-ale ou bien pour boire, mais la plus forte quantité sert à alimenter la bassin de natation parfaitement installé et les bains turcs qui existent sur les lieux. Ce puits, si l’on tient compte du peu de profondeur à laquelle il a fallu le foncer, du volume et de la nature de l’eau débitée doit être considéré comme l’un des forages les mieux réussis qui se soient encore pratiqués dans l’île de Montréal. (Voir figure 7).