‹ Les puits artésiens et autres puits profonds de l'île de Montréal [microforme]Chapitre 5 sur 48 · FSQUISSE GÉOLOGIQUE DE LA RÉGION DE MONTRÉAL · texte numérisé non relu

FSQUISSE GÉOLOGIQUE DE LA RÉGION DE MONTRÉAL

Il y a, dans l'aire embrassée par la carte géologique ci-jointe de la région de Montréal, deux étendues distinctes et dissemblables constituant chacune une facette ou zone topographique bien marquée. Ce sont: le Plateau Laurentien, au nord-ouest, composé de roches cristallines très anciennes, et la Plaine Paléozoïque au sud. Ces deux facettes—dont cette carte ne donne que de petites portions—occupent un grand espace en Canada.

Le plateau Laurentien part du Labrador et continue vers le sudsud-ouest jusqu’au lec Supérieur, puis remonte au nord jusqu’à l'Océan Arctique et couvre une étendue de plus de deux millions de milles carrés.* La plaine bordée au nord par ce plateau s'étend des Montagnes Notre-Dame, dans Québec, au lac Huron et pénètre au sud dans les Etats-Unis. Le plateau Laurentien est onduleux, relativement montagneux, et le pays est mouvementé. La portion représentée dans la carte ci-jointe, saillit brusquement de la plaine et l’altitude s'accroît en gagnant vers le nord. À l’angle nord-ouest de la carte, l’altitude moyenne est d'environ 600 pieds au-dessus du niveau de la mer, et, 15 milles plus au nord, elle atteint une moyenne de 1,000 pieds; et, 25 milles encore plus au nord, le pays atteint fréquemment une altitude de 1,900 pieds. Quelques collines, même, s'élèvent beaucoup plus haut que cela; la hauteur la plus notable est la montagne Tremblante, dont le sommet est à 2,380 pieds au-deseus du niveau de la mer. Les vallées sont plus ou moins comblées par du drift ou matériaux de transport et, dans les creux, il y a beaucoup de lacs; l’abondance de ces derniers est même un des traits marqurats des Hautes-Terres Laurentiennes.

La piaine Paléozoïque est plate et présente un contraste notable avec la topographie du plateau. L’altitude moyenne aux environs de Montréal est de 100 pieds environ au-dessus du niveau de la mer, mais il règne une montée douce vers le nord-ouest qui donne à la plaine, à son raccordement avec le plateau, une altitude de 300 pieds environ. Toute l'étendue est recouverte de drift qi constitue des terres de culture d’une fertilité exceptionnelle,

Voir A. W. G. Wilson: The Laurentian Peneplain, Journal of Geology, octobre et novembre, 1903.

a croûte La continuité de la plaine, dans les limites de la carte, n’est chaleur 4 interrompue que par le Mont Calvaire, à Oka, et par le Mont-Royal, qui se dresse en arrière de Montréal. Le premier est un affleurement

du plateau Laurentien—une ancienne île dans la mer Paléozoïque—

avec une étendue d’à peu près 30 milles carrés, tandis que l’autre est

nte de la l'éminence la plus occidentale d’une ligne d’anciens volcans et lacco-

les cons- lithes connus sous le nom de collines Montérégiennes,* qui traversent marquée. les roches Paléozoïques de la plaine. La courte description suivante, e roches de la géologie de la région de Montréal, donne seulement les traits Ces deux saillants concernant les différentes formations; le lecteur devra se occupent repe. - pour plus amples détails aux rapports indiqués dans la note ci-dessous. *

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