‹ Les pupazzi, inéditsChapitre 11 sur 89 · VOIX DU TÉLÉPHONE · texte numérisé non relu

VOIX DU TÉLÉPHONE

M. le Ministre fait demander M. le Préfet.

LE PRÉFET

J'y vais ! Le ministre! Je le quitte à l'instant! que peut-il me vouloir? Est-ce qu'il me demanderait déjà ma démission? Ce serait un peu tôt! Nous allons voir! — Ah ! n'oublions pas mes gants gris-perle ! (Il sort.)

LES SOUVENIRS D'i P DE POLICE 39

ne vient pas ainsi chez un préfet de police à propos de rien! Il faut des motifs, des motifs graves ! Enfin, monsieur! j'ai un cadavre, chez moi, dans ce moment-ci, qu'est-ce que vous voulez que j'en fasse ?

pifardent, à part.

Un cadavre! — Bigre! voilà une bonne affaire !

LA COMTESSE

Mais répondez ! monsieur! Répondez !

PIFARDENT

Eh bien, madame, vous avez un cadavre chez vous,... ce n'est pas sa place ! — Il faut le faire enlever ! — Ou plutôt non ! Vous n'avez pas le droit d'y toucher ! — Restez ici, madame, je me charge de tout.

LA COMTESSE

De tout? Quoi? — Voyons ! Ecoutez, comprenez-moi bien! — Vous irez rue du Faubourg-Saint-Honoré, au 240, c'est à mon hôtel : la comtesse Grattsonchef ! — Vous irez tout droit dans le salon qui n'est pas fini, — mais ça ne fait rien! — Là, vous trouverez le cadavre... vous en ferez ce que vous voudrez! — Moi, je me charge du préfet. Je lui expliquerai... c'est bien simple !... Il en fera son affaire, vous comprenez?

P1FARDEH

Très bien ! (Apart. )Toi! ma belle petite, tu

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