‹ Les pupazzi, inéditsChapitre 6 sur 89 · BLANCHE · texte numérisé non relu

BLANCHE

Cette réponse me suffit sans me convaincre.

le i RÉSl lirez-vous maintenant et laissez-nous continuer nos travaux.

Je vais me retirer; mais auparavant, puisque

LES SOMMES DE CHAMBRE ïï

BRICORNET, à la tribune.

Ma réponse est facile. Les impôts ont augmenté, c'est vrai, mais je ne suis qu'une voix dans la Chambre et j'ai toujours désiré leur diminution. Quant à la prospérité du commerce, c'est une question internationale, et puis les commerçants se plaignent toujours. Maintenant il reste l'École de Chaudronnerie; eh bien, l'affaire est en bonne voie et, dans peu de temps, vous enverrez la solution.

BLANCMINET

C'est encore une promesse ! Les électeurs d'Issoire ont hâte de la voir réaliser ; non seulement ils vous ont nommé à cet effet, mais encore ils n'ont rien négligé pour aiguillonner votre activité et, comptant sur votre influence, ils n'ont pas ménagé leur argent.

BRICORNET

Qu'entendez-vous par là?

BLANCMINET

Mais il mesemble que ces libéralités préalables pourraient bien s'appeler des pots-de-vin !

BRICORNET

Halte-là ! monsieur ! Le mot est bien vite dit, la chose est plus difficile à prouver ! Je vous ai promis l'Ecole de Chaudronnerie : je comprends que, pour Issoire, c'est utile : tout le mondeest chaudronnier ; mais une école de chaudron-

d'occuper des fonctions publiques, maigrement rétribuées, puisque l'on supprime tout d'abord l'influence qui y est attachée et qui est, pour ainsi dire, la seule rémunération que peuvent avoir ceux qui consentent à les occuper ! Les pots-de-vin! G'estbientôtdit ! Alors une poignée de main serait donc un pot-de-vin ?

BLANCMINET

Eh ! mais sans doute ! quand il y a un petit billet dans le creux de la main.

LE PRÉSIDENT

Vous n'avez plus rien à dire?

BLANCMINET

Non, monsieur le Président, mais je ne suis pas satisfait.

LE PRÉSIDENT

Eh bien, regagnez votre place. [Blancminet sort.) L'ordre du jourappelle la discussion du projet de loi sur la réforme postale. La parole est à monsieur Legendre de Griffal'œil.

legendre de griffal'œil, à la tribune.

Messieurs ! Je viens soutenir le projet de loi du gouvernement sur la réforme postale. Le gouvernement s'estinspiré decertainesréformes

les pour élaborer son projet. Il a reconnu l'incommodité des timbres-poste et a résolu leur suppression. L'exposé des motifs est très complet. — Si certaines personnes écrivent à

LES HOMMES DE CHAMBRE zo

faire ; mais nous comptons sur la bonne foi des citoyens qui, jusqu'ici, du haut en bas de la société, n'ont jamais cherché à frauder le trésor. (Il descend de la tribune.)

dumanceau à la tribune.

L'orateur qui descend de cette tribune et qui vient de défendre le projet de loi du gouvernement, nous dicte notre conduite. Quellequ'utile qu'elle nous paraisse, la Réforme Postale présentée par le Gouvernement nous met en méfiance. Mes amis et moi, nous ne voterons pas le projet du Gouvernement. (Il descend de la tribune.)

LE PRÉSIDENT

Personne ne demande plus la parole? — Le projet de loi est renvoyé à la commission pour étudier la question du contrôle. L'ordre dujour appelle le projet de loi sur le Métropolitain.

CLODION-MÉROVÉE

C'est une affaire enterrée !

DE COURSENSAC

Non ] c'est un projet en l'air !

voix La clôture ! La clôture !

LE PRÉSIDENT

Messieurs! L'ordre dujour n'est pas épuisé. — L'ordre du jour appelle la suite de la discus-

IBRE 21

CL0DI0N-MÉR0VÉE

Mais ils garderont l'argent?

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