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LAVEMENT PURGATIF

Feuilles de séné. 15 grammes

Sulfate de soude. 15 —

Eau bouillante. 500 —

Laisser infuser les feuilles dans l’eau bouillante pendant une demi-heure ; passer et ajouter le sulfate de soude.

Toutes les doses de feuilles que nous avons indiquées dans les formules précédentes peuvent éire facilement dépassées. On peut atteindre 20 grammes et même 30 grammes, ce que nous ne conseillons d’ailleurs pas. Si l’on trouve les

pifets du Séné insuffisants, à des doses déjà fortes, il est préférable d’avoir recours alors à un drastique proprenien

séné entre également en proportion notable dans une r,rSion employée souvent chez les enfants surtout loX’i's sont aftehits de coqueluche, le sirop de Deses.arts ou d’ipe'ca Composé.

SIROP DE DÉSESSÀRTS

Ipécacuanha sris. . • ■

Séné.

Serpolet. ..

Coquelicot.

Sulfate de magnésie . .

Vin blanc .

Eau de fleurs d'oranger. ■

Eau.

Sucre blanc ....•■

30 grammes ■100 —

A prendre par cuillerées à café journL, pur ou dans une demi-tasse d infusion de

CUons, à propos des Légumineuses, l’iruiiVu ^mit

on emploie l’écorce comme anthelminlique . 30 j, en décoction dans 1 litre d’eau.

dent sur la côte orientale de Afnqu^^^

jusqu au Cap, et qm J avec suc-

pays, Espagn , . grand nombre d'espèces, dont les

cès. On en compte un grand nomu p dimensions peuvent devenir considérables, e q

toutes remarquables par la forme et la consistance de leurs feuilles; celles-ci sont épaisses et charnues; elles contiennent en abondance deu.x sucs bien différents par leurs propriétés : l'un aqueux, insipide, inactif, l’autre foncé et amer qui constitue l’aloès; le premier est contenu au milieu de la feuille, dans un tissu parenchymateux à larges cellules: le second, dans une zone intermédiaire entre la moelle et la partie corticale ; cette zone est formée d un certain nombre de faisceaux fibrovasculaires, placés tout autour de la moelle d’une façon régulière et présentant une partie interne, s’enfonçant comme un coin dans le tissu médullaire, et une partie e.xterne, convexe, tournée vers la couche chlorophyllienne ; c’est dans ces faisceaux que se trouvent des cellules remplies d’un liquide pourpre ou hrun qui se concrète, lorsque la feuille a été cueillie et qui donne à l’aloès ses propriétés principales. (Juant aux couches superficielles de la feuille, elles ne présentent qu’un épiderme surmontant de nombreuses rangées de cellules remplies de chlorophylle.

Les procédés d extraction de l'aloès varient avec les pays et les auteurs en indiquent un certain nombre. D’aprês f luckiger et llanbury, voici comment on opérerait au Cap et a la Jamaïque : Au mois de mars ou d’avril les feuilles sont coupées près de leur point d’attache et placées, la partie coupee en bas, dans une sorte d’auge dont la partie inférieure est percée d’un trou par lequel le liquide pourra secouler dans un vase situé en dessous; le sue est ensuite concentré par évaporation dans des vases en cuivre, après avoir été autant que possible séparé, par décantation ou autrement, des impuretés qu’il tenait en suspension. Cette évaporation se fait avec le concours de la chaleur, et ce n’est qu’exceptionnellement qu’on a recours à l’évaporation spontanée à fair libre et au soleil. D’après certains auteurs on opérerait aux Barbades d’une manière différente Au lieu d’obtenir le suc par simple écoulement, la plante est arrachée et coupée en morceaux que l’on hache et place dans des paniers; ceux-ci sont mis avec de l’eau dans des chaudières en fer; on porte l’eau à l’ébullition, que l’on

maintient pendant dix minutes, puis on enlève les paniers, que l’on remplace par d’autres jusqu’à ce que l’eau soit devenue noire et épaisse; on la laisse alors déposer pendant vinqt-quatre heures et on la fait évaporer.

De quelque manière qu’ils aient été obtenus, les differents aloès ont un certain nombre de caractères communs ; ils sont doués d’une saveur excessivement amère et plus ou moins nauséeuse, fondent sous l’influence de la chaleur et brûlent avec flamme en laissant un faible résidu minéral • l’alcool les dissout, ainsi que le chloroforme et le sulfuré de carbone; l’eau les dissout incomplètement; la solution est complète si l’on porte l’eau à l’ébullition, mais nar refroidissement il se précipite une substance à laquelle on a donné le nom de résine d'aloès. D’un autre côté, les diverses sortes commerciales possèdent certains caractères différentiels qui permettent de les distinguer; ainsi l’on a divisé les aloès en translucides et opaques ou hépatiques-, cette opacité peut être attribuée en faible partie à une matière féculente indéterminée, mais elle est due surtout à l’état physique de l’aloine ; lorsque celle-ci est cristallisée elle forme une multitude de petits cristaux microscopiques qui produisent l’opacité; lorsqu’au contraire elle est Uorphe, l’aloès est transparent; si l’on abandonne au repos un sue d’aloès succotrin encore liquide, il se partage en deux couches, la couche inférieure jaune pâle, granuleuse et opaque, la couche supérieure liquide, foncée et transparente Les différentes sortes d’aloès peuvent être rangées en trois groupes : Aloès du Cap, des Barbades et succotrin.

V aloès du Cap est Y aloès officinal, qui est toujours délivré ou employé par le pharmacien, à moins d’indication contraire; il vient de la Colonie du Cap, où il est fourni par les Aloe spicata, ferox, africana, etc. ; il se présente en masses d’un brun foncé, à reflets verdâtres caractéristiques- la cassure est conchoïdale brillante; vu en masse il est peu transparent, mais les lames minces sont transparentes et d’un rouge foncé; sa saveur est très amère, son odeur forte, la poudre d’un jaune, verdâtre, •

h'aloès des Baràades provient des. Barbades, de la. Ju-

iiiaïque et des Antilles; il est fourni par ÏAloe vulgaris et se présente en masses opaques d’un brun chocolat ou couleur de foie, devenant presque noires à la longue ; la cassure est terne et cireuse ; la poudre, d’un jaune rougeâtre, est incomplètement soluble dans l'alcool ; il a une odeur spéciale rappelant à la fois la myrrhe et l'iode. Les Hollandais ont transporté l’Aloe vulgaris à Curaçao et l’y cultivent depuis 1837 ; il prend alors le nom à'aloès de Curaçao.

h'aloès succoirin ou soccotrin était autrefois le plus estimé des aloès africains; il n’arrive maintenant qu’accidentellement dans le commerce ; il paraît surtout donné par VAloe soccotrina et forme le véritable aloès soccotrin s'il est translucide, le véritable aloès hépatique s’il est opaque. Sa couleur est rouge hyacinthe ou grenat; les couches extérieures sont dures et sèches, mais la partie centrale peut être encore molle et même coulante; la cassure est conchoïdale cl brillante, la poudre d’un jaune doré; l’odeur rappelle à la fois la myrrhe et le safran.

Mentionnons seulement l’aloès de Moka, l’aloès cahallin, de qualités tout à fait inférieures.

Les différents aloès contiennent une matière cristallisée, Vnloïne, obtenue d’abord par Smith, d’Edimhourg, puis par Stenhouse; elle présente la forme de petites aiguilles prismatiques, d’une couleur jaune de soufre, neutres au tournesol, peu solubles dans l’eau froide, davantage dans l’eau bouillante ; c’est un glucoside auquel Stenhouse attribue la formule outre l’aloïne, le suc d’aloès contiendrait

une substance résineuse, insoluble dans l’eau froide: VaJoétine. E. Schmidt a établi pour l’aloïne retirée de l’aloès des Barbades la formule C'MH'O'' ; distillée avec la poudre de zinc, elle donnerait du méthylanthracéne ; elle appartient donc au groupe anlhracénique, comme les acides chrysophanique et frangulique. Chaque aloès paraissant avoir une aloïne spéciale, on a donné les noms de harbaloïne à celle qui est retirée de l’aloès des Barbades, de nataloïne à celle du Natal, de socatoïne à celle du soccotrin; cette dernière se colore peu par l’acide azotique, tandis que la harbaloïne et la nataloïne prennent une couleur rouge cra-

LES PUUGATIFS. ^29

moisie; de plus la nataloïne additionnée de deux gouttes d’acide sulfurique et exposée aux vapeurs de l’acide nitrique prend une coloration bleue. A côté de l’aloine on trouve dans l’aloès du sulfate de chaux, de l’albunnne végétale, des traces d’acide gallique, de carbonate et de phosphate de chaux ; les frères Smith, d’Edimbourg, ont pu en retirer des traces d’une huile volatile.

L’aloès peut subir certaines falsifications et etre additionné frauduleusement de résines, colophane, ocre, os calcinés.... Pour reconnaître la présence des résinés on plongera dans la masse une hroche de fer chauffée presque lu rouo-c ; on décéléra ainsi l’odeur de résine. Outre les caractères que nous avons donnés plus haut, un bon aloes doit répondre à l’essai suivant : Chauffé avec 10 fois son poids Cf eau additionnée de 2 à 5 centièmes de carbonate de Lude ou de potasse, il doit se dissoudre facilement et sans dépôt- s’il Y avait dépôt, celui-ci serait formé des impuretés ou des matières étrangères que les fraudeurs y auraient pu introduire. ,

Avant d’aborder l’histoire de l’aloes comme purgatit, rappelons que c’est un vulnéraire cicatrisant trop délaisse, jouissant de propriétés antiseptiques par lui-meme, par l’alcool qui lui sert généralement de véhiculé, et enfin grâce à l’enduit résineux qu’il forme a la surface des plaies ou’il met à l’abri des germes de l’air; oui emploie surtout dans ce cas sous la forme de Teinture d'aloès ou de Baume du Commandeur.

A la dose de 10 à 25 centigrammes, 1 aloes produit au bout de quelques heures, en général de 12 à 24, une ou deux évacuations accompagnées ou «on de lepres colimies- si la dose est plus forte, de 40 à 60 centigrammes, les coliques deviennent plus intenses, et les garde-robes, plus nombreuses, contiennent une cerlaiiie quantité de matières bilieuses; si ces doses relativement elevees sont continuées pendant, un certain temps, elles produisent, comme cela se passe avec les drastiques, une infiammation gastro-intestinale qui peut manquer cependant chez quelques personnes; c’est surtout sur l’extremitc du gros

intestin que cette action inflammatoire se manifeste : un sentiment de chaleur et de cuisson se fait sentir à 1 anus, les garde-robes deviennent sanguinolentes et, chez les tempéraments prédisposés aux hémorroïdes, sont accompagnées de flux de sang plus ou moins abondants, en même temps qu’apparaissent les tumeurs hémorroïdales, conséquence plus ou moins éloignée de l’abus des préparations à base d’aloès.

Cette influence peut même se manifester au delà du gros 'intestin par de la dysurie et, chez les femmes, des douleurs utérines accompagnées d’une augmentation du flux menstruel. A côté de cette action évacuante, l’aloès administré à doses faibles, quotidiennes ou très rapprochées, agit comme un excitant de l’estomac et détermine une augmentation de l’appétit; les digestions se trouvent également facilitées.

L’aloès et les préparations dont il est la base trouveront donc une double indication : à doses faibles (10 à 20 centigrammes par jour) contre les dyspepsies accompagnées d’atonie de l’estomac ; à doses plus fortes, comme évacuant capable de produire une dérivation habituelle du côté de l’intestin, dans certaines maladies chroniques, par exemple les maladies cérébrales chroniques et les affections susceptibles d’amener l’hyperhémie encéphalique ; la possibilité de produire des hémorroïdes devient alors un argument favorable à l’emploi des préparations aloétiques, emploi devenu courant chez les personnes ayant des tendances à l’apoplexie. Les congestions céphaliques ayant pour origiim la constipation, les troubles des fonctions de l’estomac et de l’intestin ayant la môme cause, disparaîtront également sous l’influence de l’aloès, pris tous les deux ou trois jours à la dose de 20 à 30 centigrammes et qui pourra faire disparaître aussi la constipation, que celle-ci résulte d’un défaut de sécrétion biliaire ou de l’inertie des fibres musculaires de l’intestin, comme cela peut se présenter chez le vieillard.L’emploi del’aloès donnera de bons résultats dans les affections chroniques du foie et la congestion chronique de celui-ci, en détournant, grâce à un écoulement sanguin

par l’anus, le sang du système vasculaire hépatique et en provoquant l’évacuation de la bile. |

Les affections organiques du cœur, surtout suivies d’hydropisies, sont aussi tributaires de l’aloès, employé seul ou additionné d’autres drastiques : gomme-gutte, jalap, scammonée. On peut alors obtenir des améliorations inespérées de l’aloès et de ses préparations, qui produisent à la fois, grâce à leur action purgative, une dérivation et une excitation du côté de l’intestin, en même temps que la déplétion du système vasculaire. Ainsi que nous l’avons déjà dit ailleurs, cette irritation et cette congestion intestinales devront également être recbercbées dans certaines maladies de la moelle épinière.

L’aloès peut être aussi employé à doses moyennes et répétées pour obtenir, grâce à une dérivation intestinale, la diminution de la sécrétion cutanée et, par suite, la disparition des maladies chroniques de la peau que caractérise cette sécrétion, principalement l’eczéma chronique et ses variétés.

Les préparations d’aloès ne sont pas toujours destinées à être prises par la bouche, et, vu son action élective sur le gros intestin, on le prescrit souvent sous forme de suppositoire, sde manière à obtenir directement ses effets locaux. Ce moyen pourra être tenté lorsqu’il y a indication de provoquer ou d’augmenter un flux hémorroïdal, et on prescrira des suppositoires au beurre de cacao, additionnés de 50 centigrammes d’aloès; mais il ne faudra pas se faire trop d’illusions sur le résultat probable, les hémorroïdes anciennes revenant souvent avec trop de difficulté, pour qu’il ne soit pas permis de craindre un effet négatif chez les sujets qui n’ont jamais été atteints de cette alfection.

En résumé, l’aloès peut être employé comme stomachique, apéritif et purgatif. Dans ce dernier cas, c’est surtout dans les affections chroniques qu’il sera indiqué ; s’agit-il d’une maladie aiguë, de fièvre, d'embarras gastrique, c’est aux purgatifs salins ou huileux qu’il faut s’adresser; mais l’aloès sera au contraire absolument indiqué lorsque l’action évacuante n’est pas le but principal

que l'on se propose, lorsqu’on veut en même temps, dans les affections chroniques, produire une congestion, une dérivation et une excitation intestinales. En vertu môme de ses propriétés, l’aloès sera contre-indiqué dans un certain nombre de cas ; il faudra le proscrire ou l’employer avec la plus grande réserve chez les hémorroïdaires, à cause de son action irritante sur l’intestin et en particiilier sur le rectum ; chez les calculeux et les malades atteints d’affections inflammatoires de la vessie, à cause de son action sur cet organe et de la dysurie qu’il provoque parfois; chez les femmes sujettes aux métrorragies, à cause de son action congestive sur l’utérus; pour la même raison, on évitera son emploi chez les femmes enceintes. D’après Neuberger, l’ingestion de trop grandes quantités d’aloïne produirait des concrétions calcaires rénales comme l’cmpoisonneincnt par le bismuth, le sublimé, le phosphore, l’acide oxalique ; ces concrétions pourraient également être provoquées par la ligature de l’artère rénale.

POUDRE d’aloès

Cette poudre est obtenue par trituration de l’aloès, sans laisser de résidu ; elle s’agglomère assez facilement avec le temps et s’emploie peu en nature ; on la mélange généralement avec d’autres poudres, ou bien on la fait entrer dans la composition de diverses pilules; la forme pilulaire est en effet l’une des meilleures formes sous lesquelles on puisse faire prendre l’aloès.

PILULES d’aloès simples

Le Codex donne la formule suivante :

Aloès pulvérisé. i gramme

Miel Q. S.

pour dix pilules argentées.

L’ancici) Codex prescrivait comme e.xcipient la conserve de roses; celle-ci est une de ces anciennes préparations dont rutilité est fort contestable ; le miel la remplace fort bien comme excipient et possède au moins le mérite d’être un produit naturel facile à obtenir.

Les pilules d’aloès simples sont assez rarement prescrites; on en prendra 2 ou 4 par jour au repas du soir

PILULES ANTI-CIBÜM

Ces pilules, ainsi que les suivantes, sont beaucoup plus souvent prescrites; elles ont la composition suivan'e:

Aloès putïérisé.1 gramme

Cannelle pulvérisée. . . . 0,20 centigrammes E.xtrait de. quinquina. . . 0,50 —

Miel Q. S.

Pour 10 pilules, qu’on pourra argenter. Chaque pilule contient donc 10 centigrammes d’aloès et 5 centigrammes d’extrait de quinquina ; on en donne 1 ou 2 au commencement du repas, comme toniques et digestives.

PILULES ÉCOSSAISES OU d’aNDERSON

Aloès pulvérisé. i gramme

Gomme-gutte.I —

Essence d’anis.0,10 centigrammes

Miel Q. S.

Pour 10 pilules. Celles-ci sont plus actives que les précédentes au point de vue purgatif et sont quelquefois moins bien supportées ; elles se reconnaissent facilement à leur odeur anisée, et, mises dans l’eau, elles communiquent à celle-ci la coloration jaune de la gomme-gutte ; cet essai rapide permettrait de s’assurer qu’on ne les a pas substituées aux pilules anti-cibum. L’aloès officinal étant l’aloès du Cap,

c’est avec celui-ci qu’elles sont préparées; l’ancien Codex prescrivait l’aloés des Barbades, mais il faut se rappeler que celui-ci, lorsque son origine est authentique, passe pour cinq fois plus actif; la substitution no saurait donc être faite qu’à bon escient.

PILULES DE BONTIUS

C’est encore là une de ces préparations compliquées à plaisir, sans que les résultats obtenus viennent justifier ces complications ; il en sera parlé à propos de la gommegutte.

PU.DLES d’alOÈS et DE SAVON

Aloès pulvérisé.1 gramme

Savon médicinal.1 —

Pour 10 pilules.

D’après les Anglais, le fer augmenterait les propriétés purgatives de l’aloès ; il en serait de même du sulfate de quinine. Soulier indique, d’après Macario, la formule suivante ;

Sulfate de fer desséclié.Oi'%10

Aloès pulvérisé.0 ,05

Rhubarbe pulvérisée.0 ,02

Extrait de bollatione.0 ,003

Pour 1 pilule; 1 le soir; 2 le lendemain, si une seule n’a pas suffi. La pharmacopée germanique prescrit également des pilules aloético-ferrugineuses, à base de sulfate ferreux desséché. Si l’on veut éviter l’emploi de celui-ci, qu’on peut ne pas avoir sous la main, on pourra recourir à la formule suivante ;

Tarirato de fer et de potasse. . . 2 grammes

Aloès pulvérisé.2 —

Extrait de rhubarbe.2 —

Pour 50 pilules : à prendre 2 au commencement de chaque repas.

On emploie également un certain nombre de préparations liquides dans lesquelles ■ on fait entrer l’aloès; la teinture se fait avec cinq parties d’alcool à 60 degrés, et n’est guère destinée qu’à l’usage externe; on fait un vin compose' (teinture sacrée), par macération d’aloès, de gingembre et de poivre de la Jamaïque dans du vin d’Espagne; mais une des préparations les plus connues est la teinture d'aloès composée ou élixir de longue vie.

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