GOUTTES AMÈIIES DE BAUME
Fèves Saint-Ignace . .
Carbonate de potasse
Séné ... .
Alcool.
500 grammes
Faire macérer 10 jours, exprimer et filtrer
nioln, ■“
cii «» e» P-s-
On pourra recourir également aux granules de sulfate 6 par jotrî”' " ^^^^Wamme-, on en fera prendre de 2 à
SODAXÉES
famnîe Ta seule plante de cette
famille, la belladone, qui est pour ainsi dire la seule em-
ployée contre la constipation ; elle doit ses propriétés a un Laloïde, Yatropine. Nous n’entrerons pas dans 1 histoire chimique de cette dernière, mais nous qu|i,
d’après les travaux de Régnault, 1 atropine medicale est un mélange de deux corps isomères, Vatropme et 1 hyosaamine, qui formerait les deux tiers du mélange.
L’atropine produit l’excitation des fibres lisses de 1 intestin, qui se contracte et devient ainsi capable d évacuer son contenu; si la dose d’atropine est forte, il survient des accidents de paralysie; la diarrhée est persistante et les évacuations alvines deviennent involontaires par suite du relâchement du sphincter anal. On a egalement attribue l'exagération de la sécrétion intestinale que produit 1 atropine à son action paralysante sur le vague, nerf frenateur des sécrétions et des mouvements péristaltiques de 1 intestin. Cette action de la belladone sur l’intestin sera mise a profit dans certaines constipations opiniâtres. «Il est remarquable, dit Trousseau, que certaines personnes dont les entrailles ne peuvent être émues que par les purgatifs les plus énergiques, sont sollicitées à aller chaque jour a la garde-robe par les doses de belladone les plus minimes. Une deux, quatre pilules, contenant chacune 1 centigramme d’extrait et autant de poudre, sont ordinairement suffisantes ; quelquefois une simple cuillerée d huile de ricin ou de magnésie, prise le soir en sus de la belladone, complète l’efi'et que l’on n’obtenait pas avec celle-ci.
■ Lorsque les garde-robes sont régularisées et que chaque jour, en se présentant, à la même heure à la chaise, le malade obtient une évacuation, on suspend l’emploi de l’huile de ricin, et successivement on diminue la dose de la belladone, puis on en cesse 1 usage. »
La belladone peut être prescrite seule ou associée a un autre purgatif; c’est ainsi qu’elle entre dans les pilules de podophyllin ; on peut, comme Trousseau, avoir recours à des pilules contenant un centigramme d extrait et un centigramme de poudre de belladone, ou formuler des pilules composées :
LES PU/iGATIFS.
PILDLES CONTRE LA COiNSTIPATION
Extrait de belladone . . . 0,50 centigrammes
Extrait de rhubarbe ... 0,50
Poudre de guimauve. Q. S.
Pour 20 pilules. En prendre une le soir en se couchant, ün obtiendra un eftet plus marqué avec les pilules suivantes : ^
PILULES LAXATIVES
0s^,30 centigrammes 1 ,30 —
Pour 12 pilules. Une ou deux, tous les deux jours le soir en se couchant, contre la constipation habituelle.
On utilise les Strychnéeâ et la belladone dans le traitement de la constipation en vertu de leur pouvoir d'excitation ; il est un autre alcaloïde qui produit aussi la diarrhée, mais par un mécanisme inverse, c’est-à-dire en paralysant ; c’est Vésérine, retirée de la fève de Calabar (Légumineuses). L’ésérine n’a aucune action sur les fibres musculaires lisses ou striées; elle agit seulement sur les nerfs qui les animent; en paralysant le sympathique elle provoque une dilatation des artérioles, d’où l’affiux plus consirable de sang dans les glandes intestinales et l’hypersécrétion consécutive. 11 ressort de ce qui précède que Pésérine maigre le pouvoir qu’elle possède de provoquer des évacuations alvmes, ne doit pas être employée contre une constipation qui est due déjà à une parésie de l’intestin.
Extrait de belladone . .
Rhubarbe pulv. . . .
Aloès.;
Miel. Q. S.
n. PURGATIFS MÉCANIQUES
Les substances de cette catégorie ont surtout une action mécanique ; nous y ferons rentrer l'huile de ricin qui, e sa quaSté de corps gras, produit une action mécanique purgative, mais à laquelle cependant on ne des nropriétés purgatives dues à la presence d un corps Jarlicùlfei peu connu; en réalité, on devrait ranger la Iraine de ricin parmi les drastiques \ huile dans les Lrgatifs mécaniques. De tous les purgatifs mécaniques, fhu!le de ricin seule mérite d'être conservée ; nous signalerons cependant les graines de moutarde blanche, le semences de psyllium et la graine de lin.
Les graims'^de moutarde blanche sont fournies par le Sinapisalba (Crucifères); elles sont dune «ou eurun peu iaunSre et renferment de la myrosine, comme la moutarde Lire mais au lieu de contenir du myronale de potasse, coinine cette dernière, elles renferment un autre principe : “ibme. Leur action paraît être purement mécanique ; cependant Trousseau, qui en faisait grand cas co battre la constipation, attribuait une partie d® ^ ^ ^ ^ gatif à ses composés sulfurés. On en prend 1 a 2 cuillerées l café le matin; il y a une légère excitation de 1 estomac et de l’intestin, d’où augmentation de l’appetit et des garde-
™ lï semences de psyllium sont fournies par le Plantago Psyllium (Plantaginées); elles sont très ® f
employées surtout comme telles dans les ^ P j priLs émollientes les font employer aux bides contre la diarrhée et la dysenterie. On prépare avec les graines et Zgt fois leur poids d’eau une gelée usitée en Espagne
^^tZgrZnTd! Un ou semences du Linum usitadssimum (Linacées) est également très mucilagineuse et produit une Lrte de cataplasme purgatif à la surface interne de lin-
teslin. La tisane de graine de lin peut être prescrite avec avantage comme Loisson dans la diarrhée. Les mucilages Im et de psyllium se préparent de la façon suivante ^
Semences de lin.
Eau tiède . .
grammes
Faire digérer 6 heures, passer avec expression.
hoile de ricin
bia?éesV'nl!nr‘ comnwnù (Euphor-
üiacees), plante connue de toute antiquité, qui fut cultivée en Europe et dans le bassin méditeiïanéên^squ’ ] 1 du xvie siecle, époque à laquelle elle sembla disparaître mais son usage reprit de l’importance au commencement de
Le ricin, appelé encore Palma Christi, à cause de la orme de ses feuilles, est fort répandu dans nos jardins - il croit naturellement dans les parties chaudes de l’Asie et’de
anT^y'l’-Ploitation de ton Imite s le midi de la France et en Italie. C’est une niante monoïque, bisannuelle dans nos climats, où sa hauteuj peut atteindre 2 mètres, tandis qu’elle peut s’élever à une
abernts et T*""' sont
ne.tr= pétiolées; les fleurs régulières les
fleurs males pourvues d’un calice à cinq sépales et d’un
flerrtlmtÎlerf*^’"'"”’^ P®" l^s
elles, formées dun ovaire supère à trois loe-es surmonte d un style se ramifiant en trois branches à stfg
et S talve? e^^ déhiscence. s’oLè
n deux valves et les graines sont mises en liberté- ces graines ont un testa moucheté, contiennent un embrvon
d™leurone'*f'’'“"V-de grains leurone, formes d une masse de matière albuminoïde de
forme géométrique, appelée cristalloïde, puis d’un amas arrondi de matière calcaire, appelé globoïde, le tout enveloppé d’une masse albuminoïde amorphe d’épaisseur plus ou moins grande ; entre le lesta et l’amande se trouve une pellicule blanche très mince. Les graines de ricin ont des dimensions variables, suivant leur origine ; celles qui sont récoltées en Afrique ou en Amérique ont 14 millimètres de longueur ; celles de France n’ont que de 9 à l‘2 milliinètres. Elles sont aplaties sur une des faces, convexes sur 1 Rutre.
Quoiqu’elle soit entrée dans une phase nouvelle, 1 étude de la composition chimique des graines de ricin et de l’huile qui en est retirée est bien incomplète. En dehors de l’huile, on a signalé dans ces graines des matières sucrées, mucilagineuses et albuminoïdes ; Bower admet l'existence d’un principe fermentescible susceptible d être décomposé, comme l’amygdaline est dédoublée par l’émulsine, et de donner ainsi naissance au corps purgatif ; ce n'est là qu’une simple vue de l’esprit que rien n’a pu justifier. 11 est certain que le principe actif du ricin est peu soluble dans l’huile, puisque celle-ci n’en entraîne qu’une faible partie ; chacun sait que le tourteau du ricin est beaucoup plus purgatif que l’huile, et si l’on prépare une émulsion avec 5 ou 6 graines, celle-ci jouira dé propriétés purgatives violentes. Un certain nombre d’observateurs, Petit, Hiiguet, Tuson, etc., ont retiré du ricin un corps azoté auquel ils ont donné le nom de ricinîne, alcaloïde pour les uns, sel double à base de magnésie pour les autres, ne paraissant pas en tout cas être le principe actif; Soubeyran a extrait de l’huile de ricin une matière analogue à la résine de l’huile d’épurge, mais en quantité trop faible pour en faire l’étude. D'après Husemann elle renfermerait un principe drastique.
Robert et Stillmark ont extrait du ricin une toxalbumine à laquelle ils ont donné le nom de ricine et à laqueUe ils ont trouvé des propriétés extrêmement toxiques. Injectee dans la veine d’un animal, elle est mortelle à la dose de 5 milligrammes par kilogramme de celui-ci, mais par la voie digestive, la toxicité deviendrait cent fois moindre ; elle est
LES l'URGATIFS.
encore suffisante pour que 18 milligrainmes de ricine puis-
ïiel tir ï également
iiiUf f le cobaye présente une suscepti-
sensiOlt, a la suite d injections sous-cutanées, les animaux
fatôTét U h ^ prostration ; à l’autopsie,
antot e at hémorragique de l’intestin et du tissu cellulaire sous-cutane, tantôt cet intestin est rempli d’un liquide sereux d aspect riziforme. Elirlicli a pu provoquerlimmunite chez les animaux en leur faisant ingérer de la ZVrtes" f-bles, puis t plus en
ï.'strel O n illit®' “ commençait à admi-
m 1 “ “ aogmentait les doses jour-
e ement jusqu a donner 50 centigrammes au bout de deux mo s, laminai supportait très bien cette dose, alors qu’à inl r™ milligrammes le fait péri? en
q SIX jours. Les animaux ne sont pas devenus réfracaires seulement à la ricine ingérée, mais encore aril^^eC t ons sous-cu anees; les souris peuvent supporter l’in ec- /“ sO^aiolT é 1/1000» et même à
tuél ni été traitées, elles sont
ueespar un centimètre cube de solution à 1/200 000“ Il ne faudrait pas voir ici un effet d’accoutumance, car ce’tte mmunite, qui est nulle pendant les cinq premiers jours dn traitement, apparaît subitement au sii'meTur il" ait plus alors que se renforcer; de plus, elle est durable
?ilnI pIi ? absorber de ricine. Il est un moyen
simple de constater les effets de la ricine, c’est d’en ré-
d^menrd I ^ Pctat normal, un simple attou-
■m 7îîoe^? «ne solution
nlère de fZ intense; si l’animal
n„ere de la ncine, on constate qu’au bout d’un certain emps on peut lui frictionner la conjonctive avec de la ZTZTtTi T" ‘^“idenî Ce
îuels 01 7 ' '^'7 ^mx-
snécial l’im ' contient un principe
spécial, I anlincme, qui, ajouté à des solutions de ricine, les
A JnnffPTisives- de plus, l’injection de sang d’animaux rend ceux-ci également
''Îrr’mÏne,' ainsi que l’abrine, autre toxalbumine retirée des graines de YAbrus jyrecatorius (jéqmrily), s obtient dt. iffa^n sui : épuiser la graine par une solution do cllomre de sodium à 10 pour 100 et pre^ par le su fate de soude; enlever les sels par la dialyse. Les cor s sont facilement solubles dans une solution de sel marin à îo ïïrTo" ; comme les zymases, elles perdent leurs
,.pSs pliiologique» ,''7™ r
L neu élevée L’abrine et la ricine possèdent de si nom ïl^erpornTs de ressemblance, qu’on se croyait presque autorisé à les considérer comme identiques , il len aLsi que l’a montré Ehrlich ; en effet, dune part, l’action de Fabrine ingérée par l’estomac le tissu cellulaire sous-cutane est bien plus 0
l’action de la ricine et celte injection n’est pas snivi de la nécrose que l’on observe si
la ricine ■ d’autre part, l’abrme produit sur la conjonctive des accidents beaucoup plus intenses que la ricine, en ii , argument décisif, les animaux réfractaires a la ncme n leîint pas à l’abrine; l’immunité pour labrine s’obteni? que par des ingestions de ce principe a doses p de 1. ricin. «J. »“t;
L^Au point de vue de l’histoire medicale du ricin ces expériences sont certainement dignes du plus giand in-
iLile de ricin médicinale doit être obtenue à froid, et on do t ri^et r les huiles obtenues à chaud par le profédTaméricin ou à l’aide des dissolvants, alcool a 95 degrés sulfure de carbone par exemple. ,
^ C’est un liquide visqueux, incolore ou peu colore, d’odeur presque nulle, de saveur fade et désagréable mais dépourvue d’âcreté; sa densité est supérieure^a celle des autres huiles, 0,9dA à la température de 15 degres , elle est très soluble dans l’alcool absolu d’où elle est précipi ce par l’eau. Sa composition est remarquable pai 1 absence
s'sr'."" i. .lyoé-
l’pc^a; „„ 1 ® J acide ncinoleique
analeptiqi.erd^aVensiftt'drsTs?i°^ T Propriétés elle doit se dissoudre complètement / l’alcool ;
« 95 degrés ; elle iaMoTil rfJ d'alcool
leraent comme corps mas m dn.'i ^ P'**® ®®"‘
priétés purgatives à sa'comnn T Partie de ses proparaissant y faire défaut StilJmark
comme l'agent actif • cpIIpp' ^'“"sideré la ricinoléine
li»™< serâil d 1
liberté provonuerairiP p ’ «cmoléique mis en
l’intestin ; mais ceci ne sauraTt T r-
sou rôle mécanique; les selTes ^ ' ""PO'’‘ance de
deux heures après son absorntinn
letfes huileuses sont ’ °"«bennent des goutte-
sans accompagnmpent^d'r
l’anus. On a touIu disttne-uer^'^r'^^p^ suivant qu’elle est fraîcheLnt ”cin
subi un commencement de ranSenf- 7 cas on lui attribue des effets nin= ‘ ’■ ^ dernier mes d’avis, pour l’huile de ™®'’ê'*'ïues; nous sommédicament, de rejeter un nrodi'."f Po^r tout autre
moindre altération'^ Son effet s’ * ®“^'
SOsi-ammes, cîeïraîtedeso'f’fio'* ‘■“® d. 10 à
la fois éviter quand on la nref i ? ^^/mmes ; il faut à et les doses trop fortes dW-fn"® ^™P on obtiendrait des effets suffi et Cbomel
iO grammes d’hurie en plam “ ^ la délayer dans une tasse dri * -n suivantes ;
tenir ensuite de toute boilon^nénd" moment prendre un bol de bouiSï j'™"'*'®: b ce On a conseillé différents niovens ^ vninde dégraissé.
«»n d'„„ ,i,„io, .„, 3 , S nratîas s
Pt dégraissé, le café noir, sont d’un usage courant; ils ont cependant un petit inconvénient qu'il est bon de rappeler, c’e^st que lorsque ces moyens ne réussissent pas a.de^guiser au mâade le goût de sa purgation, ils peuvent lui laisser un dégoût du liquide dont il s’est servi comme adjuvant ; on voit ainsi des gens ne plus pouvoir prendre de c^fe pendant un tem.ps plus ou moins long ; il est vrai que grâce L café, on évite les vomissements qui suivent parlois l’administration d’huile de ricin. Chez les enfants on peut avoir recours à un mélange d’huile et de sirop de gomme bien aromatisé avec un peu d’eau de menthe ou de fleur d’oranger et qu’on agite vivement dans une petite fiole au moment de l’administrer; le jus de citron, le jus d orange sont également employés. .
On a aussi voulu utiliser la forme capsulaire, mais nous ne crevons pas que ce soit là une idée bien heureuse. Pour une do^se moyenne d’huile de ricin il faut prendre un grand nombre de capsules. . ,
Les formulaires contiennent un certain nombre de recettes magistrales et même officinales pour émulsionner f huile de ricin. Le Codex indique la formule suivante:
Huile de ricin . .
Gomme arabique Eau de menthe .
Eau commune . Sirop simple . .
A prendre le matin à jeun. Nous ferons à cette préparation les reproches suivants : d’abord d’exiger une manipulation pharmaceutique, ensuite d’être souvent rejetee par des vomissements. La formule de Léger donne de meilleuis résultats et les enfants la supportent très bien ;
Saccharure de caséine. 50 grammes
Huile de ricin. 50 —
Emulsionner avec eau . • . • 10
Ajouter eau.
Eau de laurier-cerise . ... •. ‘
Le saccharure de caséine s’obtient en précipitant le lactosérum de 41itres de lait par l’acide acétique ; le précipité lave et pressé est additionné de 100 grammes de sucre et de 8 grammes de bicarbonate de soude par 100 grammes de caserne sèche.
IVous croyons que la formule suivante pourra rendre de reels services ; elle n’exige qu’une manipulation facile, est généralement bien supportée, son volume est faible :
Huile de ricin.
Sirop d'orgreat (du Codex) .' .
Sirop de gomme. . ..
Eau de menthe
Éau distillée Q. S. pour compléter
30 grammes
On agitera dans une bouleille de 150 grammes le mélange des sirops de gomme et d’orgeat, de manière que les parois soient entièrement mouillées; on ajoutera l’huile et on agitera vivement pendant deux ou trois minutes ■ iln’v aura plus qu’à ajouter l’eau de menthe et l’eau distillée peu a peu en agitant le llacon à chaque addition. Le liquide aura 1 apparence d’un looch blanc; l’huile y sera suffisamment dissimulée pour échapper à l’œil et même au goût Quand on veut faire prendre l’huile en lavement, on peut avoir recours à une simple décoction de guimauve ■
Huile de ricin.30 à 50
Décoclion de guimauve. . . . . 300
grammes
Ce lavement pourra être additionné de :
Miel commun ou glycérine ... 50 grammes
L’huile de ricin est un purgatif doux, indiqué dans les cas de constipation opiniâtre, mais dont on ne saurait faire usage contre la constipation habituelle, par suite des troubles digestifs qui seraient la conséquence de son emploi trop fréquemment répété. Elle est d’un usage courant dans la medecine infantile, chez les gens affaiblis.
Nous ne saurions terminer l’histoire de l’huile de ricin sans rappeler que l’emploi des graines elles-mêmes du ricin, au lieu de l’huile seule, a pu donner lieu à des symptômes d’intoxication; trois ou quatre semences peuvent produire des accidents chez l’adulte; douleur d’abord hypogastrique, puis abdominale, nausées, vomissements, selles abondantes pouvant devenir sanglantes, angoisses, malaise, céphalalgie, soif intense et même, dans certains cas graves, petitesse du pouls, refroidissement général, élat adynamique pouvant entraîner la mort. Dans de tels cas il y aurait lieu d’appliquer le traitement indiqué par Pécholier : Provoquer l’évacuation du toxique par l’ipéca, les lavements laxatifs, les purgatifs légers, puis boissons mucilagineuses et sucrée^, pour combattre l’état inflammatoire, boissons alcooliques chaudes contre l’état adynamique.