‹ Les puritains d'ÉcosseChapitre 31 sur 41 · FLETCHER · texte numérisé non relu

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A nuit était venue, et il y avait plus de deux heures que Morton et son valet avaient perdu de vue leurs malheureux compagnons. Ils atteignaient les laudes lorsqu'à l'entrée d'un vallon sauvage, et loin de toute habitation, ils aperçurent une ferme isolée.

a II est impossible à nos bêtes d'aller plus loin, » dit Henri, <c si elles ne prennent un peu de repos et de nourriture ; tâchons d'obtenir là-bas l'un et l'autre. »

Ils s'approchèrent de la maison.

Tout annonçait qu'elle était habitée. Ou voyait aux alentours des traces encore fraîches de pieds de chevaux, et une famée épaisse sortait de la cheminée. Des vois confuses se faisaient entendre à l'intérieur, mais toutes les fenêtres basses étaient hermétiquement closes, et quand ils frappèrent à la porte on ne fit point de réponse. Avant d'aviser aux moyens de se faire ouvrir, ils conduisirent leurs montures dans un hangar voisin; cette espèce d'écurie en contenait déjà une douzaine, rompues de fatigue, et dont les harnais militaires en désordre indiquaient assez qu'elles appartenaient à des fuyards de l'armée presbytérienne.

a Nous sommes bien tomljés, » fit rcmanjuer Caddie, a. On a \>aT ici i)lu8 d'uu quartier de viande, f-a n'est ii:js douteux, car voici une peau qui tenait à la croupe d'un bouvillon il n'y a j)as nue demi-heure ; elle est encore chaude. »

Encouragés par ces apparences, ils retournèrent à la maison, et, s'annonçant comme des fugitifs du môme parti, ils réclamèrent tont haut le droit d'être introduits.

Au bout d'un long sileuce, une voix rude se fit entendre derrière une des fenêtres.

« Qui que vous soyez, » dit-elle, <r ne troublez pas ceux (pli pleurent sur la désolation et la captivité du peuple! Ils recherchent les causes de la colère et de l'abandon du Seigneur, afin d'écarter de leur voie les pierres d'achoppemeut qui ont amené leur chute.

— Ah! Monsieur, » murmura Cuddie, n n'entrez pas lii-dedans! Ce sont des puritains de l'ouest, des forcenés... Je les reconnais à leur jargon. »

Henri n'en fit pas moins uu nouvel appel en insistant pour être admis. Comme ou ne lui répondait plus, il força l'un des contrevents, poussa la croisée qui n'était pas bien assujettie, et sauta dans la pièce d'où la voix était sortie. Cuddie le suivit, et allongeant la tête d'un air craintif :

« Pourvu, » grommela-t-il, « qu'il n'y ait pas de marmite sur le feu! »

Maître et valet se trouvèrent alors dans une vaste cuisine, en présence de dix ou douze hommes en armes, rangés en demi cercle autour de l'âtre où cuisait leur souper, et absorbés en apparence dans la pratique de leurs dévotions.

A la lueur du feu qui éclairait ces sombres figures, Morton n'eut point de i)eiue à reconnaître plusieurs de ces caméroniens qui s'étaient signalés par une opposition à outrance contre la politique modérée, et parmi eux Éphraïm Macbriar, leur predicant favori, et Habacuc l'énergumène. Sans adresser un geste ni une parole de bienvenue à leurs frères d'infortune, ils continuèrent d'écouter la fervente oraison que débitait Macbriar à voix basse, pour supplier l'Eternel de détourner sa main vengeresse et de ne point anéantir son peuple. L'invasion des nouveaux iiùtcs était loin de leur plaire, néanmoins, s'il fallait s'en

rapporter aiix regards sinistres qu'ils échangeaient entre eux do temps à autre.

Cette réception malveillante donna à réfléchir à JMortou. Il allait se retirer par le même chemin, lorsqu'en tournant la tête, il vit, avec un serrement de cœur, que deux robustes gaillards s'étaient postés sans bruit près de la fenêtre.

« Fils de Madelon Headrigg, la sainte femme, » dit l'un d'eux à l'oreille de Cuddie, « ne lie pas ta destinée à celle de cet homme de perfidie et de trahison. Poursuis ta route et ne t'arrête pas, car le vengeur du sang est derrière toi. »

En même temps il lui désigna la fenêtre. Cuddie, à qui un tel avis en disait long sur le danger qu'il courait, n"hésita pas un instant et sauta dehors.

« Je n'ai pas de chance avec les fenêtres, » se dit-il tout d'abord. Puis il songea au sort qui attendait son maître. « Ils vont le tuer, les^ bandits, » ajouta-t-il, « tout eu croyant faire une bonne œuvre. Allons, il faut rebrousser chemin, et voir s'il n'est pas possible d'attirer ici quelques-uns des nôtres. »

Il entra sous le hangar, s'emjiara du meilleur cheval qu'il put trouver à la place du sien qui était à moitié fourbu, et partit au galop dans la direction d'Hamilton.

Le bruit de sa course troubla nos dévots, qui se rassurèrent en l'entendant se perdre dans l'éloignement. Macbriar ayant achevé son ejaculation mystique, ils quittèrent alors leur posture inclinée, et lancèrent sur Henri des regards enflammés d'indignation.

« Vous me faites un singulier visage. Messieurs, » leur dit celui-ci. « J'ignore vraiment en quoi je puis l'avoir mérité.

— Honte à toi ! honte à toi! » s'écria l'Enragé en se dressant sur ses pieds. « Le Verbe que tu as dédaigné deviendra un roc pour t' écraser et t'anéantir ; la lance que tu aurais voulu briser te percera le sein. Nous avons prié, nous avons lutté, nous avons sollicité pour obtenir du ciel une victime expiatoire des péchés de la nation, et voici que r>iutenrmême du scandale est livré entre nos mains! Il a sauté par la fenêtre comme un voleur. C'est un bovic surpris dans le hallier ; son siug^ servira de libation pour racheter l'Eglise de la vengeance, et ce

lieu sera dorénavant appelé Jehovah Jireh, car on a ponmi an sacrifice. Allons, debout, et attachez la victime avec des cordes aux coins de l'autel! »

Il se fit un mouvement parmi ces hommes, et en ce moment-là cuisant fut le regret de Morton de s'être aventuré avec tant d'imprudence dans leur compagnie. Il n'avait d'autre arme qiin son épée, ayant laissé ses pistolets à l'arçon de sa selle, et comme les caméroniens étaient tous munis d'armes à feu, leur échapper par la force devenait un coup de chance des plus incertains.

L'intercession de Macbriar lui accorda un peu de répit.

<t Encore un instant, mes frères, » dit-il. « Ne nous hâtons pas de tirer le glaive, de peur que le sang innocent ne retombe sur nos têtes. » Et s'adressant à Henri, il ajouta : « Voyons, nous voulons bien compter avec toi avant de venger la cause que tu as trahie. Dans les conseils de l'armée, n'as-tu pas constamment opposé à la vérité un front aussi dur que la jîierre?

— Oui, oui! » murmura l'assistance d'une voix sourde.

« Il a toujours, » dit l'un, «î conseillé la paix avec les mécréants.

— Et plaidé, » dit l'autre, « i)Our l'horrible tolérance.

— Il aurait vendu l'armée à Monmouth , » dit un troisième. « Il a, le premier, abandonné l'honnête et vaillant Burley, qui disputait encore le passage. Je l'ai xn, moi, galoper dans la plaine, l'éperon aux flancs de son cheval, longtemps avant que le feu eût cessé près du pont.

— Messieurs, » répondit Morton, « si vous avez l'intention de m"accabler sous vos injures et de m'oter la vie sans m'entendre, cela est peut-être en votre pouvoir ; mais vous en répondrez devant Dieu et devant les hommes.

— Laissez dire ce jeune homme, » dit Macbriar. « Nos entrailles se sont émues en sa faveur, j'en atteste le ciel, pour qu'il ouvrit enfin les yeux à la vérité et qu'il consacrât ses talents à la défendre. Hélas ! son éducation mondaine l'aveugle, et il a rejeté la pure lumière qui resplendissait devant lui. »

Quand le silence se fut rétabli, Morton entreprit de leur démontrer d'un cùté dans quelle entière bonne foi il s'était proposé de négocier

un accommodemeat avec le dnc, et de l'autre quelle part active il avait eue au combat qui s'eu était suivi.

« Il se peut, Messieurs, que je n'aille pas, comme vous le faites, » conclut-il, « jusqu'à investir mes coreligionnaires du droit d'opprimer la conscience d'autrui; sur le terrain toutefois des libertés légitimes, nul n'ira aussi loin que moi. Si mon opinion eût prévalu dans le conseil, ou si j'avais obtenu plus d'aide dans le combat, il faut bien que je le dise, au lieu d'être ici une poignée de fuyards eu querelle, nous aurions remporté une paix honorable ou une victoire décisive.

— Le grand mot est lâché, » dit un caméronien. « Il vient d'avouer son ambition charnelle et sou érastianisme. Qu'il meure de la mort des traîtres!

— Patience! » dit Macbriar. « Je veux encore le mettre h l'épreuve... N'est-ce pas par ton entremise que le mécréant Evandale a doublement échappé à la prison et à la mort? N'est-ce pas toi encore qui as sauvé du tranchant de l'épée le vieux Bellenden et sa garnison de coupejarrets?

— Oui, c'est vrai, et j'en suis fier.

— L'entendez-vous? Il avoue encore... Et tout cela, pour une Madiauite, pour une fille de la couvée du prélatisme, un de ces hochets qui servent d'amorce aux pièges de l'esprit immonde, pour l'amour enfin d'Edith Bellenden!

— Vous êtes incapable, d répliqua Henri d'uu ton d'assurance, « d'api)récier mes sentiments pour cette jeune dame ; mais u'eùt-elle pas existé, j'aurais agi de même.

— Tu t'entêtes à lutter contre la vérité, » fit observer un des assistants au visage rébarbatif. « En faisant sortir de la Tour la vieille dame et sa petite-fille, n'était-ce pas aller à l'encontre des sages et pieux desseins de Burley, qui avait déterminé Basile Olifant à se mettre en campagne en lui garantissant la possession des biens terrestres de ces deux femmes?

— Voilà un plan dont j'apprends la première nouvelle, et qu'il m'eût par conséquent été difficile de déjouer! Est-ce que votre foi religieuse tolère l'emploi de ces marchés immoraux pour recruter des prosélytes ?

— Paix ! » répondit Macbriar, quelque peu déconcerté. « Il te sied

LES l'UKITAINS UECOSSi:.

mal (le fuire lalcçou à des confesseurs trop faibles, non plus qne d'interl)réter les obligations du Covenant. D'ailleurs, tu as avoué assez de péchés et d'erreurs aftli<reautes pour attirer la défaite sur nne armée, fùtelle innombrable comme les grains de sable du bord de la mer. A notre jugement, nous ne sommes pas libres de te laisser partir sain et sauf, puisque la Providence t'a remis entre nos mains au moment où nous disions

avec le bienheureux Josué : « Pourquoi Israël a-t-il tourné le dos à « l'ennemi? » Alors tu es venu, comme ,si ton sort était de subir le châtiment réservé à qui porte le crime en Israël. Écoute donc mes paroles. C'est aujourd'hui le sabbat, et notre main ne se lèvera pas encore pour répandre ton sang; mais quand sonnera la douzième heure, elle mar- <iuera la fin de ton voyage ici-bas. Fais dona bon usage des instants qui te restent, car le temps passe vite... Saisissez le prisonnier, mes frères, et ôtez-lui ses armes. »

L'ordre, brasquemeut donné, fut exécuté de même : quelques hommes qui s'étaient glissés derrière Henri l'appréhendèrent au corps et lui enlevèrent son épée en un tour de main ; puis ils le garrottèrent solidement avec une sangle de cheval. Tout cela se passa dans \m profond silence.

On alluma des flambeaux, et la farouche compagnie s'assit autour d'une lourde table de chêne, en y ménageant une place au prisonnier juste eu face de l'horloge qui devait sonner son glas de mort. Chacun des assistants eut sa part du souper, et l'on n'oublia point la victime, qui, dans une telle extrémité, n'éprouvait guère le besoin de satisfaire son appétit.

Après ce court repas , les puritains se mirent en prière. Macbriar, dont le zèle fougueux n'avait pas éteint tout scrupule et remords de conscience, supplia la Divinité de leur envoyer un signe visible de son acquiescement au sanglant sacrifice qui se préparait. L'auditoire fanatisé semblait tout yeux et tout oreilles, prêt à interpréter le moindre accident comme une marque de l'approbation céleste, et de temps eu temps de farouches regards interrogeaient la marche de l'aiguille, impatients de la distance qui les séparait encore de l'exécution.

L'œil de Morton prenait aussi la même direction , et dans la funèbre pensée qu'il était condamné, sans nul espoir de secours, à ne point survivre à la course de cette aiguille sur une infime portion du cadran. Sa confiance religieuse , l'inébranlable fermeté de ses principes d'honneur, la conviction de son innocence, lui donnèrent la force d'endurer cette attente pleine d'angoisse avec moius de trouble qu'il ne s'y serait lui-même attendu si d'aventure elle lui eût été prédite.

Peu de jours auparavant, il s'était trouvé, en face de Claverhouse, dans une conjoncture également afi'reuse. Mais quelle différence! Le sentiment du droit lui prêtait alors son aide puissante et généreuse ; il savait qu'autour de lui l'on plaignait son sort, l'on approuvait même sa conduite. Qui l'entourait cette fois? Une jioignee de visionnaires sans merci, et sa mort, qu'ils avaient résolue, était à leurs yeux, non un acte indifférent, mais un motif de triomphe. Qui lui adresserait uu mot de sjmipathie, un regard d'encouragement? Personne. Il lui fallait attendre que le fer meurtrier se dégageât lentement du fourreau, et

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liar d'imperceptibles secousses ; il lui fallait boiie jjoutte ù goutte ramer calice de la mort. Quoi d'étouuaut .s"il u"était plus maître de lui comme à Tillietiidlem? Bientôt des visions, filles d"un cerveau eu délire, commencèrent à l'assaillir. En jetant les yeux à la ronde, ceux qui allaient être ses bourreaux lui parurent des êtres fantastiques : leurs figures s'allongèrent, leurs traits devinrent grimaçants, et, par an jeu de rimagiuatiou qui l'égarait sur la réalité des choses, il se crut un instant tombé au milieu d'une bande de démous. Les murailles semblaient suinter du sang, et le léger tic-tac du balancier de l'horloge vibrait à sou oreille avec une netteté formidable et douloureuse, comme si chaque tintement lui eût enfoncé un poignard dans le cœur.

Ce ne fut pas sans effroi qu'il sentit chanceler son esprit sur les limites de l'autre monde. Il chercha, par un suprême effort, à se recueillir dans une oraison mentale ; mais cette crise terrible l'ayant mis hors d'état de donner à ses pensées nu tour convenable, il eut recours à une prière toute faite, qui se trouve dans le rituel de l'Église anglicane. Macbriar, dont la famille appartenait à cette communion, reconnut les paroles que l'infortuné récitait à demi-voix.

« Il ne manquait plus que cela, » dit-il en rougissant de colère, <i pour m'arracher jusqu'à l'ombre d'un regret. C'est un prélatiste qui s'est glissé dans le camp sous le déguisement d'un érastien. Tout ce qu'on a dit de lui, et plus encore, doit être vrai. Que son sang retombe sur sa tête, l'imposteur! Qu'il aille eu enfer, tenant à la main les momeries papistes qu'il appelle un rituel !

— J'élève ma voix contre lui ! » s'exclama l'Enragé. « De même que l'ombre recula de dix degrés sur le cadran pour annoncer la guérisou du saint roi Ézéchias , elle avancera maintenant, afin que le méchant soit enlevé du milieu du peuple et le Covenant établi dans sa pureté. »

Il sauta sur une chaise comme un furieux pour hâter l'heure fatale en poussant l'aiguille de l'horloge, et plusieurs des fanatiques apprêtaient leurs armes, lorsque l'un d'eux lui arrêta le bras.

« Chut! » dit-il. « J'entends du bruit dans le lointain.

— C'est l'eau qui roule sur les cailloux.

— Ou le vent qui souffle dans la bruyère.

— Non, c'est uu galop de chevaux, » pensa Henri, dont les sens surexcités i^ar le danger avaient acquis une finesse extraordinaire. « Dieu fasse qu'ils m'amènent di^s libérateurs ! » ^;.^;;^--~^__ Le bruit , qui approchait rapide-

^;^^§;:>" ruent, devint de plus eu plus distinct.

« Ce sont des chevaux, » dit Mac- ^ briar. « Regardez dehors et tâchez de ^ - voir qui vient.

~^" — Alerte! c'est l'ennemi, » cria un homme qui venait de s'en assurer par une des fenêtres.

Presque aussitôt ou entendit autour de la ferme des voix confuses et un piétinement de chevaux. Les caméronieus se levèrent,, les uns pour fuir, les autres pour se défendre. La porte et les fenêtres volèrent eu éclats, et l'on vit

paraître dans la salle les habits rouges des dragons.

(S. Sus aux rebelles! Vengeons le cornette Grahame! » criaient-ils de tous côtés.

Ou avait renversé les lumières, et le combat s'engagea aux lueurs incertaines du foyer. Plusieurs coups de pistolet partirent eu même temps.

Uu des puritains placé près de Morton reçut une balle an moment où il se levait ; il toml)a sur lui, l'entraîna dans sa chute, et le cou\Tit de son corps. Il agonisait. Cet accident sauva probablement Henri du péril qu'il aurait couru dans nne lutte si vive, où, durant plus de cinq minutes, les coups de sabre et de pistolet furent échangés sans interruption.

a A-t-on sauvé le prisonnier? » demanda la voix bien connue de Claverhouse. « Qu'on le cherche, et qu'on achève ce chien qui se lamente par ici! »

On exécuta ses ordres. Le moribond fut achevé, et Morton, délivré du poids de son cadavre, se trouva bientôt debout et dans les bras de Cnddie. Dans sa joie, le brave garçon se mit à pleurer comme un veau en voyant que le sang dont son maître était souillé n'avait point coulé de ses veines. Tout eu le débarrassant de ses liens, il lui révéla tout bas le secret de l'intervention si opportune des dragons.

<i Pendant que j'allais à la recherche des nôtres pour tous tirer d'affaire, » dit-il, « je suis tombé entre les pattes de Claverhouse. De deux maux il faut choisir le moindre, et ma foi, je l'ai décidé à venir, dans l'idée qu'il en avait eu assez d'abattre les gens jusqu'au soir... Demain il fera jour, et lord Evandale vous doit une fière chandelle. Et jiuis Monmouth fait quartier à qui le demande, les soldats me l'ont assuré... Ainsi donc, bon courage, et tout ira bien, j'en réponds. »

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