‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 2)Chapitre 139 sur 196 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

IONS PRODUITS PAR l'aIGRETTE.

La figure 5 représente l'appareil spécialement modifié en vue de* expériences sur la décharge par les pointes. Deux trous circulaire* de i*''", 6 de diamètre étaient faits dans le tube A, et deux tubes QelR. du même diamètre que les trous, étaient soudés à A dans les position indiquées par la figure. Des bouchons d'ébonite, s'adap tant exactement dans Q et R, empêchaient toute fuite d'air par ces tubes latéraux. L^ tiges de laiton F et G, passant à frottement doux à travers les boachons, pou^ aient être montées ou descendues de façon à amèneriez

pointes métalliques soudées à leurs extrémités à un niveau voulu quelconque. La pointe S, à l'extrémité de F, était une aiguille d'acier et la pointe/), un court fil de platine.

On élevait le potentiel de la pointe à l'aide d'une machine Wimshurst mue à vitesse constante par un moteur électrique. L'un des conducteurs de la machine était relié au sol, et l'autre au iilV terminé

Fig. 5.

par une pointe P à environ o*^", 5 de distance du disque métallique D. Ce dernier était relié à l'une des tiges F ou G par le fil isolé W. La machine de Wimshurst étant en activité, aucune décharge n'avait lieu à la pointe située à l'intérieur de l'appareil de diffusion, tant que le fil X relié au sol et le fil W étaient en contact. Quand on les séparait, la décharge en aigrette se produisait aussitôt à la pointe terminant la tige F. On pouvait donc obtenir une décharge constante à l'intérieur du tube, pendant un temps voulu quelconque, indépendante des variations initiales et finales de la machine.

La plus grande partie de la charge perdue par la pointe à l'intérieur de A s'en va au sol par l'intermédiaire de la batterie : une faible fraction seulement est entraînée par le courant d'air circulant dans le tube A.

A cause des charges en suspension dans l'air de la salle (émanées en partie de P et en partie des pointes de la machine), on a trouvé que des écrans en toile métallique n'étaient pas suffisants pour protéger le fil réunissant F aux quadrants isolés ; il a fallu couvrir les écrans de feuilles d'étain. Cette précaution prise, et la machine Wimshurst

J.-S. T0WN8BND.

ayant marché pendant plusieurs minutes, rëlectromètre ne préseDUit aucune déviation.

La marche des expériences était pratiquement la même que celle dt> expériences effectuées avec les rayons ultra- violets.

Ions positifs dans l'air sec.

Expériences. H. n^ n,. V.

3 761 loi i5o 378

Expérience 1. — Pointe d'acier dans le tube Q, la pointe ëUDiau niveau de la paroi du tube A.

Expériences 2 et 3. — Mêmes conditions, si ce n'est qu'on employait le tube R pour que le gaz eût une charge plus faible en attâgnant le tube T.

Expérience 4. — Comme 2 et 3, avec une pointe de platine substituée à la pointe d'acier.

Expérience S. — La pointe placée dans la position indiquée par la figure 6.

Expérience 6. — Comme 1 , si ce n'est que la pointe était soulevtf dans le tube O à rt^^ au-dessus de l'ouverture du tube A.

Fig. 6.

JJ

Les expériences 1 et 5 sont les seules pour lesquelles l'effel de répulsion mutuelle puisse contribuer d'une façon sensible à la pertt des ions dans le tube T^, de sorte que les valeurs de K déduites »k ces expériences peuvent être un peu trop fortes. La différence d'emiron jI^j entre les valeurs obtenues dans les expériences 1 et o, d'un^ part, et dans les expériences 2, 3 et 4, d'autre part, est due probabk^

LA DIFFUSION DES IONS PRODUITS DANS l'AIR. 965

ment à cet effet, et non à une différence quelconque présentée par les ions.

Les ions qui se mêlent au courant d^air circulant dans A en provenant d'une pointe située à quelque distance du tube A, sont plus gros que les autres, car l'expérience C montre qu'ils se diffusent plus lentement.

Ions négatifs dans Vair sec.

Expériences. H. /i,. n^. V. K.

2 766 86,2 iG5 3*26 0,0367

Expérience 1. — Pointe d'acier dans le tube Q, la pointe au niveau de la paroi du tube A.

Expérience 2. — Idem, pointe de platine au lieu de pointe d'acier.

Expérience 3. — La pointe dans le tube A dans la position indiquée par la figure 6.

Expérience 4. — Comme 1, mais la pointe étant soulevée dans le tube Q à 2*^"" au-dessus de l'ouverture pratiquée dans le tube A.

Les trois premières expériences donnent pratiquement la même valeur pour le coefficient de diffusion, mais l'expérience A montre qu'il se produit des ions plus gros quand la décharge a lieu dans le tube étroit Q.

Ions positifs dans Vair humide.

Expériences. H. /i,. /i,. V. K.

Expérience 1. — Pointe d'acier dans le tube R, la pointe au niveau de la paroi du tube A.

Expérience 2. — Pointe de platine dans le tube Q (pour obtenir des déviations plus grandes).

Expérience 3. — Pointe d'acier dans le tube Q, à 3*""* au-dessus de l'ouverture pratiquée dans le tube A.

Le soulèvement de la pointe n'a pas eu autant d'effet dans ce cas que lorsque l'air est sec.

966 J.-S. TOWNSBND.

Ions négatifs dans Vair humide.

Expériences. H. it,. n,. V. K.

1 774 56,4 II 3, 6 3^i OjOBqS

Dans ces trois expériences, la décharge par Taigretle avait lieu dan> le tube latéral Q. Dans Texpérience 1, faite avec une pointe d'acier et l'expérience !2, faite avec une pointe de platine, la pointe était ao centre de l'ouverture pratiquée dans A. Dans l'expérience 3, la pointe d'acier était soulevée dans Q à 2*^" au-dessus de l'ouverture.

Si l'on considère les expériences effectuées avec la pointe au niveas

de la soudure des deux tubes, on voit que l'électrisation (t^ ^

unités arbitraires \ la plus grande correspond aux ions qui se meuvent

avec la plus grande vitesse. Ceci provient en partie de la perte de charge produite dans le tube A avant que le gaz n'atteigne les tubes T. S'il se produisait des électrisations égales à la source, on s'attendrait à trouver que les ions de faible masse, entraînés par les gaz, atteignent les tubes T en plus petit nombre que les gros ions.

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