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A L'AIDE DE LA LUMIÈRE ULTRA-VIOLETTE

Pae Jobn-S. TOWNSEND.

EztraiU tradniU de l'anglais par H. MOULIH.

PhilùMophical Magazine, t. III, 190a, p. 557 à 676.

â. L'appareil employé dans ces expériences est représenté figures i et a.

La conductibilité avait lieu entre les deux plateaux parallèles A et B {Jig^ i). Le plateau A était en quartz argenté sur sa faceinté-

ig. I.

rieure pour avoir une surface conductrice. Sur l'argenture était Iracff une série de lignes parallèles fines pour permettre à une partie de U lumière de passer à travers la plaque et de tomber sur la surface do plateau inférieur B qui était en zinc. La plaque A reposait sur ub chapeau de laiton C, et le joint était rendu étanche. Ln tube court d'ébonite E était vissé sur la partie plate du chapeau sur lequel reposait la plaque de quartz, et un disque de métal F était fixé à rcitné-

mité inférieure du tube d'ébonite. Ce disque était ainsi relié rigidement au plateau de quartz et lui était parallèle. La distance entre les plateaux A et B se réglait au moyen de la vis S qui tournait dans un iiiet de pas d'un demi-millimètre, taraude dans la plaque F. Le large tube de verre D qui contenait l'appareil était rodé à l'une de ses extrémités et le chapeau de laiton y fut mastiqué. L'autre extrémité était réunie à un tube plus étroit d'environ 33 inches (89*^™) de longueur qui plongeait dans un récipient contenant du mercure.

Fig. 2.

Le tube d'ébonite E était percé d'une ouverture pour laisser passer librement le gaz de l'espace compris entre les plateaux vers les autres parties de l'appareil. Une pièce d'ébonite courte était fixée à la vis S, et la tige R, passant à travers la colonne de mercure placée au-dessous de D, s'adaptait dans une entaille de l'ébonite. On pouvait faire varier la dislance entre les plateaux sans changer la pression en tournant l'extrémité de la tige R, qui était recourbée comme l'indique la

figure 134.

L'appareil était relié à une pompe de Tœpler et à une jauge de Mac Leod. Une petite variation de pression pouvait être décelée au moven de la jauge et l'on trouva que la pression ne variait que de cinq centièmes de millimètre pendant une série d'observations.

Quand on expérimentait avec T hydrogène ou l'acide carbonique, une certaine quantité de gaz frais était introduite dans l'appareil annt chaque série d'expériences pour que la petite fuite ne puisse avmr aucun effet appréciable sur les résultats.

La connexion métallique avec le plateau de zinc était obtenue à Taide d'une tige passant à travers le tube latéral T. La lige entrait dans l'appareil à travers un bouchon d'ébonile placé à rexlrémité do tube latéral et était ainsi isolée du tube de verre.

Le plateau de zinc était relié à l'une des paires de quadrants duo électromètre, l'autre paire étant au sol. Le fil reliant Tappareil aui quadrants isolés passait au centre d'un tube de laiton mis an sol pc>ur éviter d'avoir des effets d'induction. Le plateau argenté A était relié au pôle positif d'une batterie de petits éléments Leclanché dont I autre pôle était au sol. Pour faire des expériences à champ constanL ie nombre d'éléments employés était proportionnel à la distance enlrt les plateaux.

.... Des bandes de papier d'étain entouraient le tube d'élionite :a peu près à égale distance du chapeau de laiton et du disque £ < et étaient reliées au sol à travers un second tube latéral (non représenté sur la figure). Ce dispositif empêchait les fuites, par la surface de l'ébonite de la plaque A vers le plateau relié à l'électromètre.

La lumière ultra-violette était produite par l'étincelle de décharge d'une bouteille de Leyde, éclatant entre deux pointes d'aluminium. Lne bobine d'induction servait à charger la bouteille de LeyJe. L'appareil producteur de la lumière était entièrement entoure don écran métallique relié au sol, de sorte c|ue l'étincelle ne pouvait avoir aucun effet direct sur l'électromètre.

L'étincelle était au foyer d'une lentille de quartz placée dans une ouverture de l'écran au-dessus des plateaux parallèles A et B. In écran de plomb percé d'une ouverture circulaire de i*^"" de diamètre était placé entre la lentille et le plateau de quartz, pour limiter la lumière sur la portion centrale du plateau de zinc. Ce dernier a>ail 2'"", 4 de diamètre, de sorte que, lorsque la lumière tombait sur lui. la conductibilité n'avait lieu que dans la région de champ uniforme.

3 à 7. Les observations étaient faites comme précédemment en Uis«aat passer la lumière pendant un temps connu et notant la déviation de rélecm>mètre. Pour comparer les courants obtenus avec différentes distance? des plateaux, une petite correction a été faite pour tenir compte de la varialioQ de capacité due à leur rapprochement (2,5 pour loopour le déplaccmeni de 5*" à i""*). Les conductibilités /t], /ij et /ij ont été déterminées pour trois di*-

tances di, d% et ^3 telles que

û?î — d\ — di — û?j,

le cbamp et la pression restant constants.

D'après la formule

n = /io6*<',

les conductibilités doivent satisfaire à la condition

/tt ^»

En opérant ainsi, il n'est pas nécessaire d'employer des potentiels trop élevés qui donnent des conductibilités si grandes qu'elles ne peuvent être attribuées à cette seule cause d'ionisation. La seule production des ions par choc des ions négatifs ne peut expliquer le phénomène de la décharge continue, une autre cause est en jeu et ces expériences montrent qu'elle commence à se faire sentir pour des potentiels beaucoup plus bas que le potentiel disruptif.

Cette deuxième cause d'ionisation n'a été que très incomplètement étudiée; les Tableaux suivants n'en donnent que quelques exemples.

Dans ces Tableaux, X est le champ en volts par centimètre, n le courant (déviation de l'électromètre) corrigé, l'indice indiquant la distance des plateaux en millimètres. R est le rapport de chaque courant au suivant.

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