‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 2)Chapitre 178 sur 196 · SUR LES NOYAUX DE CONDENSATION PRODUITS DANS LES GAZ · texte numérisé non relu

SUR LES NOYAUX DE CONDENSATION PRODUITS DANS LES GAZ

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L'étude de Tinfluence du champ a été faite au moyen de Tappareil représenté par la fîgure 2, et dont Ifi disposition est facile à comprendre.

Lumière ultra-violette . — Les rayons employés étaient assez faibles pour n'avoir pas d'efficacité aux détentes inférieures à iS*™. Il n'y avait aucune différence entre les brouillards obtenus sans champ électrique ou avec un champ de i5o volts par centimètre, que la détente fût produite pendant Fillumination ou 3 secondes après.

Fig. 2.

Q, plaque de quartz fixée à la cire à cacheter; A^ plaque d'aluminium

fixée de la môme manière.

Hayons Rôntgen, — Avec une détente de i83""", le brouillard, très intense en l'absence du champ, devenait très léger avec i5o volts/cm.; bien que, en l'absence du champ, il y fût encore des noyaux 10 secondes après la suppression des rayons, on n'avait aucune condensation lorsque, en présence du champ, on donnait la détente 1 ou même 3 secondes après cette suppression. Ce fait s'explique aisément; en effet, les transporteurs des charges ayant dans Pair une vitesse de i''",6 pour un champ de i volt/cm (i) devaient, dans les expériences, franchir en ^-l-y de seconde la distance (i"",6) des électrodes entre lesquelles le champ était établi.

Puisque le champ n'avait amené aucune diminution apparente, après 3 secondes, dans le nombre des noyaux produits par des rayons ultra-violets faibles, ces noyaux devaient voyager au moins 3oo fois moins vite dans le même champ. On ne peut hésiter à conclure qu'ils ne sont pas chargés.

De même, dans une autre expérience 011 l'on employait une lumière ultraviolette intense (les noyaux devenant par conséquent plus gros), une détente de 64™*" en l'absence de champ n'a pas donné de brouillard après 10 secondes d'exposition à la lumière, tandis qu'il y en avait après i5 secondes: il a donc fallu 10 à ij secondes pour que les noyaux aient pu acquérir la grosseur qui les fait capter par cette détente. Avec i5o volts/cm et la même détente, on a obtenu un brouillard aussi épais après 3 minutes d'exposition. Les noyaux mettaient donc plus de 10 secondes à franchir le champ, soit luoo fois plus de temps que les noyaux produits par les rayons Rontgen.

La grande diminution du nombre de gouttes, quand on applique le champ pendant l'exposition aux rayons Rontgen, est facile à comprendre, iin eiïet.

(*) KuTiiERFORD, PhH. Mag.y Vol. XLIV, 1897, p. 422; Journ. de Phys., Z* série, t. VII, p. io4; voir aussi ce Volume.

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