C. — Conclusion
\. Détermination du nombre avions par centimètre cube de m.étal. — Le nombre d'ions négatifs produit par un centimètre carré de surface de platine, de carbone ou de sodium peut se représenter par la formule
où
y 'Àmiz
On en peut déduire n, A. et b étant des constantes pour chaque métal; la valeur de'Â dépend de 6, puisqu'on Ta déduit de celle de cette dernière. Mais, si le nombre trouvé pour le platine correspond bien à celui donné par M. Patterson, il n'en est pas de même dans le cas du carbone et du sodium, cela tient évidemment à ce que A et 6 sont fonctions de la température.
2. Travail effectué par un corpuscule en passant à travers la couche superficielle du métal. — 3. Effet du gaz sur le courant. — 4. Effet Edison. — Le travail effectué par un corpuscule à travers la surface est en première approximation inversement proportionnel à la racine cubique du volume de l'atome de l'élément. Quant à l'hypothèse que l'ionisation serait produite par le fait des molécules gazeuses venant frapper le métal chauffé et devenant ionisées par suite, elle est à rejeter. Tous les résultats expérimentaux semblent montrer que les corpuscules sont produits par le métal, par un processus analogue à l'évaporation, ils nous permettent de plus d'avoir une explication du phénomène connu sous le nom à'effet Edison.
5. Énergie émise. — A toutes les températures où les expériences ont été effectuées, la perte d'énergie due à l'échappement des corpuscules est beaucoup moindre que celle qui serait due à l'émission de radiation électro- magnétique ordinaire, d'autre part elle augmente beaucoup plus rapidement avec la température. Dans toutes les expériences on était loin du point où une fraction appréciable du nombre total d'ions frappant la surface pouvait la traverser.