‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 2)Chapitre 53 sur 196 · LA DÉCHARGE DES CORPS ÉLECTRISES PAR LA LUMIÈRE L'LTRA-VIOLEITE · texte numérisé non relu

LA DÉCHARGE DES CORPS ÉLECTRISES PAR LA LUMIÈRE L'LTRA-VIOLEITE

position des isolants qui servaient à isoler les uns des autres la toile métallique B, le plateau C et le tube T. Un fil isolé W était placé suivant Taxe du cylindre T.

Dans une expérience, le plateau C était long de 4*^", 2, large de i^"',5 et situé à 8*^"* de la toile métallique B. Comme la surface de l'ouverture rectangulaire par où l'air passait n'était que de i*^"',2 on pouvait facilement obtenir des vitesses de courant d'air égales à 3oo^"* ou 4oo*^™ par seconde.

Première expérience, — C était relié au pôle négatif d'une batterie de 8 volts, l'autre pôle étant reFié au sol. La toile métallique B était reliée à l'une des paires de quadrants d'un électromètre, l'autre étant au sol. Toutes les autres parties de l'appareil étaient reliées au sol. Quand la lumière ultra-violette agissait, le plateau G perdait une charge négative que recueillait la toile B, et l'aiguille de l'éleclromètre montrait une déviation de

60*"^ par minute.

En faisant passer un courant d'air rapide entre les plateaux, on arrêtait complètement l'aiguille de l'électromètre; ceci montrait que les particules chargées négativement, après avoir quitté C, étaient complètement entraînées par le courant d'air.

En chargeant C à un potentiel de — i/\ volts, la vitesse de déperdition correspondait à

170***^ par minute;

avec le courant d'air, elle était réduite à

8*^ par minute;

par suite, moins de ^^ de la charge provenant de C atteignait la toile B. En chargeant C à des potentiels plus élevés, la proportion des particules chargées qui pouvaient atteindre la toile métallique sans être balayées par le courant d'air augmentait. En diminuant ou en augmentant la vitesse du courant d'air, les autres conditions restant identiques, on augmentait ou l'on diminuait le nombre des particules chargées recueillies par la toile métallique.

Deuxième expérience. — On a vu que l'on peut empêcher la totalité ou une partie des particules chargées d'atteindre la toile métal-

672 E. RUTHBRFORD.

Hque B. 11 faut montrer à présent ce que deviennent celles qui ont été entraînées hors de l'espace limité par les deux plateaux. Le plateau C était chargé à — 24 volts et la toile métallique reliée au sol. Le cylindre d'aluminium T était relié à l'un des pôles d'une batterie de 3o volts, et le fd W à l'électromètre. On ne constatait aucune déviation de l'électromètre sous l'action des seuls rajons de l'arc. Si T était chargé négativement, la production du courant d'air chargeait W négativement. Si la charge de T était positive, rien de tel n'avait lieu. On en conclut qu'un gaz chargé négativement a circulé à l'intérieur du cylindre ; dans le premier cas, il a cédé sa charge aa fîl central; dans le second cas, au cylindre T. Un excellent procédé pour évaluer la charge totale entraînée consiste à placer un tampon d'ouate à l'intérieur du tube : l'air qui le traverse se trouve complètement déchargé.

Troisième expérience, — Si le tube d'aluminium T, ayant 3o" de longueur et i*^", 1 de diamètre, était relié à l'électromètre , et le fil central enlevé, on trouvait que le gaz circulant dans le tube lui cédait une partie de sa charge. Dans une expérience, la vitesse de lair étant d'environ i5o*^™ par seconde, \ du gaz était déchargé parle tube : on pouvait s'attendre à ce résultat, car les particules chargées se repoussent mutuellement vers les parois du tube. Si la densilé cubique d'électrisation était uniforme à travers toute la section du tube, une telle expérience nous permettrait de calculer la vitesse avec laquelle la particule se meut par suite de cette répulsion mutuelle, mais cette condition n'est pas remplie ici.

Quatrième expérience. — On peut recueillir toute la charge entraînée en dehors de l'espace limité par les électrodes B et C. Dans une expérience, on mesurait la vitesse de déperdition de C sous l'action du courant d'air : une partie de la charge cédée par C était recueillie par la toile métallique B, une autre partie par le tube T, le reste par le tampon d'ouate. On a trouvé que la somme des trois vitesses de charge correspondantes était à peu près égale à la vitesse de déperdition de C.

Mobilité de l'ion chargé.

Les expériences générales sur les effets d'un courant d'air passant entre deux électrodes, pendant l'action des rayons ultra-violets,

Page 1