Décharges par les toiles métalliques fines
Quand la vitesse que prend l'ion avec une certaine valeur du champ électrique a diminué à quelque distance de la flamme, cet ion peut traverser bien plus facilement une toile métallique sans être déchargé, que si la toile était placée plus près de la flamme.
Dans une expérience, une électrode chargée, placée dans le tube à 35*^'" environ de la flamme, perdait sa charge à raison de 5o divisions de l'échelle en 3o secondes. Une toile métallique fine placée dans le tube juste au-dessous de cette électrode, c'est-à-dire en un point où la vitesse des ions était faible, diminuait à peine la vitesse de déperdition. La même toile, placée à lo^"* de la flamme, réduisait la déperdition de la même électrode à 5o divisions en -jS secondes.
Il en résulte même une diff'érence plus grande encore entre les pouvoirs de décharge de la toile dans les deux positions que ne l'indiquent les nombres précédents, car, dans la seconde position, la perte de conductibilité par recombinaison en montant dans le tube est moindre que dans le premier cas.
Cette diff^érence s'explique par le fait suivant : lorsque l'ion a une plus faible vitesse dans un champ électrique donné, le nombre des ions qui viennent au contact de la toile métallique par diflusion est moins considérable. On peut montrer que, pour un tel gaz, enfermé entre deux plans parallèles ou bien dans un cylindre, le rapport de la conductibilité au temps ^ à la conductibilité initiale varie comme e"***', V désignant la mobilité de l'ion ( * ).
Par suite, on voit que, si v est plus petit, le nombre d'ions déchargés par difl'usion au contact des fils de la toile métallique est plus faible.
(M Voir TowNSEND, Phil. Mag., t. XLV, mai 1898.