‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 3)Chapitre 167 sur 204 · IX. — Hydroi^ène · texte numérisé non relu

IX. — Hydroi^ène

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On verra, d'a[)rès les courbes, que les potentiels disruptifs donnés par la théorie concordent d'une manière précise avec les potentiels

PRODt'CTION DES IONS PAR LES CHOCS DES IONS POSITIFS DANS LES GAZ. IOo3

déterminés expérimentalement. Les dernières déterminations ont été faites pendant que la lumière fournie par la source extérieure agissait sur l'électrode négative, ce qui fait que les potentiels sont un peu plus faibles que ceux qui auraient été obtenus en l'absence de radiation.

Cet effet de la lumière ullra-violetle fut observé pour la première fois par Hertz dans Tair à la pression atmosphérique. Pour des pressions de quelques mllliraèlres, l'effet de la lumière ultra-violetie sur la décharge n'est pas aussi grand que l'effet qu'elle produit aux pressions élevées.

Pour la détermination expérimentale des potentiels, la lumière provenant de la source extérieure doit être de faible intensité, puisque 4les courants intenses donneraient naissance à des effets que nous n'avons pas introduits. In courant intense dans un gaz tend à ré- <luire sa résistance et détruit l'uniformité du champ électrique entre les électrodes. Ainsi, la différence de potentiel nécessaire pour maintenir une décharge dans un gaz est beaucoup plus petite que celle <(ui est nécessaire pour pro\oquer une décharge dans un gaz qui agis- '^ait d'abord comme isolant. Si rinlensilé de la lumière est très grande, le courant doit être suffisant pour détruire l'isolement quand la quantité a — [ie^^-^^^ est faible sans toutefois s'annuler. Les courants employés dans les expériences ne furent pas assez grands ])Our produire <*es effets, puisque le rapport des courants pour les différentes distances des plateaux ne changeait pas avec l'intensité de la lumière.

L'étincelle qui prend naissance quand aucune radiation ne tombe sur les électrodes peut être attribuée au petit nombre d'ions qui sont toujours présents dans le gaz comme l'ont montré KIster et Geitel (*) et C.-T.-R. Wilson (-). Ces ions produiraient alors des courants intenses quand le potentiel est suffisamment grand pour que de nouveaux ions soient produits en nombre suffisant par les chocs. Dans ce cas, la décharge disruptive ne peut se produire sans que la quantité a — p£t«-P « s'annule, et il est possible qu'il soit nécessaire d'emplojer des potentiels légèrement plus élevés que ceux qui correspondent à cette condition pour amorcer une décharge continue à partir d'un si petit nombre d'ions. Il y a un certain nombre de points qui se rattachent à ce sujet et qui demandent une élude plus étendue; j'espère faire quelques autres expériences dans cette direction.

(*) Physikalische Zeitschrift, 11, Jahr^ang, »• 8, l'y novembre 190 1. {') Proc. Roy. Soc, vol. LWIII, i()oi.

Ioo4 !•-#• TOW?î»E>D. — PftOOCCTIOX DES IONS PAR LES CHOCS. ETC.

Le> ♦^Tpt'rienres que juî décrites ont été faites avec une s*mrrt» 'f»* liiiiiir TP ultr;i-\h.»lette «le faible intensité, qui ne réduit le pitea^jel disruptif que d'une quantité très faible au-dessous de celai «jrj'oa aurait obtenu en l'absence de radiation extérieure agissant sur l'^lerirode ué|zati\e, et l accord entre ces potentiels et les potentiel? <alnde^ montre «ju'on peut tirer de la théorie de Tionisation pr !•?> i'Iioc'i une représentation satisfaisante des phénomènes de décharge di'irupti^e dans les ^az.

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