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l^^ae ■■ n^. 3 d*jac oa coosHiènp le moavemenl. Du reste, indépendamment de toat c;aIcu1. il est bien é%îdent que le faisceau, resserré
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contre la paroi du tube dans le cbamp magnétique, va, à sa sortie du champ, s'épanouir pour remplir à nouveau toute la section du tube, à cause de la répulsion mutuelle des particules chargées de la même élechicité; l'endroit où se produit cet épanouissement indique donc la sortie du faisceau de particules en mouvement, et non son entrée dans le champ magnétique. Cet épanouissement doit donc avoir lieu du coté (le la calhode, si ce sont des ions positifs qui produisent le phénomène visible, puisque ceux-ci marchent dans le sens du champ
SUR LES coupdscules. 549
électrique, landis cju'il se produira du côté de l'anode si ce sont des corpuscules négatifs, puisque ceux-ci se déplacent en sens inverse du rhamp. Il y a donc un double moyen de constater, par l'eipérience, à quel genre de particules électrisées on a affaire.
n Pour réaliser la disposition expérimentale, un long tube à gas raréfié a été placé perpendiculairement à l'axe d'une bobine (sans fer) ou, plus exactement, entre les deux moitiés d'une bobine mises bout à bout et distantes seulement de l'épaisseur du tube. Avec un courant de ao ou 3o ampères, on obtenait, à l'intérieur de la bobine, un champ magnétique uniforme de 200 à 3oo unités C.G.S. sur une longueur égale au diamètre intérieur de la bobine (7™), ei, à l'extérieur, un champ nul.
» L'aspect du faisceau, dans le champ magnétique et en dehors, a été le même soit qu'on se servît d'un tube à oxygène, soit qu'on se servit d'un tube à hydrogène.... Rien que ce fait montre que la luminescence est due au mouvement de ce qu'il y a de commun, c'està-dire des corpuscules. Mais il y a mieux, comme on peut en juger en comparant les reproductions des photographies [^g. 4 (h^dro-
Fig. 4.
gène) ^l/ig. 5 (oxygène)] de la colonne anodique à l'intérieur de la bobine avec les figurer; théoriques : l'aspect de la colonne luminescente est exactement celui que la théorie assigne au faisceau des corpuscules et n'a aucun rapport avec relui des ions positifs. Enfin, résultat qui suffirait à lui seul, l'épanouissement du faisceau à la
sortie de la bobine a lieu du côté de l'anode ; du cdté de la cathode, le Taisceau remplit toute la section du tube jusqu'à la bobine. »
{Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. CXXXVIII, p. 476). (Pour plus de détails, voir Journal de Physique, 4' série, t. III, p. 434.)
2. Explication des colorationt diverses que présente nn mAme tube A gaz raréfié. — « I^ coloration difTérente de la gaine cathodique et de la colonne anodique, si tranchée parfois, comme dans les tubes à azote, ne tient pas à un specire entièrement dilTérent, maïs simplement à un cbangement dans la valeur relative des intensités de certaines raies ou de certaines bandes ; on peut, en effet, passer graduellement d'un spectre à un autre pdr des procédés que nous indiquons plus loin.
» C'est un fait d'expérience que tontes les fois que les corpuscules sont, au moment du rhoc avec une molécule du gaz, animés d'une très grande vitesse, ta couleur de la luminesceuce est celle de la gaine calliudiqiic, caractérisée, dans le Ciis de l'aKote. par un grand éclat de certaines radiations violettes: tandis que, ptiur une vitesse relativement faible des corpuscules au moment du cboc, maïs suffisante, toutefois, pour produire la luminescence, la couleur est celle de la colonne anodique. On peut le voir par les espériences suivantes :
» Si la portion du tube qui contient ta colonne anodique présente