‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 3)Chapitre 183 sur 204 · IM · texte numérisé non relu

IM

deux fils couraient Tun auprès de l'autre. De cette manière le courant passait de chaque côté du tube en tout quatre fois. Si J e>l le courant en ampères qui traverse chaque fil, on trouve d après cela, pour rinlensité du courant / à calculer en unités C.G. S.,

/t èrait rgal à ii"\ /, la longueur de la portion de courant, à 4o""- I /erreur pro\enanl des portions de fil négligées ici se montait, d'aprvs Ir calcul, à moins de i pour 100, et pouvait, par suite, être néjîligée.

§ 6. — Les expériences.

Kn diminuant progressivement la pression de Thydrogène dans le lubo à décharges, le faisceau conique de rayons cathodiques apparaissail «léjà quand la pression était tombée à {""" environ. Pourlanl à ( c moment les ravons ne possédaient pas encore l'énergie suffisanle pour proxoqucr dune manière sensible la luminescence du verre; ils riaient donc cnci>re inutili>ables pour l'expérience. Ils ne devenaient utilisables «pit» pour une pn'ssion de * millimètre environ; pour une pression dcuxirou ^ de millimètre le faisceau commençait à perdre sa pointe nette, de sorte que lobserxation était bientôt rendue impos-

L\ VITESSE KT LA DÉVIATION MAGNÉTIQUE DES RAYONS CATIIODIQUKS. !0>l

sible. La raideur magnétique (S = Hr) variait, dans le domaine utilisable, de 200 à 45o à peu près. Quand on restait dans ces limites, il était facile, avec le second fil {a'b'c'd')^ d'atteindre des distances pour lesquelles son action était opposée à celle du fil (abcd): en d'autres termes on pouvait aisément atteindre et dépasser de beaucoup le premier point d'inversion. On trouvait, en accord complet avec la théorie de l'émission, que le point d'inversion reculait d'autant plus loin que la raideur magnétique croissait davantage. De même la position du second point d'inversion, autant qu'on pouvait la déterminer, correspondait exactement à la théorie, car sa distance à l'origine du domaine de mesure élait trois fois plus grande que pour le premier point d'inversion.

Pour les calculs on n'employail que le premier point d'inversion, de beaucoup le plus sûr à déterminer. Si A représente sa distance à l'origine du domaine de mesure, L comme précédemment la longueur d'onde du système de mesure, la formule

donne la vitesse r en fonction de la vitesse de la lumière V. 1^ était déterminé à la manière usuelle au moyen de la résonance de fils.

Le rapport de la charge électrique e des particules à leur masse m est donné par

e Vî P

ou

suivant que e est mesuré en unités électrostatiques ou électromagnétiques, il s'ensuit que a est donné par

on peut aussi le calculer directement (c/, § 0) par la formule

Dans Tévaluation de X, on rencontre la cause perturbatrice suivante : à cause du mouvement ralenti du faisceau de rayons oscillants dans ses positions extrêmes, il passe des rayons cathodiques à travers le diaphragme B| pendant un temps relativement long. Par suite on observe avec le système a' b'c'd\ B^, G, déjà bien avant le premier

lOO'l E. WIECIIERT.

point d^Jnversion, outre les rayons qui sont encore déviés dans le même sens que par abcd^ des rayons qui ne sont pas déviée du tout, ou qui sont déjà déviés en sens opposé. Et il en est de même après le point d'inversion. Il devient dès lors difficile d'apprécier exactement la position du point d'inversion, et l'on s'expose facilement au danger de commettre une erreur systématique, qui, dans toutes les séries d'observations, ferait paraître X uniformément trop grand ou trop petit. L'étendue nécessairement très notable des systèmes K, Bi, abc d et Bj, G, a'b'c'd\ qui provoque aussi de son coté une incertitude dans Tévaluation de )*, n'a en proportion que peu d'influence. En prenant comme origine de la distance à mesurer un point situé en avant de K, au tiers de la distance KB,, et comme extrémité le diaphragme B.j, situé au milieu du fil a'b'c'd'^ j'ai sans doute tenu un compte suffisant des choses à ce dernier point de vue.

A cause des erreurs systématiques à craindre, je ne veux pas accumuler ici les résultats expérimentaux, mais me borner à citer deux séries d'observations, qui me paraissent particulièrement dignes de confiance.

La distance des plateaux des condensateurs était d'environ i*'"; pour chacune des connexions on n'employait qu'un seul des éléments représentés sur la figure 9. Pour la série I, les fils déviants correspondaient exactement à la figure 6, pour la série II, ils étaient ramenés deux fois de la manière indiquée autour du tube, de sorte que l'action sur les rayons cathodiques était doublée. L'accroissement de la selfinduction des fils pour II entraînait un accroissement de longueur d'onde du système de mesure, qui devenait L=ii4o'*'" au lieu de L = 940*"'" pour I.

Après réglage de la presssion du gaz avec l'aide de la trompe, on observait dan.s chaque mesure la raideur magnétique S, puis la vitesse i', puis de nouveau la raideur magnétique S. Sur la déterminalion de S on a dit le nécessaire dans le paragraphe précédent. Pour la détermination de ç et de A, la distance à mesurer / recevait successivement des valeurs différentes, et l'on concluait à chaque fois de l'action du fil «'//c rf', si et de combien l'extrémité de la distance à mesurer était en avant ou en arrière du point d'inversion primitif, c'est-à-dire si, et de combien, / était plus petit ou plus grand que X.

Des Tableaux ci-joints, le Tableau I renferme les données directes des expériences; dans le Tableau II sont rassemblés les résultats; on a pris pour la raideur magnétique la moyenne arithmétique des deux valeurs observées.

LA VITESSE ET LA DÉVIATION UAGNÊTIQUE DES RAYONS CATHODIQUES. Io53

La pression du gaz était, pour les premières expériences de chaque série, comprise entre |- et 5 de millimètre; pour les dernières environ ~ de millimètre.

D'après les observations, les expressions

lioo

\tn / élcciroslaliquo \^^ / électromagnétique

représentent les valeurs les plus vraisemblables, pour le poids ato-

mique a d'un électron rapporté à O = 16, et pour le rapport — de la

charge en unités électrostatiques ou électromagnétiques à la masse en grammes. Si Ton veut tenir compte des erreurs d'observation systématiques à craindre, les valeurs

et

1600 io5o

pour a doivent (^tre encore considérées comme parfaitement possibles. Les valeurs

et

sont au contraire déjà très invraisemblables. Les valeurs corrélatives de — en unités électrostatiques ou électromagnétiques sont

4,G4.io'7 et 3,04.10»"^, 1,53.10"' et 1,01.10",

que l'on doit considérer comme des valeurs fort possibles, tandis que

5,5i.io*" et *2,Gi.io*", 1,84. lo^ et 0,87.10"

sont, au contraire, des valeurs très invraisemblables.

io54

E. WIKCHERT.

Tableau I.

Page 1