LA MOBIUTÉ DES IONS. ET LEUR VITESSE DE RECOIIBINAISON
Ceci est probablement dû à ce fait que lé coton empêchait les fines particules de passer à travers ses pores.
On a trouvé que la présence de poussières dans Tair avait une grande influence sur la conductibilité rémanente. Comme exemple de l'influence des poussières, nous pouvons citer rexpérience suivante :
Le cylindre était rempli d'air filtré à travers un tampon de coton, puis laissé en repos toute la nuit, et la valeur de la conductibilité rémanente mesurée le lendemain sans agiter le gaz.
La quantité d'électricité qui traversait le gaz après la disparition des rajons donnait une déviation de 70 divisions à Télectromètre, et la valeur de T était de i*. On envoyait alors dans le cylindre, avec un soufllel, un jet d'air chargé de poussières et la déviation due à la conductibilité rémanente tombait immédiatement à i5 divisions avec une \aleur de T d'environ 0% i5. Quand on laissait reposer l'air, l'eflet rémanent augmentait graduellement jusqu'à 35 divisions, avec une valeur de T égale à 0% 5, au bout d'un intervalle de 10 minutes environ. 11 s'écoulait plusieurs heures avant que refFel montât à 60 divisions. Celte expérience montre combien T varie pour un même gaz, puisqu'il dépend de la quantité de matières puhérulentes en suspension dans ce gaz.
Lesell'els observés dans l'air et dans d'autres gaz semblent conduire à celle conclusion que les particules libres et en suspension aident beaucoup un gaz à perdre ses proj)riétés conductrices après la disparition des ravons.
G)mme les particules de poussière ont des dimensions considérables en comparaison des ions, un ion a plus de chances de venir frapper un grain de poussière en lui cédant sa charge ou d adhérer à sa surface, <jue de rencontrer un ion de signe contraire. Un ion positif qui >ient heurter une particule de poussière lui donne une charge positive, et celle-ci est neutralisée par une charge provenant d'un ion négatif; de cette façon, la conductibilité disparaît beaucoup plus \ile que si la perte de conductibilité était due à des collisions entre les ions eux-mêmes. 11 semble probable que, si l'on pouvait obtenir un gaz complètement privé de poussières, la vitesse de recombinaison, qui serait due entièrement à des collisions moléculaires, serait beaucoup plus faible que pour l'air ordinaire.
Quand les rayons agissent sur un gaz, le nombre des ions par centimètre cube augmente jusqu'à ce qu'un état déterminé soit atteint dans lequel la \itesse de production soit égale à la vitesse de recombinaison. 11 est intéressant de trouver l'intervalle de temps qui s'écoule
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depuis que la radiation a été établie jusqu^à ce que ce maximum soit atteint. Dans la plupart des expériences, il y avait généralement, par seconde, 5o ruptures du primaire de la bobine d'induction, de sorte que pour le calcul nous pouvons, avec une grande approximation, supposer que Tampoule débitait des rayons uniformément, l'intensité correspondant à la production de q ions par centimètre cube et par seconde. La vitesse avec laquelle n croît est donnée par
En intégrant cette équation, on voit facilement que le temps t nécessaire à la production de n ions par centimètre cube dans le gaz est donné par
(7) <=— |=:Iog
a Vga
log désignant le logarithme naturel. Quand le nombre maximum N est atteint, on a
dn ..
-^ = o et q = aN*.
Donc
(8) t= jrrlOg ,
si l'on pose
Si maintenant T désigne le temps nécessaire pour que le nombre des ions tombe à la moitié de sa valeur après la disparition des rayons^ on a, en tenant compte de la formule (4),
ou
bien
(lo) ^^Ti —