L\ MOBILITÉ DES IONS ET LEUR VITESSE DK RECOMBINAISON
volume quand les plateaux sont à i*^'" Tun de l'autre, en particulier quand les électrodes sont d'argent, d'or ou de zinc.
Il semble probable que le gaz conligu à la surface du plateau sur lequel tombe la radiation présente une densité d'ionisation bien plus grande que le gaz compris entre les plateaux; et comme cet accroissement d'ionisation est limité à une couche très mince contiguë à réleclrode, il semble que la vitesse de recombinaison des ions superficiels doit être beaucoup plus grande que pour l'air runtgenisé situé à quelque distance de la surface. L'existence de cet elTet tendrait à augmenter la vitesse de déperdition q\ au contraire, le nombre N des ions, déterminé par l'application d'une force électromotrice très peu de temps après la suppression des rayons, ne serait pas modifié de façon appréciable, puisque les ions voisins de la surface se recombinent probablement avec une grande rapidité. La valeur de T, déduite de l'équation (i i), serait donc trop faible. La correction due à l'ionisation superficielle est, toutefois, probablement très faible, car le plateau inférieur était en aluminium, métal qui ne présente pas sensiblement ce phénomène de l'ionisation superficielle, et le plateau supérieur en plomb, pour lequel l'effet est faible. Ajoutons que la distance comprise entre les plateaux était d'environ 5*^™, de sorte que l'ionisation due au volume gazeux était très grande en comparaison de l'ionisation due à la surface.
Les valeurs de U déterminées sont la somme de la mobilité de l'ion positif et de celle de l'ion négatif, mais nous n'avons nullement, jusqu'à présent, démontré expérimentalement que ces mobilités soient identiques.
Dans le cas de l'air, l'expérience qui suit semble montrer que les vitesses des deux ions sont égales ou à peu près égales.
Dans les recherches précédentes, le calcul de la mobilité des ions dépendait de l'exactitude d'une équation que l'on a vérifiée autant que possible par l'expérience, mais, dans le cas de l'air, la vitesse peut sobtenir par une méthode qui n'implique aucune théorie sur la vitesse de recombinaison des ions.
Deux grands plateaux plans A et B ^fig^ 3) étaient placés parallèlement, à i6^™ d'intervalle, sur des blocs isolants C et D. L'ampoule était disposée de telle façon que les rajons deRonlgen tombaient sur le plateau A et sur la moitié du volume d'air compris entre A et B. Aucun rayon n'atteignait l'air situé à gauche du plan représenté par la ligne pointillée EF à 8*^™ de chaque plateau. Le plateau A était relié à l'une des extrémités d'une grande batterie d'accumulateurs,
E. RUTIIERPORD.
l'autre pôle étant relié à la terre. L'autre plateau B, par l'intermédiaire d'un levier [jM à contact, monté sur un hloc isolant, était relié à Tune des paires de quadrants d'un éleclromclre, Fautre paire étant
Fig. 3.
t) la batterie d * accumulateurs
reliée au sol. Le pendule interrupteur était disposé de façon à fermer le circuit du primaire de la bobine d'induction, rompre le circuit de Télectromètre en frappant le levier LM, et enfin rompre le circuit de la batterie, peu de temps après. Dans ce but, il fallait deux autres leviers en dérivation qui ne sont pas représentés sur la figure. {in condensateur N était introduit dans le circuit de rélectromélre pour augmenter sa capacité. On établissait une différence de potentiel permanente de 200 volts entre les deux plateaux.
Quand Tampoule fonctionnait, les ions produits d'un seul coté avaient à traverser une distance de 8*"*" avant d'atteindre le plateau B. Le but de l'expérience était de déterminer l'intervalle de temps écoulé entre le départ des rayons et l'arrivée des ions sur le plateau B. On a trouvé que la déviation de l'électromètre, d'abord très faible, se mettait à croître rapidement au bout d'un intervalle de temps déterminé. C'est cet instant qui fut regardé comme celui où les ions avaient atteint l'électrode. La déviation de l'électromètre était proportionnelle à la quantité d'électricité qui avait passé de A à B pendant le temps écoulé entre l'établissement du courant et la rupture du circuit de l'électromètre. L'électromètre lui-même n'était relié avec son circuit que lorsque les contacts avaient été rompus.
On a trouvé que la déviation de l'électromètre commençait à croître rapidement quand les rayons avaient agi pendant 0% 36. La différence de potentiel entre les plateaux étant de 220 volts, l'intensité du champ était de 18,75 volts par centimètre. Par conséquent, pendant o%36, avec une chute de potentiel de 13,^5 volts par centimètre, les ions