‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpuscules (volume 3)Chapitre 45 sur 204 · X- = 2eD- P · texte numérisé non relu

X- = 2eD- P

(voir J.-J. TiioiisoN, Cond. of Elect. thr. Gases, p. 3'2); p est proportionnel à n et à m, masse de Tion.

Si Ton admet que la masse m de Tion soit celle de la molécule et e la charge atomique de l'électrolyse, D devient le coefficient de diffusion du gaz dans loi-même, qu'on peut déduire des mesures de viscosité. Le calcul donnerait alors pour l'hydrogène

k = 340*"" par seconde, an lieu de

10*", 4 valeur expérimentale.

Ce désaccord entre la théorie et l'expérience semble conduire à l'une des deux conclusions suivantes : ou bien la charge est moindre

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que celle d'un îon dans les électrolyles ordinaires, ou bien les charges sont portées par des éléments plus grands qu'une molécule. Aucune preuve expérimentale décisive ne nous permet d'opter entre ces hypothèses, mais quelques expériences sur la vitesse des ions dans des gaz tels que HQ et H^S semblent conclure en faveur de la deuxième hypothèse. Nous pouvons admettre qu'un ion mis en liberté devient centre d'une agglomération de molécules. Cet amas de molécules est en équilibre stable, sous la force attractive due à la charge de Tien, et ses dimensions sont déterminées par l'intensité du bombardement des molécules du gaz sur sa surface. Une telle hypothèse expliquerait le fait observé que les ions positifs et négatifs de gaz tels que II Cl et H^S ont des vitesses identiques; car les dimensions de l'agglomération dépendent seulement de la charge portée par l'ion pour un même gaz; elle est donc la même pour les ions des deux signes. Dans l'électrolyse de H Cl, nous savons que la vitesse de l'ion H est beaucoup plus grande que celle de l'ion Cl, de sorte qu'il y a une différence essentielle entre les éléments qui portent les charges dans les deux cas.

En partant de cette hypothèse de la formation d'agglomérations entourant un noyau central, nous pouvons facilement calculer le diamètre des amas qui donnerait la valeur obser\'ée pour la vitesse de l'élément chargé.

Si D désigne le coefficient de diffusion mutuelle d'une molécule de diamètre di, le coefficient de diffusion d'un élément de diamètre t-, dans le gaz est donné par

on trouve que, pour l'hydrogène, le rapport — du diamètre de l'amas, au diamètre d'une molécule, est donné par

Pour l'oxygène, en prenant le coefficient de diffusion mutuelle égal à 0,21 et en admettant que sa charge est double de celle de rhydrogène, on trouve une valeur théorique de la mobilité égale à 85*^™ par seconde, ce qui correspond à une agglomération du diamètre

de S^'^SS.

Dans le cas du chlore, si l'on admet que la charge de l'ion soit la même que celle de l'ion hydrogène, on obtient un amas du diamètre

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