LES BATONS DE L*DRANIUM BT LA CONDUCTION ÉLECTRIQUE. G
>itesse de déperdition de B pour une force électromotrice saturante, quand A est au sol, est ainsi moindre que celle de A.
Dans une expérience particulière, la vitesse de décharge de l'électrode A était de 146 divisions par minute. Quand A était reliée au sol le courant de saturation pour B était de 100 divisions par minute. La vitesse moyenne du courant d'air circulant dans le tube était de 70*^'" par seconde. Donc, au bout d'un intervalle de temps égal à o%63, la conductibilité de l'air était tombée à 0,68 de sa valeur.
Si l'on admet, comme dans le cas de l'air rontgenisé, que la perte de conductibilité est due à la recombinaison des ions, la variation du nombre n des ions par unité de volume avec le temps est donnée par
/ \ dn
1 étant une constante. Si N désigne le nombre d'ions à l'électrode A, leur nombre n à l'électrode B au bout d'un temps / est donné par
D'ailleurs, les vitesses de décharge correspondant à la saturation, en A et B, sont respectivement proportionnelles à N et à w ; on peut facilement en déduire que le temps nécessaire pour que la moitié des ions soient recombinés est i*, 3. C'est une vitesse de recombinaison bien plus faible que pour l'air rontgenisé au voisinage d'un tube de Grookes ordinaire.
\jA valeur de l'ionisation par les rayons de ruranium est en général beaucoup plus faible que celle qui est due aux rayons de Riintgen, de sorte que le temps mis par le nombre des ions à tomber à la moitié de sa valeur est plus long.
Le phénomène de la recombinaison des ions est tout à fait semblable pour les deux espèces de conduction. On a vérifié la formule (i) à l'aide de l'expérience suivante :
On a pris (Jig- 10) un tube A, de 3™ de longueur, de S^'^jS de diamètre. Un cylindre D, long de 26*^", avait sa surface intérieure recouverte d'oxyde d'uranium. L'air, chassé d'un gazomètre, traversait, en entrant dans le tube A, un tampon d'ouate E destiné à retenir les poussières et à rendre le courant d'air plus uniforme à travers la section du tube. L'air passait près de la surface de l'uranium, puis à travers une toile métallique L, dans le cylindre d'épreuve B, de 2*'", 8 de diamètre. Une tige C, isolée, de i*^°*,6 de diamètre, était disposée
656 E. ■CTHEIFOU».
.suivant l'axe du cvlindre B. el élail reliée à rélecUromèlre. Les cvlinrlres A el B étaient reliés à Fun des pôles d*une batterie de 32 volts, Tautre pôle étant à la terre.
Fig. lo.
ri . Tûôré crfénium ^^
La différence de potentiel de 82 volts entre B et C était suffisante pour enlever au gaz tous ses ions pendant son passage le long du cylindre. La vitesse de décharge de l'électromètre était alors proportionnelle au nombre des ions contenus dans le gaz.
Le Tableau suivant donne les vitesses de déperdition obtenues pour différentes distances entre le cylindre d^uranium et la toile L.
Distance entre
Vitesse de
déperdition
l'extrémité du cylir
idre
en divisions
par
' minute.
d'uranium
et la toile L.
T ( en sec).
Observées.
Calculées.
cm
•lag
1 la
d -\- \oo
d-Jr 200
d (environ 20*^") était la distance à laquelle la première mesure a été faite. La valeur de t (deuxième colonne) correspond à d. La vitesse moyenne du courant d'air était 23*^"* par seconde.
Les valeurs de la dernière colonne ont été calculées d'après la formule (i). Les deux nombres avec des astérisques ont servi à déterminer les constantes de Téquation. L'accord des autres valeurs est meilleur qu'on ne pouvait l'espérer, car, dans la pratique, la vitesse du courant d'air n'est pas constante à travers toute la section, et il y a aussi une légère perte de conductibilité par diffusion des ions sur les parois latérales du long tube.
On observera que la vitesse de recombinaison est très faible quand il y a peu d'ions dans le gaz et que l'air conserve un quart de sa conductibilité après un intervalle de 8V