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place suivant le chemin oblique CL et cède sa charge au plateau AB. Traçons BP parallèle à LC et coupant CD au point P. On voit qu'une particule, partie de P, atteindra juste B. Toutes celles qui partiront de la région située à droite de P n'atteindront pas AB, mais seront entraînées par le courant d'air; toutes celles qui partiront do la région située à gauche de P céderont leurs charges à AB. Le rapport p du nombre des ions entraînés au nombre total de ceux qui quittent le plateau CD est égal au rapport des deux longueurs PD et CD; on a donc
/ désignant le temps employé par l'ion à traverser l'intervalle compris entre les plateaux; par suite,
ou bien
Le rapport p est déterminé par l'expérience, et la vitesse U peut être mesurée; par suite, on peut calculer la mobilité u des ions.
Les expériences eSectuées de la sorte ont donné pour la mobilité de l'ion dans l'air à la pression normale
u = l'^jD par seconde environ.
Toutefois, cette méthode n'est probablement pas susceptible de précision, par suite de la non uniformité de la vitesse de l'air à travers toute la section de l'intervalle compris entre les plateaux, et aussi de> perturbations accidentelles dues au violent mouvement tourbillonnaire de l'air qui se produit quand on emploie des vitesses de l'ordre de 3oo*^" ou 400*"" par seconde. La méthode est aussi limitée pratiquement au cas de l'air, par suite de la grande quantité de gaz nécessaire pour une expérience; aussi ai-je été conduit à imaginer une méthode plus générale et plus satisfaisante pour la détermination de mobilité des ions.
La figure 3 indique la disposition générale : une cloche de verre était fixée sur un plateau CD en zinc présentant une ouverture circulaire EF. Un bouchon d'ébonite, à la partie supérieure de la cloche, était traversé par une tige L portant à une extrémité un plateau de